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Casque Modèle 15/31

Fiche

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Historique

Victime du plan Schlieffen, qui débute le 4 août 1914, la Belgique subit une attaque fulminante de la part de l'Allemagne. Le plan Schlieffen établissait une traversée de la Belgique, alors pays neutre, afin d'envahir au plus vite la France.
Ainsi, la petite armée Belge, d'environ 271 000 hommes, dépourvue d'artillerie lourde et mal équipée comparé à la puissante armée Allemande, résista du mieux qu'elle le put. En effet, le sort de la Belgique était inévitable et une grande partie du territoire était aux mains de l'envahisseur, le front s'étant stabilisé sur les bords de l'Yser. L'armée belge était destinée à rester sur ce front quatre ans durant, protégeant ainsi le flanc nord du front ouest, pendant que la majeure partie du pays subissait les conséquences de l'occupation allemande.
C'est donc dans ces circonstances, privée de ses usines d'approvisionnement, que l'armée belge dut s'équiper essentiellement auprès de son allié, la France. Le baron Broqueville, alors ministre de la guerre Belge, ordonna en octobre 1915 l'adoption du casque Adrian modèle 15 français, adopté dès avril 1915 par l'armée française. Ce casque fut créé par l'intendant Louis Auguste Adrian et fut adopté par de nombreux pays alors en guerre contre l'Allemagne, l'Autriche ou la Hongrie.
Le 15 novembre 1915, les premiers casques Adrian modèle 15 furent livrés à l'armée Belge.
A l'origine livrés de couleur bleu horizon comme les casques destinés à l'armée française, les casques Adrian destinés aux forces belges furent rapidement livrés de couleur "marron moutarde", afin d'être en corrélation avec les nouveaux uniformes kaki adoptés au début de la guerre dans un souci de camouflage. Les casques livrés en bleu furent alors repeint de couleur kaki à une fin d'harmonisation avec les uniformes. Il reste à l'heure actuelle très peu d'exemplaire de couleur bleu horizon.
Le casque Adrian modèle 15, adopté par la Belgique, est en tout point identique au modèle adopté par la France, hormis la couleur et le symbole de l'armée Belge : le lion, symbole de la royauté. Cet emblème était identique quel que soit les subdivisions d'armes, que le soldat soit fantassin, artilleur, cavalier ou même l'exemplaire équipant le roi lui-même.
Au lendemain de la grande guerre, et malgré quelques essais de remplacement du casque Adrian modèle 15 de fabrication française adopté dans l'urgence en raison de l'occupation du pays par les forces allemandes, notamment l'étude et l'expérimentation du casque modèle 17, dit "Reine Elisabeth", le casque Adrian modèle 15 fut conservé au sein de l'armée belge, du fait que le budget de l'armée fut fortement diminué, étant donné que le pays était à reconstruire. Cependant, une fabrication simplifiée du casque modèle 15 fit son apparition dans les années 20, désignée comme modèle 20, ce casque Adrian était fabriqué en trois pièce contre quatre pour le modèle 15 (la visière et le couvre-nuque du casque étaient désormais montés sur le casque en un seul bloc). Ce modèle est surtout connu pour avoir équipé la protection aérienne, la Gendarmerie et la police.
De manière semblable à la France, la Belgique adopta des modèles adaptés à ses corps d'armée et modernisa ses casques de manière similaire : notamment les casques modèle 20 et 35 des chars de combats (que l'on peut successivement comparer aux casques modèle 19 et modèle 26 des troupes blindées françaises).
Tout comme les casques des troupes spéciales, le casque d'infanterie n'échappa à la règle, et c'est en 1931 que survint la transformation majeure du casque modèle 15, à l'instar du casque Adrian modèle 26 français.
Ce nouveau casque, fabriqué en deux parties, comportait une bombe en acier au manganèse et un cimier en aluminium. Le nouvel acier, employé dans la fabrication de ce nouveau casque, augmente significativement le poids du casque.
Désigné comme modèle 31, ce nouveau casque Adrian arbore un nouvel insigne frontal qui est toujours une tête de lion, symbole des forces belges. Cet insigne modernisé est maintenant plus en relief et la tête de lion est désormais plus agressive que celle montée sur les casques modèle 15.
La coiffe et la jugulaire du casque Adrian modèle 31 sont copiées sur le casque Adrian modèle 26 français, même si l'amalgame entre les deux modèles est possible, le casque modèle 31 belge n'est pas pour autant le frère jumeau du modèle 26 français. En dehors de l'attribut, ces deux modèles diffèrent au niveau de la forme de la bombe, laquelle est plus tronconique sur le modèle 31 belge, et qui possède d'ailleurs des bords plus plats et évasés que le modèle français.
Parallèlement à l'adoption du casque modèle 31, l'intendance belge fit une timide tentative de modernisation d'une certaine quantité de casques modèle 15 et 20 en appliquant la nouvelle coiffe dans ces bombes. Cette modernisation entrainait un changement de cimier, suppression des agrafes crampons de fixation de la coiffe type modèle 15 et installation des lames ressort de maintien de la nouvelle coiffe. Ces bombes étaient alors remises en peinture et équipées d'une coiffe et d'une jugulaire identique à celles équipant le casque modèle 31.
L'utilisation de ce type de casque au sein de l'armée belge reste anecdotique et il semblerait que la majeure partie de ces casques fut livrée au royaume du Siam important déjà des casques belges.
Ce casque que l'on peut qualifier de modèle 15/31 pour une bombe modèle 15 modifiée au standard Mle 31 ou modèle 20/31 pour une bombe modèle 20 de fabrication belge reconditionnée au standard Mle 31. Ces dénominations ne sont pas officielles et sont établies par rapport au modèle d'origine pour mieux s'y retrouver. Ces casques ne semblent pas constituer une étape avant l'adoption du modèle 31 en raison de l'apposition d'éléments modèle 31, mais une tentative vite abandonnée de modernisation des anciens casques utilisés en Belgique.

Modèle 15.
Modèle 15.
Modèle 20.
Modèle 20.
Modèle 20/31.
Modèle 20/31.
Modèle 31.
Modèle 31.

Constitution

La coque :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Lion belge.
Lion belge.

La bombe des casques Adrian reconditionnés avec une coiffe de type modèle 31 peut être indifféremment de fabrication française ou belge. La description ci-dessous va d'abord s'attarder sur les différentes fabrications des bombes modèle 15 de fabrication française fournies à la Belgique durant la grande guerre puis dans un second temps les bombes modèle 20 produites par la Belgique au début des années 20.

Pour les bombes de fabrication française, on observe tout d'abord les bombes produites par les établissements JAPY. Ce casque est désigné, à tord, 1er type par les collectionneurs. En effet, il est exclusif de JAPY qui n'a pas fabriqué d'autre type tout au long de la production. Il est reconnaissable au premier coup d'œil par son cimier plus fin et élancé que les autres fabrications et son raccord visière garde-nuque sans rivet, que l'on dit à tord soudé, alors qu'il est brasé. Les autres fabricants ont rivetés les visières et les garde-nuque des modèles 15 à l'aide de deux rivets.
La bombe du casque Mle 15 est emboutie dans une plaque de tôle d'acier laminée de 7/10èmes d'épaisseur. Cet acier traité au four Martin, se prête facilement à l'emboutissage à froid. Cependant la complexité de la pièce amène à la fabriquer en quatre parties : la calotte, le cimier, la visière et le garde-nuque.
La calotte est faite d'une feuille de tôle passée dans une presse à emboutir. L'opération est réalisée en deux passes successives, sur des matrices circulaires. Elle a alors une forme hémisphérique. Le bord est mouluré pour permettre le sertissage ultérieur de l'ensemble visière-garde-nuque. Une gorge est ménagée intérieurement, à 5 mm du bord, par repoussage du métal. Elle a une largeur de 5 mm et une profondeur de 3 mm. Elle forme extérieurement, le bourrelet semi-cylindrique caractéristique du Mle 15. Les 5 mm de métal restants en dessous, formeront le jonc de sertissage de l'ensemble visière garde-nuque.
Une excroissance est emboutie sur le sommet, puis décalottée, formant ainsi une aération de 5 x 1,5 cm, protégée par un retroussis de 4 mm. Deux fentes de 7 x 1,5 mm espacées de 35 mm sont ménagées sur l'avant. Elles recevront l'attribut du corps d'affectation. Enfin, la calotte est passée sur un tour à grande vitesse pour être lissée. En dernière opération, elle est ovalisée en force sur une forme.

Un cimier découpé dans une feuille d'acier, est façonné par repoussage. Il est galbé à la forme exacte du sommet de la bombe et comporte trois nervures de raidissement. Une encoche est pratiquée sur chaque coté, de façon à ménager un espace entre la bombe et le cimier au niveau du puits d'aération, permettant la circulation de l'air. Nous nous attarderons pas plus sur le cimier de fabrication française, étant supprimé sur les reconditionnements belges au standard Mle 31.
La visière et le garde-nuque, de formes ogivales, sont découpés dans une tôle de même nature que la calotte et cintrés. Ils sont calculés pour former avec l'horizontal, un angle de 22° pour la visière et 45° pour le garde nuque. Leur largeur dans l'axe longitudinal, va de 50 et 45 mm respectivement, pour les bombes A, à 50 et 55 mm pour les bombes C.
Les deux pièces sont assemblées entre elles par leurs extrémités qui se chevauchent. Celles du garde-nuque sont taillées en tenons, par élimination sur la longueur du chevauchement, du métal devant former le jonc de bordure, afin de ne pas provoquer de solution de continuité.
Elles sont ensuite présentées sur les extrémités de la visière et maintenues part une légère brasure. Enfin le bord vif inférieur de l'ensemble est plié mécaniquement sur l'extérieur afin de former le jonc de bordure. Celui-ci tout en éliminant le bord coupant et en raidissant l'ensemble, participe en outre à la consolidation de l'assemblage latéral des ailes du casque.
L'ensemble visière garde-nuque forme maintenant un genre d'entonnoir inversé, dans l'ouverture supérieure duquel se loge avec précision la bordure inférieure de 5 mm conservée sur la calotte. Il vient en butée dans l'angle du bourrelet périphérique et il est maintenu fermement dans cette position. Le tout est passé alors dans une sertisseuse, qui rabat la bordure de la calotte sur l'intérieur de l'ensemble visière garde-nuque, le maintenant solidement en place.
Le cimier est fixé par quatre rivets fendus en aluminium, deux latéraux et un à chaque extrémité. Ils ont une tête hémisphérique de 7 mm de diamètre.
Enfin des agrafes crampons en tôle ou en cuivre, sont soudées aux quatre points cardinaux de la bombe. Destinées à maintenir le système de coiffe et d'aération, elles comportent deux branches de 30 x 5 mm. La base des deux agrafes latérale se prolonge vers l'extérieur, par une enchapure enfermant un dé métallique rectangulaire de 10 x 20 mm, faisant office d'attache de jugulaire.
Ces agrafes et les dés de jugulaire sont supprimés lors du reconditionnement effectué par la Belgique au profit de quatre lames ressorts reprise du casque modèle 31.

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Adrian modèle 15 français

Dans les années 20, une fabrication belge simplifiée du casque modèle 15 fit son apparition, désignée comme modèle 20, ce casque Adrian était fabriqué en trois pièces contre quatre pour le modèle 15 (la visière et le couvre-nuque du casque étaient désormais montés sur la bombe du casque en un seul bloc). Ce modèle est surtout connu pour avoir équipé la protection aérienne, la Gendarmerie et la police, mais aussi pour avoir été exporté au royaume du Siam sous sa forme reconditionné au standard Mle 31.

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Adrian modèle 15 et 20 belge

Après l'apparition du modèle 31 dès 1931, repris du casque Adrian modèle 26 français, et doté d'une coiffe montée sur quatre lames ressorts et fixée à l'aide de quatre double agrafes métalliques, la Belgique entreprit le reconditionnement d'un certains nombre de casque Adrian de l'ancien type fabriqué en plusieurs pièces.
Ce reconditionnement fut effectué par la suppression des quatre agrafes crampons rivetés aux quatre points cardinaux des casques. La suppression de ces agrafes peut avoir laissé quelques stigmates de l'intervention (traces de meulage à l'intérieur de la bombe pour supprimer les éventuels résidus métalliques).
Ces quatre points sont percés à deux reprises pour la fixation des quatre lames ressorts de maintien de la coiffe.
L'ancien cimier est supprimé au profit d'un cimier proche de celui appliqué sur les modèle 31 fabriqué par Tordoir, dont les extrémités sont pointues et dont les bords présentent une échancrure à peine prononcée.
Toutefois, les rivets à tête très bombés, utilisés pour le maintien du nouveau cimier, sont typiques de ceux employés sur les premiers modèles 31 produits par Fonson.
Les bombes sont ensuite peinte d'une épaisse couche de peinture variant du vert olive au vert kaki clair (pour les casques à destination du royaume de Siam) séchée au four et appliquée par dessus la couleur d'origine du casque. Nous pouvons observer sur l'exemplaire ci-dessus des traces de peinture bleu dans les éclats de peinture vert olive.
Cet exemplaire, muni d'un attribut belge ayant conservé sa livré des premiers exemplaires fournit par la France au début de la première guerre mondiale, laisse supposer que ce casque fut utilisé par un officier et acheté à titre personnel.
La majorité des casques reconditionnés au standard Mle 31 sont rencontrés munis de l'attribut du Siam dans le cadre de l'accord commercial liant les deux pays dans les années 30.

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Adrian modèle 31 siamois

La coiffe :

Intérieur bombe munie de quatre lame ressort de maintien de coiffe.
Intérieur bombe munie de quatre lame ressort de maintien de coiffe.
Lame ressort avant/arrière.
Lame ressort avant/arrière.
Coiffe, vue à plat extérieure.
Coiffe, vue à plat extérieure.
Coiffe, vue à plat intérieure.
Coiffe, vue à plat intérieure.
Détails assemblage.
Détails assemblage.
Agrafes de fixation cousues main.
Agrafes de fixation cousues main.
Détail fixation, une paire d'agrafes métalliques répartie par lame ressort.
Détail fixation, une paire d'agrafes métalliques répartie par lame ressort.
Coiffe en place, vue intérieure.
Coiffe en place, vue intérieure.
Coiffe mise en place.
Coiffe mise en place.

La garniture d'aération en tôle d'aluminium ondulée ainsi que les agrafes crampons en tôle d'acier utilisés dans les casques modèle 15 et 20 sont abandonnées.
Elle sont remplacées par une suspension, composée de quatre lames ressorts, chacune maintenue par une paire de rivets tubulaires, en laiton ou en acier. Ils ont une tête bombée, plus ou moins aplatie.
Ce rivetage se loge dans des trous percés à cet effet, aux quatre points cardinaux de la bombe, à quelques millimètres au dessus du bourrelet du casque.
Chaque lame est découpée dans une plaque d'acier doux de 6/10èmes. Elle affecte la forme d'une raquette de 12 cm de long, dont le manche de 2 cm de large se raccorde en accolade à une palette de dimension 4 x 8 cm à coins arrondis. Cette palette est évidée de sorte que les trois cotés extérieurs aient une largeur de 1 cm. Ces cotés sont rigidifiés par un repli de métal de 4 mm préalablement réservé à cet effet. La lame est ensuite pliée en deux, c'est-à-dire à 6 cm exactement de chaque extrémité, les replis de métal tournés vers l'intérieur. Chaque lame est percée de deux trous, à 8 mm de l'extrémité aux fins d'être rivetée à la bombe.
Chaque paire de rivets maintenant les lames latérales, maintient également une petite enchapure de tôle dans la quelle pivote librement un dé carré de fil d'acier de 20 x 20 mm. Ces dés font fonction de passants de jugulaire.
La coiffe proprement dite est fabriquée généralement en cuir de mouton noirci et glacé et plus rarement de couleur fauve. Elle est composée d'un bandeau de cuir, de 7 cm de large et d'une longueur variant en fonction du tour de tête souhaité.
Sur l'un des bords, six dents du même cuir sont maintenues par deux coutures parallèles espacées de 5mm, parcourant intégralement la totalité du bandeau. Ces dents, de forme triangulaire à sommet arrondi, ont une base de 7 cm et une hauteur de 9 cm. Une perforation bordée d'un œillet métallique, est ménagée à 1 cm de leur extrémité, elle est destinée au passage du ruban de réglage en profondeur. Les dents sont réparties uniformément sur le bandeau. In fine, le bandeau est refermé sur lui-même par une forte couture en zigzag.
Sur l'autre bord du bandeau, est cousu intérieurement un turban de feutre gris ou noir de 5 mm d'épaisseur et de 4cm de large, également fermé par une couture. Les deux pièces se chevauchent de 15 mm. Les coutures du bandeau et du turban, sont toujours alignées à contrario de la coiffe modèle 26 française dont ces coutures peuvent être décalées.
Les dents sont réunies par un ruban de toile noire passant dans chacune des perforations. Le nouage plus ou moins serré de ce ruban permet le réglage de la coiffe en profondeur.
Huit agrafes sont cousues par paire aux points cardinaux de la coiffe, à cheval sur la couture solidarisant le feutre et le cuir. Dans chaque paire les agrafes sont espacées de 35 mm.

Patte de coiffe, marquage du fabricant X.BUISSET à Vilvorde.
Patte de coiffe, marquage du fabricant X.BUISSET à Vilvorde.

Chaque agrafe est composée d'une plaquette métallique de ± 20 x 10mm terminée par une languette qui se replie sur elle en S, de manière à former une pince. Une perforation à chaque coin de la plaquette permet de la coudre sur la coiffe. Les agrafes se clipsent sur le rebord des lames ressorts dont le renfort métallique évite tout glissement.
Une fois la coiffe en place, le cuir est remplié par-dessus le feutre, à l'intérieur du casque.
Les coiffes existent en neuf tailles allant du 54 au 62. Chaque taille de bombe est prévue pour trois tailles de coiffe : Bombe A = 54, 55, 56 ; bombe B = 57, 58, 59 ; et bombe C = 60, 61, 62, l'adaptation se faisant par la souplesse des lames-ressorts de la suspension.

Les coiffes, identiques à celles employés dans les casques modèle 31, furent fabriquées par les sociétés :
    - X.BUISSET : Xavier Buisset, à Vilvorde dans la banlieue de Bruxelles, fournisseur de l'armée belge et n'existant plus à l'heure actuelle.
    - L.ESCAUT : laminoir de l'Escaut.
Les marquages sont appliqués au dos des coiffes sur une des dents à l'aide d'un tampon utilisant de la peinture blanche pour les coiffes de couleur noire et rouge pour les coiffes de couleur fauve.

La jugulaire :

Lame ressort latérale avec dé de fixation de jugulaire.
Lame ressort latérale avec dé de fixation de jugulaire.
Détail fixation par rivet à double tête.
Détail fixation par rivet à double tête.
Boucle coulissante de réglage.
Boucle coulissante de réglage.

La jugulaire est reprise de celle équipant le casque Adrian modèle 31. Elle est constituée d'une sangle de cuir épais de couleur fauve et rainuré sur les cotés sur toute la longueur, mesurant environ 57 cm de long pour 15 mm de large. Une de ses extrémités enchape une boucle coulissante carrée, peinte de couleur vert olive et bombée, à l'aide d'un rivet tubulaire. Le coté bombée de la boucle coulissante peut être indifféremment appliqué vers l'extérieur ou l'intérieur.
L'autre côté coulisse librement dans le dé droit du casque puis dans la boucle de réglage et enfin se fixe sur le dé gauche, grâce à un rivet. La jugulaire belge est inamovible à contrario du casque Adrian modèle 26 français.