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Casque Mark I DR

Fiche

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Historique

Despatch Rider's. Despatch Rider's. Despatch Rider's. Despatch Rider's.
Utilisation de "Helmet, Crash, Despatch Rider's" et "Helmet, Crash, Despatch Rider's, Economy Pattern" au sein de l'armée anglaise.

Avec l'apparition du casque moderne "Mark I" au sein de l'armée anglaise, aucun casque approprié fut créé afin de coiffer les estafettes de l'armée, devant se contenter du casque plat standard, bien évidemment inapproprié pour cette tâche, étant trop large et ne tenant pas bien sur la tête.
Au début des années 20, les motocyclistes de l'armée s'équipèrent de bonnets en cuir, très semblable à ceux des aviateurs, gardant seulement la tête au chaud.
Ainsi, à la mobilisation de l'armée anglaise au déclenchement de la seconde guerre mondiale, chaque estafette fut pourvue du casque d'acier standard "Mark II", tout aussi inapproprié que le casque "Mark I" durant la première guerre mondiale. En effet, ce casque, bien que déjà obsolète pour son époque, protégé la tête de son porteur des tirs d'artillerie et des bombardements mais ne pouvait remplacer un véritable casque antichoc pour motocycliste.
C'est donc dans ces conditions, que fin 1939, le service du matériel décidât en collaboration avec la direction des transmissions d'équiper les estafettes motocyclistes du "Royal Corps of Signals" et du "Corps of Military Police" d'un casque de moto approuvés selon les critères de l'"Auto-cycle Union" pour les courses de motos civiles. Cette directive apparaissant tout à fait naturel en raison des conditions dangereuses de circulation des estafettes devant rouler à des vitesses élevées et sous de mauvaises conditions météorologiques.
C'est ainsi que naquit le premier casque approprié aux estafettes motocyclistes : Le "Helmet, Crash, Despatch Rider's". Ce casque fabriqué à partir de déchets de toiles, liés en plusieurs couches à l'aide d'une laque pour former la bombe. La coiffe, amovible, est constituée d'un simple bonnet en cuir doublé de feutre cousu sur un cerclage en fibre. Cette coiffe est fixée à la bombe à l'aide d'un lacet parcourant la base de la bombe, entre ces deux éléments est placé un amortisseur en caoutchouc ondulé destiné à amortir les chocs, mais aussi à ventiler la coiffe du casque. Trois bandes de toiles, pliés en V, et maintenue entre-elles par un lacet, sont cousues sur la circonférence de la bombe afin de maintenir la tête du porteur en profondeur en épousant la forme de son crâne. Deux bavolets en cuir, doublés de moleskine sont attenants au casque, ils comportent chacun d'eux un rabat d'oreille, maintenu par bouton pression couvrant les trous de ventilation. La fermeture de ce casque est assurée par une fine jugulaire en cuir, cousue sur la partie basse du bavolet gauche, se fermant à l'aide d'une boucle à ardillon. Ce casque est l'adaptation militaire des fameux casques de motard de la marque "Cromwell".
Afin de gagner sur les délais de production et sur les matériaux, la fabrication d'un modèle économique fut lancée à partir d'août 1940. Fabriqué à partir de matériaux plus économiques, le "Helmet, Crash, Despatch Rider's, Economy Pattern" garde une conception très proche de son prédécesseur, mais la bombe a une forme plus carrée.

Helmet, Crash, Despatch Rider's
"Helmet, Crash, Despatch Rider's"

Au début de l'année 1941, le "War Office" demanda au conseil de recherche médical d'améliorer la résistance du "Crash Helmet" aux projectiles auxquels il peut être assujetti sur le terrain.
Les différents tests balistiques démontrèrent que ce dernier n'offrait aucune protection, ainsi le conseil proposa d'utiliser la bombe Type P récemment mise au point pour les troupes aéroportées. La principale difficulté étant de fabriquer une coiffe adaptée pour ce casque.
Après de multiples essais et de tests au sein de différentes divisions, une première version de ce casque fut fin prête fin 1941. Tout comme les premières versions du casque Mark I AT, le casque Mark I Despatch Rider 1941 possède une bombe en acier de "Type P", donc les bords sont évasés vers l'extérieur. Pour réduire cette proéminence, un jonc en fibre de 2,5 centimètres est ajouté au casque. La coiffe, fixée sur un cerclage en aluminium est fixée à la bombe à l'aide de quatre vis Mark III et écrous autobloquant.
Cet exemplaire, produit à 500 exemplaires par la société Briggs Motor Bodies de DagenHam dans l'Essex.
Suite aux remarques reçues, il fut décidé d'ajouter un bourrelet en cuir sur la partie intérieure avant du casque afin d'accroître la protection frontale. Ce casque sera largement utilisé dès 1942 et sera dénommé "Steel Helmet, Despatch Rider's".
En raison des difficultés à emboutir un casque aussi profond, celui-ci a tendance à se fendre en raison de l'absence de jonc.
Ce casque sera donc modifié une dernière fois par l'ajout d'un jonc, qui, contrairement, aux casques destinés aux parachutistes, peut être magnétique. La coiffe sera désormais lacée sur un cerclage en acier doux, qui sera fixé à la bombe à l'aide de quatre petits rivets en laiton. La production de ce nouveau modèle, dénommé "Steel Helmet, Dispatch Rider's, Mark I" (ou encore "Helmet, Steel, N°3 Mark I") débuta la première semaine d'octobre 1942 au sein de la société B.M.B, avec une estimation de 12 000 unités produites par semaine, pour un total de 130 000 pièces entre octobre et décembre de cette même année.
En raison du retard de production de ce casque, dû aux difficultés d'emboutissage de la bombe, et aux commandes parallèles pour les casques de parachutistes et équipages de blindées, la fabrication du casque de motocycliste en fibre ("Helmet Crash, Despatch Rider's") est poursuivie jusqu'au 31 mars 1943, date à laquelle la production du casque Mark I DR fut jugée suffisante. Le "Crash Helmet" sera déclassé le 2 décembre 1953, bien que les stocks existants soient conservés jusqu'à épuisement.
Le casque Mark I DR sera utilisé jusqu'à la fin des années 60, période durant laquelle il sera remplacé par le casque Mark IIA en fibre de verre.

Despatch Rider's. Despatch Rider's. Despatch Rider's. Despatch Rider's.
Despatch Rider's. Despatch Rider's. Despatch Rider's. Despatch Rider's.

Constitution

La coque :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Peinture et rivet.
Peinture et rivet.

En raison de l'adoption d'une coque "Type P" pour la construction du casque Mark I DR, la coque de ce casque a une forme strictement identique au casque Mark I, Mark II "Airborne Troops" et Mark II "Royal Armoured Corps".
La coque est fabriquée en un seul bloc par emboutissage d'une feuille d'acier au manganèse, afin d'adoucir les bords tranchants du casque, il est ensuite bordé d'un jonc en acier qui peut être magnétique, contrairement aux casques destinés aux troupes aéroportées et aux blindées.
La coque est ensuite percée de quatre petits trous (un à chaque coin du casque) pour la fixation ultérieure de l'ensemble coiffe/jugulaire à l'aide de quatre petits rivets en laiton. L'intérieur de la coque est peint de manière satinée avant la mise en place de la coiffe, l'extérieur est ensuite peint après fixation de la coiffe/jugulaire de manière granitée avec du sable afin d'éviter les reflets, d'une couleur pouvant variant du vert olive au vert foncé tout au long de la guerre.
A noter qu'on ne retrouve aucun marquage estampé à l'intérieur de la coque, hormis pour les fabrications canadiennes par la société C.L./C.

La coiffe :

Coiffe.
Coiffe.
Bandeau frontal.
Bandeau frontal.
Jointure du cerclage en cuir.
Jointure du cerclage en cuir.
Cerclage en mousse compressée et couture de fixation.
Cerclage en mousse compressée et couture de fixation.
Marquage fabricant, taille et date.
Marquage fabricant, taille et date.
Cerclage métallique et lacet en cuir de maintien des éléments.
Cerclage métallique et lacet en cuir de maintien des éléments.
Rivet en laiton de fixation.
Rivet de fixation en laiton.
Bavolet en cuir.
Bavolet en cuir.
Lacet de serrage des bavolets.
Lacet de serrage.
Couvre-oreille en feutre.
Couvre-oreille en feutre.

La coiffe est maintenue sur un cerclage en acier doux, comportant une rainure sur toute sa circonférence et six fentes réparties tout autour. Le cerclage possède aussi quatre ergots en forme de triangle, positionnés à ces quatre coins pour la fixation ultérieure de la coiffe à l'aide de quatre rivet en laiton.
Le maintien de la tête en profondeur est assuré par trois bandes de toile blanche, pliées en "V" et maintenues entre-elles par un lacet. L'extrémité, cousue sur elle-même, de chacune de ces bandes est simplement passées dans chaque fente du cerclage, en étant maintenu par le long lacet en cuir maintenant tous les éléments de la coiffe.
Le contour de la coiffe est rembourré par un fort coussin en feutre grossier, ce coussin est aussi maintenu par le fort lacet en cuir parcourant la circonférence du cerclage métallique.
Le maintien sur le contour de la tête est assuré par une bande de sudation en cuir, rejointe à l'arrière, cousue sur un épais cerclage en mousse dure. Sur cette bande de sudation est inscrit le nom du fabricant (B.M.B), la taille et l'année de fabrication.
L'intérieur avant de la coiffe, possède un important coussin de feutre, recouvert de cuir fin, pour la protection frontale du motard.

Sont cousus en même temps que le bandeau de sudation, deux bavolets en cuir, dont l'intérieur est tapissé de moleskine, recouvrant entièrement la nuque et les oreilles du porteur. Chacun de ces bavolets possède au niveau des oreilles, sept trous d'aération en forme de rosace, recouverts à l'intérieur par une bande de feutre blanc, cousue seulement d'un coté afin de pouvoir être rabattue. La jointure arrière des bavolets est faite par un lacet passant dans les quatre trous renforcés d'un œillet métallique, pratiqués à l'extrémité arrière de chaque bavolet.

La jugulaire :

Boucle
Boucle.
Bouton pression
Bouton pression.

La petite jugulaire en cuir est une simple extension des bavolets enveloppant du casque, elle a pour utilité de mieux maintenir le casque une fois en place.
Elle est fabriquée à partir d'une bande de cuir d'une longueur de 32 centimètres pour 1,4 de large, comportant treize trous. Elle est fixée par couture au bavolet gauche et se fixe à une petite boucle à ardillon présente sur le bavolet droit. Cette boucle est maintenue à une petite bande en cuir, l'enveloppant et maintenue par couture.
L'extrémité de la jugulaire comporte un bouton pression femelle (sur lequel est estampé le numéro de brevet suivant : NEWEY PAT. 20143022) servant à maintenir l'excédant de jugulaire au bouton pression mâle (au dos duquel est estampé l'inscription suivante : NEWEY BROTHERS LTD B.HAM) présent en haut du bavolet droit. A noter que l'extrémité de la jugulaire comporte une petite bande de cuir l'enveloppant et maintenue par un rivet fendu. Cette pièce de cuir sert à éviter que la jugulaire s'échappe de la boucle à ardillon. Il arrive que cette pièce de cuir soit absente, du fait que certains soldats l'enlevaient pour une plus grande liberté de manœuvre.

Boucle de fixation.
Boucle de fixation.
Bouton pression
Bouton pression.