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Casque HSAT, Mark I

Fiche

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"Helmet, Steel, Airborne Troops", Mark I, de fabrication B.M.B 1943.

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"Helmet, Steel, Airborne Troops", Mark I, de fabrication G&S 1943.

Historique

L'utilisation des troupes aéroportées allemandes durant les phases d'invasion du continent européen en 1940, tout d'abord en Norvège, puis aux Pays-Bas, en Belgique et enfin en France, révéla la redoutable efficacité de cette nouvelle arme. L'Allemagne fut un des premiers pays à mettre en place avec succès des unités parachutistes, semant le trouble et la crainte chez ses adversaires, et contribuant à accélérer la redoutable "Blitzkrieg" allemande.
Bien au courant du développement de cette nouvelle arme au sein de l'armée allemande, l'état-major britannique ne porta d'abord que peu d'intérêt au développement des troupes parachutistes. Après les succès fulgurants de l'opération de Narvik en Norvège, de la prise du fort d'Eben-Emael en Belgique, pourtant réputé imprenable, et l'opération de Rotterdam aux Pays-Bas, l'armée britannique créa dans la précipitation la plus générale le 13 juin 1940 ses premières unités aéroportées.
L'urgence combinée à une totale inexpérience dans ce domaine poussa l'état-major britannique à s'inspirer des unités parachutistes allemandes et notamment de l'équipement capturés sur des parachutistes ennemis lors de l'offensive de 1940.
En juillet 1940, le "War department" confie la création d'un casque adapté au saut et au combat pour le compte des troupes aéroportées. Ce projet est confié au major John Rock de l'"Army Technical Development Unit", qui conçoit le premier modèle de casque de parachutiste britannique, très inspiré du casque modèle 38 en usage au sein des troupes aéroportées de la "Wehrmacht".
Ce casque devait répondre à trois besoins fondamentaux :
    - Protéger le crâne de son utilisateur, comme tout casque d'infanterie, des projectiles à haute vélocité.
    - Protéger la tête du parachutiste des coups violents subis lors d'un saut.
    - Etre de faible encombrement et sans saillie, afin de ne pas se prendre dans les suspentes du parachute.
Jusqu'à cette date, les troupes aéroportées britanniques s'entraînent avec des casques en cuir initialement destinés à la Royal Air Force et aussi des casques d'entraînement confectionnés à l'aide d'épaisses bandes de caoutchouc collées entre elles.
Le résultat de ce développement fut l'élaboration du casque type P (P pour "parachutist") à la fin de l'année 1940. La fabrication de ce casque fut attribuée à la société Briggs Motor Bodies de Dagenham. Conçu sur la base du casque modèle 38 allemand, le casque type P est constitué d'une bombe en acier au manganèse de forme hémisphérique légèrement aplatie. La bordure est adoucie d'une bande de caoutchouc parcourant sa périphérie et formant à l'arrière une visière plate destinée à écarter les suspentes du parachute. Cette bande sera par la suite remplacée par une bordure vulcanisée sur une bande de laiton. La visière arrière sera enfin supprimée pour gagner du poids.
La coiffe du casque type P est montée sur un cerclage en aluminium à l'instar du casque modèle 38 allemand. La coiffe est constituée d'une bande de cuir découpée de telle sorte à former neuf bandes. Doublée d'une calotte en caoutchouc naturel, la coiffe est solidarisée au cerclage à l'aide d'un lacet en cuir. La coiffe est fixée dans la bombe à l'aide de trois rivets mécaniques.
La jugulaire est fabriquée en cuir doublée de peau de chamois et est constituée de deux parties. De topologie en quatre points, elle se monte dans la bombe à l'aide de quatre vis/écrou et se règle en changeant le point de fixation des extrémités constitué d'un trou renforcé d'un œillet métallique. Munie d'une mentonnière, la fermeture de la jugulaire est assurée par un double anneau.
On estime la production de ce casque entre 500 et 1000 unités, fabriquées dans l'année 1941. Le casque type P sera utilisé pour la première fois au combat lors du raid de Bruneval en février 1942 (opération Biting).
Après une période d'essai de ce modèle, un certain nombre de modifications furent demandées, aboutissant au premier casque officiel des troupes aéroportées de l'armée britannique en 1942. Ce nouveau casque, qualifié "Helmet, Steel, Airborne Troops" (diminutif HSAT), reprend la bombe du casque type P. Sa bordure est évasée horizontalement et est renforcée d'un cerclage plat en fibre inséré en force.
Afin d'épargner le cuir et gagner du poids, la coiffe est constituée d'une suspension de type "Riddel" en coton montée sur un épais cerclage en cuir, doublé d'une couche de feutre et d'une dernière bande de cuir pour le contact avec le crâne.

Helmet, Steel, Airborne Troops, 1942.
Helmet, Steel, Airborne Troops, 1942.

La protection contre les coups est assurée par une large bande de caoutchouc en trois morceaux collés à la coiffe. La coiffe est solidarisée à un cerclage en aluminium par un lacet en cuir, qui est maintenu dans la bombe par quatre vis/écrous (2 positionnées latéralement, et 2 à l'arrière). La jugulaire est reprise du casque type P et est désormais fabriquée en cuir noir épais.
La production de ce casque débute en mai 1942, avec la livraison de 5 000 unités à la 1ère division aéroportée en juillet et s'arrête en octobre 1942, quand il est décidé de supprimer la bande en fibre parcourant la périphérie du casque. Une nouvelle bombe fait son apparition, désormais fabriquée en deux tailles, sa bordure est désormais adoucie par un jonc en acier inoxydable.
La coiffe et la jugulaire restent inchangées, toutefois on note l'utilisation de feutre enrobé de caoutchouc dans le but d'économiser ce matériau stratégique. La production de ce casque, désigné "Helmet, Steel, Airborne Troops", Mark I (HSAT, Mark I), resta confiée à la société Briggs Motor Bodies et fut attribuée durant une courte période seulement à la société Gimson & Slater, identifiée par le marquage G&S.
Le casque Mark I AT sera une nouvelle fois modifié à la fin de l'année 1943 avec le remplacement de la jugulaire par un modèle en webbing de coton, désormais fixée en trois points à trois passants en laiton maintenus dans la bombe. Ce nouveau modèle sera qualifié de "Helmet, Steel, Airborne Troops", Mark II (HSAT, Mark II). Un certain nombre de casques Mark I AT sera modifié pour recevoir cette nouvelle jugulaire.
Le casque Mark I AT sera principalement utilisé lors de l'opération Overlord en Normandie le 6 juin 1944, puis l'opération Anvil-Dragoon le 15 août 1944 en Provence et l'opération Market Garden aux Pays-Bas en septembre 1944. Le casque Mark II AT sera majoritairement utilisé à partir de la mi-1944.

Helmet, Steel, Airborne Troops, Mark I. Helmet, Steel, Airborne Troops, Mark I. Helmet, Steel, Airborne Troops, Mark I.
Helmet, Steel, Airborne Troops, Mark I. Helmet, Steel, Airborne Troops, Mark I.
Helmet, Steel, Airborne Troops, Mark I. Helmet, Steel, Airborne Troops, Mark I.

Constitution

La coque :

Fabrication B.M.B.

Début 1943.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.

Fin 1943.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.

Fabrication G&S.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Peinture texturée.
Peinture texturée.
Jointure jonc arrière.
Jointure jonc arrière.

La bombe du casque Mark I AT est désormais fabriquée en deux tailles contrairement au casque HSAT : une taille normale (périphérie extérieure de 79 centimètres) pour les coiffes de taille 6 ½ à 7 ¼ et une grande taille (périphérie extérieure de 81,5 cm) pour les coiffes de taille 7 ½ à 7 ⅜.
La bombe est formée par emboutissage progressif d'une plaque d'acier au manganèse amagnétique. Elle conserve la même forme que le casque HSAT, héritée du casque type "P". La bordure de ce nouveau modèle est découpée après mise en forme de la bombe et est laissée verticale. Elle est désormais adoucie d'un jonc en acier inoxydable jointif à l'arrière du casque augmentant la solidité du casque, qui avait tendance à se fendre sur la bordure sur le casque HSAT. Cette modification sera reprise pour les casques HSRAC et HSDR pour les versions Mark I respectives.
Mis à part ces modifications, le casque HSAT Mark I reprend les mêmes caractéristiques que son prédécesseur. La bombe est percée de quatre trous à 33 millimètres de la bordure. Deux trous latéraux et deux trous équidistant de 45 millimètres de l'axe transversal du casque.
La bombe du casque est peinte de couleur vert kaki clair pour les casques de fabrications B.M.B, et cette teinte foncera au fur et à mesure que la production avancera dans le conflit, jusqu'au vert/marron foncé appliqué sur l'ensemble des casques de l'armée britannique. Les casques fabriqués par la firme G&S sont peints uniquement de couleur vert/marron foncé, ce qui peut laisser supposer que ce fabricant a produit une certaine quantité de casques HSAT Mark I vers la fin de l'année 1943. Toutefois, les casques HSAT Mark II furent peints en début de production de couleur vert olive, ce qui ne permet pas de définir que cette évolution est une constante.
La peinture est additionnée de sable fin pour donner un aspect granité afin de diminuer les reflets du soleil et est appliquée aussi bien en intérieur qu'en extérieur.
Un tampon amortisseur de forme ovale est collé au fond de la bombe. Il est d'abord formé d'une couche de caoutchouc puis en feutre dont la surface extérieure est doublée de toile cirée pour les casques de fabrication B.M.B. Pour les casques de fabrication G&S, ce tampon est seulement constitué d'une couche de feutre doublée en surface de toile cirée. Il est collé au fond de la bombe par un gros paquet de caoutchouc destiné à augmenter l'absorption des chocs.
Les bombes de fabrication B.M.B peuvent être estampées à froid à l'arrière, avec la raison sociale et l'année de fabrication. Les casques G&S semblent marqués d'un numéro de lot. Cependant en raison de la peinture granitée, les marquages des deux fabricants sont difficilement lisibles.

La coiffe :

Intérieur bombe.
Intérieur bombe.
Tampon amortisseur.
Tampon amortisseur.
Orifices de maintien arrière.
Orifices de maintien arrière.
Orifice latéral.
Orifice latéral.
Vis et écrou de type Simmonds.
Vis et écrou de type Simmonds.
Coiffe, vue à plat - envers.
Coiffe, vue à plat - envers.
Coiffe, vue à plat - revers.
Coiffe, vue à plat - revers.
Coiffe, vue de côté.
Coiffe, vue de côté.
Coiffe, vue arrière.
Coiffe, vue arrière.
Passage lacet.
Passage lacet.
Bandeau en cuir.
Bandeau en cuir.
Doublure en feutre.
Doublure en feutre.
Jointure bandeau de tête.
Jointure bandeau de tête.
Nœud lacet en cuir.
Nœud lacet en cuir.

La coiffe reste inchangée par rapport au casque HSAT. Elle est installée sur un cerclage en aluminium fermé vers l'avant décalé sur le côté, jointif par soudure aluminium pour les fabrications B.M.B et fermé à l'arrière par soudure pour les fabrications G&S. Il est embouti au milieu et sur toute sa circonférence pour former une gouttière destinée au passage du lacet en cuir maintenant l'ensemble de la coiffe. Il est percé de quatre trous (deux latéraux, et 2 à l'arrière) pour le maintien dans la bombe à l'aide de quatre vis fendues à tête bombée (dont les têtes sont peintes d'une teinte similaire au casque) et quatre écrous hexagonaux de type "Simmonds". La gouttière parcourant la périphérie du cerclage comporte six fentes pour le passage des extrémités des bandes de toile composant la suspension "Riddel" de la coiffe (une fente à l'avant et à l'arrière, puis deux de chaque côté).
La suspension "Riddel" est constituée de trois bandes de toile de coton de couleur blanche, large de 20 millimètres.

Pliées en "V", elles sont jointives entre elles par le lacet de réglage en profondeur de la coiffe fabriqué en coton de couleur blanche.
Les extrémités des bandes de la suspension sont cousues à un épais cerclage en cuir. La couture est effectuée en repliant les extrémités sur elle-même pour former un fourreau de passage destiné au lacet en cuir retenant toute la coiffe sur le cerclage en aluminium.
Les éléments constituant la coiffe sont cousus sur le cerclage en cuir par 3 traits de couture parcourant toute la périphérie de la coiffe.

Détail point de fixation.
Détail point de fixation.
Vis latérale.
Vis latérale.
Vis arrières.
Vis arrières.
Fabrication B.M.B, début 1943.
Fabrication B.M.B, début 1943.
Fabrication B.M.B, fin 1943.
Fabrication B.M.B, fin 1943.
Fabrication G&S, fin 1943.
Fabrication G&S, fin 1943.

Le rembourrage de la coiffe est assuré par trois bandes de mousse de caoutchouc de couleur naturelle (beige/jaune) pour des fabrications précoces, puis noire (cette mousse de caoutchouc de couleur noire a tendance à se dégrader très rapidement dans de mauvaises conditions de stockage : elle s'assèche puis s'effrite ou fond en cas de forte chaleur) pour les casques de fabrication B.M.B. Le rembourrage est effectué avec des bandes de feutre épais recouvertes de caoutchouc noir pour les rares fabrications "G&S" (ce caoutchouc vieillissant aussi mal que celui employé par B.M.B). A noter que les bandes latérales ont leurs extrémités arrière élargies dans le but de protéger la nuque en cas de basculement en arrière du casque. Cette partie, qui dépasse du bandeau de sudation de la coiffe, est doublée de cuir pour assurer le confort.
C'est l'épaisseur de ces bandes de mousse qui va constituer la taille de la coiffe, la coque étant fabriquée en deux tailles : le casque est disponible en 7 tailles allant de 6 ½ à 7 ¾.
Le rembourrage en mousse ou en feutre recouvert de caoutchouc est collé à l'épais cerclage en cuir retenant les différents éléments de la coiffe. Des orifices sont pratiqués dans le rembourrage pour le passage des extrémités de la suspension en toile, qui seront introduites dans les orifices correspondants du cerclage en aluminium et qui seront retenues à l'aide du lacet en cuir noué à l'arrière de la coiffe.
La coiffe est doublée d'une bande de sudation en cuir, elle-même doublée d'une bande de feutre pour en améliorer le confort ; l'ensemble est cousu au cerclage en cuir.
Aucun réglage en circonférence n'est possible, les tailles de coiffe étant fixe. Seule la profondeur de la coiffe est réglable à l'aide du lacet rejoignant les trois bandes de toile.

Les marquages :

Fabrication B.M.B 1943.
Fabrication B.M.B 1943.
Fabrication G&S 1943.
Fabrication G&S 1943.

Le casque HSAT Mark I fut fabriqué intégralement et uniquement par deux sociétés :
    - BMB (Briggs Motor Bodies Ltd) fin 1942 à 1943 (bien que seul des exemplaires de 1943 aient été observés). Le marquage de cette firme est estampé sur le côté du bandeau de sudation de la coiffe. Il est composé des lettres BMB surmontant un écu contenant la taille de la coiffe en pouce.
    - G&S (Gimson & Slater, aussi fabricant de coiffe Mark II de 1940 à 1943) contrat uniquement en 1943. La production de cette firme a sans doute eu lieu quelques mois vers la fin de l'année 1943.
L'ensemble des fabricants est britannique, bien que ce casque ait été utilisé par le Canada, l'Australie et autres pays du "Commonwealth". Il existe des conversions faites après la seconde guerre mondiale et beaucoup de ces casques furent vendus à des pays étrangers (Belgique, Israël, Suisse...etc).

La jugulaire :

Jugulaire en cuir en deux parties.
Jugulaire en cuir en deux parties.
Demi jugulaire gauche - recto.
Fabrication B.M.B, début 1943.
Verso.
Fabrication B.M.B, fin 1943.
Extrémité jugulaire avant - recto/verso.
Extrémité jugulaire avant - recto/verso.
Extrémité jugulaire avant - recto/verso.
 
Extrémité jugulaire arrière - recto/verso.
Extrémité jugulaire arrière - recto/verso.
Extrémité jugulaire arrière - recto/verso.
 

Montage par couture - plus spécifique à B.M.B en début de production.

Maintien par couture.
Maintien par couture.
Assemblage partie longue.
Assemblage partie longue.

Montage par rivets - plus spécifique à B.M.B en fin de production et G&S.

Maintien double boucle par rivets.
Maintien double boucle par rivets.
Verso.
Verso.
Détails double boucle en laiton.
Fabrication B.M.B, fin 1943.
Partie longue avec mentonnière.
Partie longue avec mentonnière.
Mentonnière.
Mentonnière.
Doublure en peau de chamois collée.
Doublure en peau de chamois collée.
Détails fermeture jugulaire.
Détails fermeture jugulaire.
Montage croisé chez B.M.B.
Montage croisé chez B.M.B.
Montage parallèle chez G&S.
Montage parallèle chez G&S.

La jugulaire du casque HSAT, Mark I est reprise du modèle précédent. Elle est fabriquée en cuir épais de 3 millimètres, tanné en noir.
Constituée de deux parties, la jugulaire est maintenue dans la bombe par les vis/écrous retenant la coiffe. Elle est faussement de topologie en quatre points, étant donné que les points de fixation arrière sont relativement proches (là où les extrémités arrière de la jugulaire se croisent, bien que les exemplaires G&S furent livrés avec ces extrémités montées parallèlement), et est de ce fait plutôt de topologie 3 points.
L'assemblage des bandes de cuir est effectué par couture puis par rivets matés à contre-rivets pour les jugulaires de fabrication B.M.B et de manière générale par rivets matés à contre-rivets pour les jugulaires fabriquées par G&S. Parfois les deux types d'assemblage sont rencontrés sur une même jugulaire (observé sur un exemplaire G&S), ce qui tend à déduire que la transition du montage par couture à rivets fut effectuée par souci de simplification de la fabrication.
Chaque demi-jugulaire est principalement constituée de deux bandes de cuir, chacune d'elle ayant ses extrémités arrondies et sensiblement élargies. Les bandes arrière mesurent chacune 27 centimètres. Les extrémités des bandes avant des deux demi-jugulaires comportent 6 trous renforcés par un œillet métallique en laiton. Les extrémités des bandes arrière comportent 4 trous aussi renforcés d'un œillet métallique. Ces orifices permettent de régler la jugulaire à l'instar du casque allemand modèle 38. A noter que les extrémités des deux demi-jugulaires sont montées croisées sur les casques de fabrication B.M.B et sont montées parallèlement sur les casques de fabrication G&S. L'observation d'exemplaires neufs de stock nous a permis de relever cette particularité. Toutefois, des exemplaires utilisés montrent que les jugulaires furent croisées lors du réglage du casque.
La partie gauche, comportant la double boucle de fermeture, est assemblée soit par une couture de forme trapézoïdale à l'aide d'un fort fil de couture noir, ou par trois rivets matés à contre-rivets disposés en triangle. L'assemblage est effectué à 4 centimètres de l'extrémité extérieure élargie dans le but de protéger la joue du soldat du système de fermeture. La bande de cuir latérale mesure 23 centimètres. La fermeture est assurée par deux boucles en laiton d'un diamètre de 2,2 centimètres. Elles sont retenues par un morceau de cuir plié en deux qui les enchape. Cette double épaisseur de cuir est solidarisée simultanément aux deux bandes de cuir.
La partie droite de la jugulaire comporte la mentonnière et l'extrémité affinée pour la fermeture. La bande de cuir latérale mesure 52 centimètres, et est assemblé de manière identique au côté gauche (trait de couture ou rivets à chaque extrémité). Cette bande est élargie à environ 17 centimètres de l'extrémité pour former la mentonnière, qui comporte à son extérieur une bande de cuir cousue ou rivetée (selon le mode d'assemblage de la jugulaire) sur sa largeur. Cette bande de cuir est destinée à retenir l'excédent de jugulaire après fermeture. L'intérieur de la mentonnière est doublé d'un morceau de peau de chamois collé. Toutefois, il est fréquent que cette peau de chamois soit absente par décollement. L'extrémité libre de cette partie de la jugulaire a sa largeur réduite à 15 millimètres sur une longueur de 17 centimètres pour être insérée dans les deux anneaux pour un serrage rapide.
A noter que les parties métalliques de la jugulaire (double boucle et rivets le cas échéant) sont peints en noir après montage.

Le camouflage additionnel :

Filet petite maille avec bandes de toile de jute.
Filet petite maille avec bandes de toile de jute.
Filet maille moyenne.
Filet maille moyenne.

Comme l'ensemble des casques employés par l'armée britannique durant la seconde guerre mondiale, les casques des troupes aéroportées HSAT, Mark I furent employés avec des filets de camouflage apparus durant l'été 1940.
Produits par la plupart des pays du "Commonwealth", ces filets présentent un maillage différent en termes de structure et de taille, de couleur en fonction des fabrications et sont souvent complétés de bande de toile de jute de couleurs variées.
Les filets avaient pour but de casser la forme du casque, et de réduire la réflexion des rayons du soleil.