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Casque Mark VI

Fiche

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Historique

Durant les années 70, la fabrication de casque en acier spécial étant considérée comme obsolète, des recherches d'un casque fabriqué avec des matières synthétiques fut alors lancées.
Ces recherches furent donc menées sous la direction de "Stores and Development Establishment (SCRDE)", de Colchester, pour créer un casque plus léger et plus résistant que le casque Mark V en utilisation dans l'armée Britannique, et dont la forme reste identique au casque Mark III créé en 1943, qui est largement dépassé à la fin des années 70.
Entre 1975 et 1978, divers prototypes furent proposés et mis en essais auprès de troupes d'infanterie. Un dernier projet présenté en 1978, avec une visière en polycarbonate, sera choisi pour un développement approfondi.
Ainsi, fut fabriqué en 1981 un lot de 1500 unités expérimentales afin d'être testées. Ce modèle fut approuvé en novembre 1982, après avoir été jugé satisfaisant : ce casque sera désigné comme Combat Helmet, GS ("General Service"), Mark VI.
Au cours des manœuvres "Lionheart" qui se déroulèrent durant l'automne 1984, environ 6000 unités furent utilisées par la 5ème brigade aéroportée (bien que ce casque ne fut pas étudié pour les troupes parachutistes, et possédant déjà un casque plus adapté) pour des essais plus approfondis.
C'est donc après ces derniers essais, que la production à grande échelle fut lancée en 1985 et remplaça de manière généralisée le casque Mark V à partir de 1987.
Les troupes de première ligne de la B.A.O.R ("British Army Of the Rhine") en furent les premières équipées.
Sa conception encombrante permet néanmoins l'utilisation de matériels radio, en plus de l'intégration de système de vision nocturnes, des masques à gaz, de l'équipement d'oxygène, et des équipements de protection NBC.
De plus, ce nouveau casque est équipé d'une jugulaire fixée en trois points apportant plus de stabilité, contrairement au casque Mark V, dont c'était le principal défaut.
Sa structure faite avec de multiples couches de tissu en nylon balistique, noyées dans une résine spéciale, lui confère une résistance accrue de 48% par rapport à son prédécesseur le casque Mark V, procurant ainsi une meilleure protection balistique aux projectiles à haute vélocité comme les fragments de grenades.
Néanmoins, cette conception se désagrège avec le temps, et des lots entiers se retrouvent donc déclassés chaque année.
Le casque Mark VI est encore utilisé de nos jours au sein de l'armée britannique, bien qu'une version plus moderne ait fait son apparition à partir de 2006, désigné comme Mark VI A, et dont la modernisation porte essentiellement sur la coiffe.

Casque Mark V
Casque Mark V.
Casque Mark VI. Casque Mark VI. Casque Mark VI. Casque Mark VI.
Casque Mark VI. Casque Mark VI. Casque Mark VI.

Constitution

La coque :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Décrochement.
Décrochement.
Surface lisse anti infrarouge.
Surface lisse anti infrarouge.
Surface granitée.
Surface granitée.
Etiquette fabricant.
Etiquette fabricant.

La bombe du casque Mark VI est composée d'une multitude de couches de tissu en nylon balistique, noyée dans une résine spéciale, le tout placée dans un moule à haute pression afin de lui donner sa forme finale.
La bombe, de forme très encombrante, présente deux décrochements de chaque coté, permettant l'utilisation de matériel radio.
Le casque est ensuite bordé d'un jonc en plastique et après est percé à neuf reprises :
    - Deux trous sur le tiers supérieur arrière pour la fixation de la coiffe.
    - Deux trous sur chaque décrochement : un pour la bande de réglage de coiffe et l'autre trou pour la mise en place d'une visière optionnelle (ces derniers trous sont obturés à la livraison du casque). A noter que sur les premières fabrications du casque Mark VI, ces trous pour la fixation de la visière étaient absents.
    - Trois trous pour les passants de jugulaires, deux trous latéraux, puis un sur la partie arrière.
La bombe est enfin peinte de couleur vert olive satiné et traité contre les infrarouge.
En raison du coût élevé des matériaux de fabrication, la bombe est fabriquée en quatre tailles.
Enfin, une étiquette fabricant est collée sur un des cotés du casque, spécifiant la désignation du casque ("HELMET COMBAT GS MK 6"), l'année de production, la taille, le numéro de nomenclature OTAN, le numéro de série et de lot inscrit à la main et enfin la raison sociale de l'usine de production. Cette étiquette permet d'ailleurs au soldat d'inscrire son nom et son numéro de matricule.

A partir des années 90, le casque Mark VI est fabriqué avec des fibres aramides et celui-ci est désormais peint de manière granitée.

La coiffe :

Schéma coiffe.
Schéma coiffe.
Point de fixation.
Point de fixation.
Coiffe.
Coiffe.
Partie avant.
Partie avant.
Partie arrière.
Partie arrière.
Détails suspension.
Détails suspension.
Bande de réglage - point fixe.
Bande de réglage - point fixe.
Bande de réglage.
Bande de réglage.
Partie arrière et bande de réglage.
Partie arrière et bande de réglage.

La coiffe est un ensemble complexe, fixé sur un plafond fait en matériaux isolants (polyéthylène), qui couvre toute la voûte centrale du casque.
Ce plafond est fixé à l'aide de deux rivets en caoutchouc, donc les ergots sont visibles à l'extérieur du casque.
Les parties avant et arrière de ce système possèdent un rembourrage recouvert de cuir noir. Chacun de ces rembourrages possède deux lanières de tissu synthétique, reliées entre-elles par un lacet afin de constituer une suspension de coiffe, permettant le réglage en profondeur de la coiffe.
Le réglage du tour de tête s'effectue par une bande réglable, passant derrière le système de coiffe. Cette bande maintient elle aussi la coiffe en place et le réglage s'effectue à l'aide d'une boucle.
A noter que la taille de la coiffe peut être estampée au fond de la coiffe en grosse lettre (S, M, L, O).

La jugulaire :

Vis de fixation.
Vis de fixation.
Passant latéral.
Passant latéral.
Passant arrière.
Passant arrière.
Jugulaire.
Jugulaire.
Mentonnière.
Mentonnière.
Fixation jugulaire.
Fixation jugulaire.
Maintien excédent.
Maintien excédent.
Pression de fermeture.
Pression de fermeture.

La jugulaire, fixée en trois points, est de conception très proche de celle du casque Mark II AT, qui fut conservée pour le casque modèle 76 destiné aux troupes parachutistes.
Elle est fixée à deux passant latéraux en plastique qui sont visés à la coque et passe par une boucle métallique rectangulaire fixée à l'arrière du casque.
La jugulaire est fabriquée en toile de coton ou de nylon et est composée de deux parties. La première en forme de "V", comporte l'anneau en laiton de fermeture, la boucle de fixation arrière et la bande de fixation latérale de la jugulaire. La seconde partie, possède la mentonnière constituée par le croisement double des deux bandes de toile composant cette partie de la jugulaire. La partie interne de la mentonnière est doublée d'une pièce de cuir noir. La mentonnière comporte à une de ses extrémités une languette se refermant sur elle-même par un bouton pression, destinée à la fermeture de la jugulaire.
Cette partie de la jugulaire comporte la bande de toile de fixation latérale et aussi la longue bande passant dans l'anneau arrière, fixée à la première partie de la jugulaire.
A noter que chaque extrémité libre de la jugulaire peut comporter un anneau, confectionné avec de la bande élastique, destiné à maintenir l'excédent de jugulaire après réglage de celle-ci.

Le camouflage additionnel :

Couvre-casque. Couvre-casque. Couvre-casque. Couvre-casque.

Il existe plusieurs couvre-casque pour le casque Mark VI. Le premier à être mis en place arbore le schéma de camouflage DPM (Disruptive Pattern Material) Regular, puis par la suite un second couvre-casque fut mis en service pour le théatre d'opération en zone désertique arborant le schéma de camouflage DPM (Disruptive Pattern Material) Desert, puis enfin une version bleu ONU fut créée pour le compte des troupes sous mandat de l'ONU et une version blanche pour le compte des troupes alpines.
Chacun de ces couvre-casques est principalement confectionné à partir de deux morceaux de toile, cousus sur la longueur, et dont la base est parcourue par un lacet de fixation pris dans un ourlet pratiqué par une couture parcourant la circonférence du couvre-casque.
Deux morceaux de toile rectangulaire sont cousus à la base du couvre-casque au niveau des deux décrochements du casque, zones sujettes aux frottements lorsque le casque est posé à plat.
Pour les versions camouflées, des bandes de toile élastique sont cousues sur le couvre-casque, afin de rajouter d'éventuels éléments supplémentaires de camouflage. Ces bandes, au nombre de 4, dont deux sont cousues parallèlement sur la circonférence du casque, puis deux autres croisées sur le sommet du couvre-casque.
Ces différents couvre-casques comportent une étiquette du fabricant cousue, sur laquelle le soldat peut spécifier son nom et son numéro de matricule.

DPM Regular.
DPM Regular.
Etiquette.
Etiquette.

Caractéristiques :
- Modèle : DPM (Disruptive Pattern Material) Regular.
- Numéro de stock OTAN : 8415-99-132-6187.
- Bandes élastiques : oui.
- Taille : 2.

DPM Desert.
DPM Desert.
Etiquette.
Etiquette.

Caractéristiques :
- Modèle : DPM (Disruptive Pattern Material) Desert Regular.
- Numéro de stock OTAN : 8415-99-978-6952.
- Bandes élastiques : oui.
- Taille : 2.

White.
White.
Etiquette.
Etiquette.

Caractéristiques :
- Modèle : White.
- Numéro de stock OTAN : 8415-99-132-6261.
- Bandes élastiques : non.
- Taille : 2.

UN blue.
UN blue.
Etiquette.
Etiquette.

Caractéristiques :
- Modèle : UN blue.
- Numéro de stock OTAN : 8415-99-130-6519.
- Bandes élastiques : non.
- Taille : 2.

Notice du casque Mark VI

Manuel.