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Casque M-1 type OTAN

Fiche

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Historique

Depuis 1938, l'armée argentine est équipée du casque modèle 18 suisse, désigné comme casque modèle 38. Ce casque est d'une conception largement dépassé (bien qu'encore utilisé en Suisse jusque milieu des années 70 !) au lendemain de la seconde guerre mondiale avec l'émergence du casque US M-1 qui deviendra un standard dans la plupart des armées du bloc Ouest alors que le monde plonge en pleine guerre froide à partir de 1945.
En 1947, l'Argentine signe à Rio de Janeiro son adhésion au traité interaméricain d'assistance mutuelle. En vertu de ce traité, toute attaque d'un pays signataire par une puissance extérieure est considérée comme une agression contre l'ensemble des états membres, plongeant ainsi l'Amérique latine dans la guerre froide. En 1949, le congrès américain adopte une loi dite de sécurité mutuelle qui autorise l'affectation de crédits et l'autorité pour fournir une assistance militaire aux états membres de traités les liants aux états-Unis. Cette loi amorce une série d'accords bilatéraux dans le cadre d'un programme d'assistance militaire dans la ligné du traité interaméricain d'assistance mutuelle signé deux ans plus tôt. C'est dans ce contexte d'échange de missions militaires que l'Argentine commence à recevoir du matériel militaire fournit par les états-Unis possédant au lendemain de la seconde guerre mondiale un stock important de matériel militaire. Ainsi le casque US M-1 fit son introduction en Argentine où d'importants stocks furent distribués à la marine, l'armée de l'air et l'armée de terre argentine.
Le 16 juin 1955, des militaires organisèrent un putsch qui ne réussit pas à faire tomber le président Juan Perón, faisant 300 mort lors du bombardement de la Plaza de Mayo. Trois mois plus tard un nouveau putsch, lors de la "Revolución Libertadora", renverse le général Perón pour mettre en place le général Eduardo Lonardi, définit comme un homme nationaliste catholique. Le général Lonardi participa au coup d'état de 1943 qui mena Juan Perón au pouvoir puis à la tentative de coup d'état contre Perón en 1951, à la suite de quoi, il fut mis à la retraite. Les protagonistes de la "Revolución Libertadora" cherchaient un homme suffisamment prestigieux pour unifier les forces armées. Toutefois, essayant d'intégrer le mouvement péroniste au régime tout en accédant aux revendications les plus populaires dans une forme de néo-péronisme, Lonardi fut bloqué violemment par les secteurs anti-péronistes des forces armées, dirigées par le général Pedro Eugenio Aramburu, qui le forcèrent à la démission en faveur du général Aramburu.
Dans ce contexte politique instable, les militaires se mirent en quête d'un fournisseur autre que les états-Unis et se rapprochèrent de Paris avec qui un accord est signé en 1957. Suite à cela une délégation militaire française arriva à l'école de guerre de Buenos Aires, ainsi que des industriels français dans le but de prospecter le marché Argentin proposant ainsi le casque modèle 51 TTA alors en usage dans l'armée française. L'argentine reçut ainsi une petite quantité de sous-casques modèle 51 de type 2 à titre d'expérimentation. Ses sous-casques fabriqués en rilsan semblent avoir été produits par la société INAPO durant l'année 1954. Le rilsan étant un matériau très cassant, il subsiste peu de sous-casques modèle 51 type 2 de cette phase d'expérimentation, le matériau ayant été vite abandonné dans la production des casques modèle 51 TTA pour l'armée française. Le sous-casque modèle 51 était destiné à remplacer le casque de fibre copié sur le casque modèle 35 allemand, désigné "casco de fieltro", afin d'en finir avec le style germanique. Distribué à différents régiments, ces sous-casques révélèrent leur fragilité à la suite de manœuvre ce pourquoi aucune nouvelle commande fut effectuée.
Le programme d'assistance militaire entre les états-Unis et l'Argentine ne dura pas longtemps en raison de désaccords entre les états-Unis et le gouvernement argentin très changeant depuis les années 50. Afin de poursuivre l'approvisionnement de l'armée en casque M-1 adopté plus tôt, le gouvernement argentin se mis en quête de partenaires en vue d'une fabrication nationale, celle-ci débuta en 1965 pour une distribution au sein de l'armée qui intervint au cours de l'année 1966. La fabrication du casque lourd en acier fut réalisée par l'entreprise d'état dénommée "Fabricaciones Militares" alors que la fabrication du sous-casque fut confiée à différentes entreprises argentines.
Comme de nombreux pays du bloc Ouest de la guerre froide, l'Argentine utilisa le casque M-1 jusque dans les années 90 et l'adoption d'un casque en matière composite.
Le casque M-1 argentin reste significatif de la guerre des Malouines qui opposa l'Argentine au Royaume-Uni pour le contrôle des îles des Malouines, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud qui débuta le 2 avril 1982 avec le débarquement de l'armée argentine dans ces territoires convoités par la junte argentine.
Le conflit est causé par la volonté de la dictature argentine de faire valoir par la force ses positions sur la souveraineté de ces archipels, placés par les Nations Unies sur la liste des territoires contestés. Il s'inscrit dans la continuité des controverses qui commencent dès la découverte de ces îles qui ont été occupées successivement par la France, l'Espagne et enfin par le Royaume-Uni.
Le conflit pris fin par un cessez-le-feu le 14 juin 1982 avec une victoire britannique qui permet au Royaume-Uni d'affirmer sa souveraineté sur ces territoires.

Casque modèle 38.
Casque modèle 38.

Le bilan de cette guerre est de 907 tués soit 649 militaires argentins, 225 militaires britanniques et trois insulaires. Politiquement, la déroute argentine eut de lourdes conséquences puisqu'elle précipite la chute de la junte argentine qui est remplacée par un gouvernement démocratiquement élu.
De son coté, le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher sort renforcé de cette victoire et est réélu en 1983.
Malgré plus de trois décennies passées et les tentatives répétées de pacification du conflit, les Nations Unies considèrent toujours les archipels comme des territoires dont la souveraineté n'a pu être départagée entre l'Argentine et le Royaume-Uni.

    Plus

Caractéristiques générales - Fabricaciones Militares

Casque militaire d'acier type OTAN - M-1. Casque militaire d'acier type OTAN - M-1.
Casque militaire d'acier type OTAN - M-1. Casque militaire d'acier type OTAN - M-1.
Casque militaire d'acier type OTAN - M-1. Casque militaire d'acier type OTAN - M-1. Casque militaire d'acier type OTAN - M-1.

Constitution

La coque :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue intérieure.
Vue intérieure.
Jointure jonc arrière.
Jointure jonc arrière.
Vue de biais.
Vue de biais.

Bien qu'il soit probable que l'Argentine ait utilisé des casques M-1 de fabrication américaine, les bombes du casque M-1 de production nationale argentine sont identiques aux fabrications US au standard M-1966.
La coque du casque M-1 argentin, produite par l'entreprise d'état "Fabricaciones Militares", est fabriquée par emboutissage progressif d'une feuille d'acier au manganèse (12%) "Hadfield", et donc la bordure est adoucie par un jonc fermé à l'arrière. Ce jonc, pouvant être en acier au manganèse ou en acier inoxydable est maintenu sur le pourtour de la bombe par plusieurs points de soudures électrique. De part et d'autre du casque lourd sont soudés les pontets articulés de fixation des jugulaires, et à la différence des bombes de fabrication US, la boucle pliée le long de la coque ne dépasse pas du bord du casque.
Après installation des pontets articulés destinés aux jugulaires, les bombes sont peintes de couleur vert olive mat, et dont la peinture est lisse à l'intérieur, et mélangé à du sable à l'extérieur afin de diminuer les reflets.
Contrairement au casque M-1 américain, les coques M-1 argentines sont dépourvues de marquage estampé à froid dans l'acier.

La coiffe :

Le casque M-1 argentin étant une copie du casque M-1 américain, la coiffe est assurée par un liner (sous-casque) aux spécifications M-1964.

Le liner.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Tête de rivet en cuivre plate, peinture texturée.
Tête de rivet en cuivre plate, peinture texturée.
Vue de biais.
Vue de biais.

La bombe du sous-casque argentin est très similaire au liner M-1964 destiné aux troupes d'infanterie aux Etats-Unis, dont le modèle est désigné comme "LINER INFANTRY'S HELMET (COMBAT) Type II".
Tout comme le liner américain, le sous-casque argentin évolue lors de sa production :
    - Ils sont dans un premier temps produits à base de taffetas de toile de coton imprégnés de résine polyester, le tout formé dans un moule à haute pression. Ces sous-casques que l'on considérera de premier modèle sont identifiables par leur couleur intérieure rouge/brun et sont les plus légers (environ 370 g).
    - Puis dans un second temps les sous-casques sont produits à partir de taffetas de toile de nylon imprégnés de résine polyester. Ces fabrications que l'on considérera comme second modèle, et identifiable par un intérieur vert foncé, constituent l'essentiel de la production. Le poids augmente fortement avec 470 g.
    - Enfin, les sous-casques sont fabriqués avec des taffetas de toile de fibre de verre noyés dans de la résine polyester, donnant un aspect vert clair à l'intérieur à ces sous-casques considérés comme troisième type. Le poids diminue sensiblement pour environ 400 g.
Quel que soit le type de fabrication, le sous-casque est percé de 9 trous, 6 pour la mise en place de la suspension de type "Cradel" et 3 autres pour la mise en place de la bande nuquière ("neckband").
Seul l'extérieur du sous-casque est peint, après mise en place des éléments intérieurs, de couleur vert foncé dont la peinture est mélangée à du sable fin afin de réduire les reflets du soleil.
A noter que la bombe des sous-casques argentins ne possède aucun marquage de fabrication contrairement à une fabrication américaine.

La suspension "Cradel".

Suspension Cradel.
Suspension "Cradel".
Points de réglage arrières.
Points de réglage arrières.
Suspension, étiquette patronymique au verso.
Suspension, étiquette patronymique au verso.
Détail passage bande de la suspension.
Détail passage bande de la suspension.
Bandeau de tour de tête - Headband.
Bandeau de tour de tête - "Headband".

Extrémité libre et clip de fixation.
Extrémité libre et clip de fixation.

La coiffe est composée d'une suspension de type "Cradle" en toile forte multipoint de couleur vert olive et est identique à celle installée dans liner M1961 "Infantry" américain. La suspension est constituée d'un cerclage en toile, sur lequel sont fixées par couture les trois sangles de maintien en profondeur. Les trois sangles, se croisant en leur milieu dans la doublure centrale de la sangle longitudinale, sont fixées par couture à l'avant et sont maintenues à l'arrière à trois boucles coulissantes, chacune fixée à une petite patte en toile, elle-même fixée par couture à l'arrière du cerclage de toile : ce dispositif permettant le réglage en profondeur de la coiffe. A noter que le revers de la partie centrale de la bande du milieu de la suspension comporte une étiquette blanche en toile cousue, sans doute destiné pour l'inscription de l'identité du soldat.
Cette suspension est fixée à l'intérieur du liner au niveau de chaque intersection du cerclage et des sangles de maintien en profondeur à l'aide de rivets mécaniques en cuivre. Ces rivets sont à tête bombée pour les sous-casques du premier modèle, plat par la suite. Ces rivets de fixation passent par chaque intersection des différents éléments de toile de la suspension, et se referment sur une plaque métallique peinte en noir de forme triangulaire (éléments appelés "A-washers"), afin d'assurer le maintien de la suspension dans le liner.
Le maintien sur la tête est assuré par la traditionnel "headband" et est de conception strictement identique au modèle final utilisé sur tous les casques US M-1 à partir de 1961.
Le bandeau de tour de tête est constitué d'une bande de toile forte multipoint de couleur vert olive longue d'environ 65 centimètres, sur laquelle est cousue une bande de cuir fin. Cette bande de cuir est d'abord cousue sur le revers haut du bandeau, puis est cousue à la base de la bande de toile.
Des encoches et des interstices sont pratiqués à intervalle régulier pour le passage des six agrafes métalliques permettant la fixation de la "headband" sur la suspension du liner.

Boucle de réglage.
Boucle de réglage.

(A noter que contrairement aux "headband" de fabrication américaine, les agrafes du bandeau peuvent être parfaitement lisses. En effet, les agrafes avant d'un bandeau US sont munies d'ergots assurant la fixation à l'avant de la coiffe, les quatre autres sont lisses permettant au bandeau de coulisser sur la suspension et ainsi de mieux s'adapter à la tête du soldat).
Une extrémité du bandeau comporte la boucle de réglage à double fente, dont une est dentelé pour une meilleure fixation. L'autre extrémité du bandeau passe dans les deux fentes de cette boucle pour le réglage du tour de tête. A noter que cette extrémité libre ne comporte aucun dispositif contre l'éfilochement. A noter que certains bandeaux de tête peuvent comporter la mention "Fabricaciones Militares" ou juste "FM".

Bande nuquière - neckband (recto/verso).
Bande nuquière - neckband (recto/verso).
Bande nuquière - "neckband" (recto/verso).
Boucles de fixation.
Boucles de fixation.
Neckband en place.
"Neckband" en place.
Vue d'ensemble de la coiffe.
Vue d'ensemble de la coiffe.

Le liner du casque M-1 argentin est muni d'une "neckband" à l'instar du liner M1961 américain. Ainsi la coiffe est complétée par une bande de toile assurant un meilleur maintien au niveau de la nuque évitant ainsi au casque de basculer en avant en cas de manœuvre brusque (de ce fait la traditionnelle jugulaire en cuir est inutile).
La "neckband" est maintenant constituée d'une bande de toile forte rectangulaire de couleur vert olive dont les coins sont repliés sur eux-mêmes et maintenus par couture, ainsi que les deux bandes de toile, permettant la fixation de la "neckband" sur les côtés du liner. Une troisième bande, plus courte, est cousue à la base pour se fixer au centre arrière du sous-casque. A noter que contrairement aux "neckbands" que l'on rencontre sur les casques US M-1 M1966 et M1973, les pattes en toile servant à la fixation sont taillées droite. Un trait de couture peut être observé pour éviter l'effilochement.
Le maintien de la "neckband" s'effectue avec les trois petites boucles à double passants et dentelées, dont la base lisse de celles-ci est prise dans une patte métallique repliée sur elle-même, jouant ainsi le rôle de charnière et riveté ensuite dans le liner (au centre arrière et sur les côtés).

La jugulaire :

Jugulaire, partie courte avec crochet et partie longue avec boucle de fixation.
Jugulaire, partie courte avec crochet et partie longue avec boucle de fixation.

La jugulaire est maintenue aux deux pontets mobiles soudés de part et d'autre du casque sur la paroi interne du casque lourd. Les pontets mobiles sont repris du casque US M-1 M1943, devenu le standard depuis son introduction jusqu'à la fin de la production du casque M-1, quel que soit son pays de production. Ils sont constitués d'une boucle métallique rectangulaire aux angles arrondis et légèrement incurvés. La base de cette boucle est prise dans une pièce métallique plate en forme de "V" repliée sur elle-même pour jouer le rôle de charnière.
Les pattes ainsi données par la pliure de la pièce en "V" permettent la fixation des pontets mobiles par trois points de soudure électrique (un à chaque extrémité du "V"). A noter que les casques M-1 de fabrication argentine, les pontets sont soudés plus bas que les M-1 de fabrication américaine ( 1.5 cm de la bordure, contre 0.5 cm pour un casque US M-1), empêchant ainsi à la boucle de dépasser la bordure du casque.
La jugulaire est maintenue aux pontets mobiles du casque à l'aide de clips métallique anodisés en noir. Ces clips feront leur première apparition en 1945 sur les casques US anti-flak M-5.
La jugulaire, constituée de deux parties, est fabriquée en toile de coton de couleur verte kaki. Sous réserve que les deux parties ne soient pas inversées, la partie droite qui est la plus courte mesure environ 13 centimètres, elle comporte le crochet de fixation qui est anodisé en noir. Ce crochet de fermeture, fabriqué en tôle emboutie, est maintenu dans la toile de la jugulaire par passage de celle-ci dans les fentes prévues à cet effet puis repliée sur elle-même. La fixation est assurée par une ligne de couture.
La partie droite mesurant environ 28 centimètres, est passée dans la boucle destinée à se fixer au crochet. Cette boucle, fabriquée en acier emboutie, est peinte en noir; elle peut coulisser sur toute la longueur de la jugulaire, ce qui permet son réglage en longueur.

Pontet mobile, et clip métallique de maintien de la jugulaire.
Pontet mobile, et clip métallique de maintien.
Vue extérieure.
Vue extérieure.

La boucle possède le système de dégagement T1, qui a été étudié en juillet 1944 puis adopté en août 1945 pour les casques M-1 fabriqués aux Etats-Unis, système repris ensuite par de nombreux pays. Cette boule de fixation, fabriquée en tôle emboutie anodisée en noir, servait à maintenir la jugulaire fermée de manière plus relâchée que la fermeture classique.
Cette partie de la jugulaire comporte à son extrémité un renfort métallique peint en noir, se repliant sur la jugulaire afin d'en maintenir l'excédent une fois réglée. Elle sert aussi d'arrêtoir anti-effilochement.

Le camouflage additionnel :

Filet réglementaire.

Filet réglementaire, de couleur verte, vue à plat.
Filet réglementaire, de couleur verte, vue à plat.
Monté, vue de dessus.
Monté, vue de dessus.

Le premier artifice de camouflage à avoir été utilisé sur le casque type M-1 argentin fut le filet réglementaire déjà en usage lorsque le casque modèle 38 d'origine suisse était en dotation au sein de l'armée argentine.
Ce filet fut fabriqué en fibre de coton et dont les mailles font 3 centimètres de section. Sa construction est effectuée à partir de son centre constitué d'un anneau de 3,8 centimètres de diamètre et se termine à sa périphérie par un cordon de serrage dans le même fil que le filet.
Il existe plusieurs nuances de couleurs pour le filet réglementaire allant d'une couleur écrue au vert foncé. Le filet réglementaire fut souvent utilisé au dessus d'un couvre-casque arborant un schéma de camouflage type "Woodland" américain ou dérivé.

Couvre-casque type "Woodland" US.

Couvre-casque Woodland, vue à plat.
Couvre-casque "Woodland", vue à plat.
Couvre-casque monté.
Couvre-casque monté.

Le casque type M-1 argentin fut fréquemment utilisé avec un couvre-casque à partir des années 80 et dont les modèles, qu'ils soient de fabrication nationale, artisanale ou étrangère, sont multiples.
Un des plus couramment utilisé fut le couvre-casque type "Woodland" américain. Ce couvre-casque, arborant le schéma de camouflage pattern M81, est constitué de larges taches aléatoires de couleur vert foncé, marron et noir sur fond vert kaki.
Fabriqué à partir de deux morceaux de toile de coton cousus sur toute la longueur. Chacune de ces moitiés présente trois pattes (désigné "flip/flap" sur les couvre-casques US) destinées à être coincé entre le casque et le liner.
Ces deux parties sont pincées au somment du couvre casque, afin de pouvoir épouser la forme du casque.
De plus chacune de ces parties présente huit fentes (16 au total sur le couvre-casque et désignées "Foliage slit") destinées à mettre du feuillage pour améliorer le camouflage. (Le premier modèle USMC ne présente pas ces huit fentes).
Ce modèle de couvre-casque sans doute de fabrication américaine ne comporte aucune marque de fabricant. En effet, il est avéré que certaines unités de l'armée argentine furent équipées de couvre-casques US issus des stocks américains mis sur le marché. Notamment certaines unités équipés de couvre-casques "Mitchell pattern" provenant vraisemblablement d'un magasin de surplus américains de Buenos Aires.

Couvre-casque type "Woodland" argentin, fabrication en deux parties.

Couvre-casque vue à plat - envers.
Couvre-casque vue à plat - envers.
Couvre-casque vue à plat - revers.
Couvre-casque vue à plat - revers.
Etiquette du fabricant.
Etiquette du fabricant.
Couvre-casque monté.
Couvre-casque monté.

En dehors des couvre-casques issus des stocks américains et autres modèles artisanaux (fabriqués en unités à partir de morceaux de toile d'uniformes mis au rebus) et aussi l'utilisation de la capuche de l'uniforme en guise de couvre-casque, on note l'existence de modèles de fabrication argentine.
Notamment un modèle fabriqué à partir de morceaux de toile de forme hémisphérique cousus sur la longueur et dont la base est repliée de manière à former un ourlet dans lequel est passé un élastique pour le maintien.
Ce couvre-casque arbore un schéma de camouflage dérivé du "Woodland" américain et dont les taches sont sensiblement plus petites. Ce modèle de couvre-casque comporte une étiquette cousue à son revers attestant de son origine argentine. Cette étiquette comporte les mentions suivantes :
"Industria Argentina A.R.A. talla SUMINISTROS HECAR S.A."
Cette société fabriquant des uniformes arborant ce même schéma de camouflage pour le compte de l'armée argentine dans les années 80.

Couvre-casque type "Woodland" argentin, fabrication en trois parties.

Vue de face.
Vue de face.
Vue de coté.
Vue de coté.
Marquage appliqué au tampon encreur.
Marquage appliqué au tampon encreur.

Dans les modèles de fabrication argentine, on note un second modèle fabriqué celui-ci en trois parties sur la longueur. Le schéma de camouflage diffère aussi légèrement du modèle précédemment décris, les taches composant le camouflage étant encore plus petite mais dont le schéma reste proche du "Woodland" américain. Ce modèle de couvre-casque comporte la mention suivante appliquée au tampon encreur :
"E.A. 12 443--02B" (E.A. pour sans doute "Ejercito Argentina").