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Casque RECCE

Fiche

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Historique

Le casque RECCE belge est copié sur le casque RAC de l'armée britannique mis au point durant la seconde guerre mondiale, dont seuls les matériaux de fabrication (pour la coiffe et la jugulaire) changent pour le modèle fabriqué en Belgique après guerre.
La conception du casque RAC remonte à 1941 lorsque la direction des matériels de combat blindés pose le problème de la protection des équipages face aux éclats d'obus et de grenades, lorsqu'ils évoluent hors de leurs blindés, alors que les casques antichocs (sans aucune protection balistique) ne sont d'aucune utilité.
Bien que le casque Mark II puisse suffire pour ces cas d'utilisation, se pose le problème du stockage de ces casques lorsque les membres d'équipage des blindés évoluent au sein de leurs véhicules.
En juillet 1941, la sous-commission aux véhicules de combat blindés du "Medical Research Council" publie un rapport sur les casques des équipages de chars. Ce rapport conclue les essais d'un casque d'acier Type P, mis au point au départ pour les troupes aéroportées, dont la bombe fut aussi adaptée pour un usage au sein des estafettes motocyclistes, mais aussi au sein des troupes blindés par l'adjonction d'une coiffe de type Mark II standard.
Ce rapport très concluant retient donc cette nouvelle bombe pour la fabrication d'un casque destiné aux troupes blindées de l'armée britannique.
Tout comme le casque Mark I AT, le casque RAC ("Helmet, Steel, Royal Armoured Corps") suit l'évolution de la bombe Type P, utilisé au sein des troupes aéroportées et motocyclistes. La bombe Type P, fabriquée en acier au manganèse, présente une forme profonde, dont la bordure repliée à l'extérieur est protégée par une bande de fibre.
La coiffe et la jugulaire sont reprises du casque standard de l'infanterie. La jugulaire de type Mark II, puis Mark III est fixée à deux fourreaux de type Mark III rivetés de part et d'autre de la bombe. La coiffe de type Mark II est fixée dans la bombe à l'aide d'une vis standard de type Mark III et d'un écrou autobloquant de type Simmonds. Le point sommital de fixation est légèrement décalé vers l'avant afin que le casque soit sensiblement incliné vers l'arrière une fois portée, éloigné des yeux et protégeant la nuque lorsque la coiffe est horizontale.
La fabrication du casque RAC est assurée par la société Briggs Motor Bodies Ltd., comme ce fut le cas pour les casques Mark I DR ("Dispatch's Rider") et AT ("Airborne Troops"). La production commence en juillet 1942 et se poursuit lentement jusqu'en octobre de la même année, alors que des soucis d'emboutissage des plaques d'acier au manganèse sont rencontrés. La majeure partie de ces casques fut alors distribuée aux brigades blindées polonaises stationnées en Grande-Bretagne.
En septembre 1942, le jonc en fibre des bombes Type P est supprimé au profit d'une découpe nette de la bordure de la bombe, désormais protégée par un jonc en acier inoxydable. En octobre 1942, cette amélioration du casque RAC est désignée "Helmet, Steel, N°4 Mark I". Le 7 octobre, la direction des services du matériel fait savoir à la société B.M.B qu'il n'est plus nécessaire que le casque soit amagnétique. Le jonc inoxydable, peu utilisé, est remplacé par un jonc en fer doux.
Selon les prévisions du ministère de l'approvisionnement, 8 000 casques Mark I RAC sont produits par semaine, dès le début du mois d'octobre pour un total de 100 000 unités produites à la fin du mois de décembre.
Le 24 octobre, l'officier responsable du dépôt central du matériel de Didcot reçoit l'instruction d'étendre la dotation des casques Mark I RAC aux unités de reconnaissance et aux régiments de liaison du grand état-major.
La première unité dotée de ce nouveau casque est la "6th Armoured Division" qui reçoit 3 500 unités le 26 octobre 1942. En raison des difficultés de production, la fabrication est poursuivie jusqu'à fin mars 1943 afin de satisfaire les demandes et le casque "Helmet, Steel, RAC Mark I" n'est officiellement introduit qu'en mars 1943.

Malgré la neutralité de la Belgique, le pays est envahi dès le 10 mai 1940 et après 18 jours d'affrontements, la Belgique capitule. Les troupes blindées belges étaient alors équipées du casque modèle 31 décliné dans sa version pour troupe motorisée à l'instar du casque modèle 26 français. Toutefois, une partie de l'armée belge refuse la capitulation et continue le combat auprès des troupes franco-anglaises avant de s'embarquer avec les Britanniques à Dunkerque pour échapper à l'encerclement.

Casque modèle 31 de char.
Casque modèle 31 de char.

C'est ainsi que se retrouvèrent de nombreux belges à Londres, bientôt rejoints d'évadés ayant fait un long chemin à travers la France et l'Espagne pour rejoindre Gibraltar, territoire britannique.
La force terrestre belge, reformée en Angleterre, vivota et passa par des aléas divers jusqu'à ce que son commandement soit confié en avril 1942 au major Piron, évadé de Belgique. Les forces belges, constituant la brigade Piron et diverses brigades de fusiliers réparties au sein d'unités anglo-américaine, furent donc équipées majoritairement de matériels britanniques et américains. C'est donc tout naturellement que les soldats belges, évoluant au sein des forces alliés, furent équipés majoritairement de casques Mark II, et fonction des besoins de casques Mark III, Mark I DR et Mark I RAC.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la Belgique reçoit une importante aide militaire de la part des Etats-Unis dans le cadre de l'aide économique dite Plan Marshall. En effet, les pays d'Europe de l'Ouest constituent aux yeux des Etats-Unis le dernier rempart contre le communisme alors que la guerre froide commence à s'établir entre l'Est et l'Ouest.
Bien qu'ayant reçu des centaines de chars américains, l'ABL (Armée Belge - Belgisch Leger) est essentiellement équipée à l'Anglaise et donc tout naturellement de casques d'origine britannique. Afin de ne plus dépendre de la Grande-Bretagne en matière d'équipements militaire, la Belgique décide de produire ses propres casques tout en conservant la conception anglaise d'origine. C'est ainsi que le casque Mark II anglais est fabriqué en Belgique dès 1949 sous la dénomination de casque modèle 49. S'en suit une production de casques type RAC, désigné au sein de la troupe comme casque RECCE (signifiant reconnaissance en anglais, et surnommé comme tel par les soldats belges : prononcé par les belges "riki") et de casques type Mark II AT pour les troupes parachutistes belges. A noter qu'une quantité non négligeable de casque type Mark I DR fut produite pour les troupes motocyclistes belges, alors qu'un modèle en fibre fut en parallèle plus utilisé.
Le casque RECCE, qui semble avoir été produit à partir de 1951, fut utilisé dans la force terrestre au sein des unités de chasseurs à cheval ("Jagers Paard" en néerlandais), pelotons de reconnaissance des unités d'infanterie et de chars puis par la suite au sein des unités d'artillerie blindée.
Le casque RECCE fut aussi utilisé au sein de la force aérienne dans les unités de défense des aérodromes (UDA) devenues par la suite unités de protection des installations (UPI), qui étaient alors doté de véhicules blindés M8 Greyhound d'origine américaine.
Le casque RECCE fut utilisé des années 50 aux années 70, date à laquelle il fut remplacé par le casque casque Vandeput fabriqué en cuir, puis par le casque crash CVR-T fabriqué par la société Racal et utilisé de 1974-75 à nos jours.

Casque Belge RECCE. Casque Belge RECCE. Casque Belge RECCE.
Casque Belge RECCE.

Constitution

La coque :

Bombe avec peinture granitée et insigne tricolore peint.
Bombe avec peinture granitée et insigne tricolore peint.
Bombe gris/bleu de la force aérienne.
Bombe gris/bleu de la force aérienne.
Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.

Tout comme le casque Mark I RAC de fabrication britannique, le casque RECCE est fabriqué par emboutissage d'une plaque d'acier au manganèse amagnétique. Contrairement au casque britannique, nous ignorons si le casque RECCE fut fabriqué en deux tailles afin de recevoir les différentes tailles de coiffe de type Mark II, reprise du casque modèle 49 (copié sur le casque Mark II anglais).
A l'instar du casque Mark I RAC anglais, le casque RECCE est de forme hémisphérique dont le sommet est sensiblement aplani. La base du casque est légèrement évasée vers l'extérieur (environ 5°) sur environ 3 cm de large. Afin d'épouser au mieux la forme du crâne, la circonférence du casque est oblongue.
Après formation de la bombe, la bordure tranchante du casque est enveloppé d'un jonc en acier doux magnétique, débordant de 6 mm à l'intérieur et extérieur du casque (1,2 cm environ de largeur à plat).
Un trou est pratiqué à environ 2 cm vers l'avant du point sommital du casque pour la mise en place de la coiffe à l'aide d'une vis et d'un écrou. Le point de fixation est décalé afin que le casque soit légèrement incliné en arrière une fois porté.
Les premiers casques RECCE étaient mis en couleur avec de la peinture additionnée de sable pour obtenir une surface granitée à l'extérieur. Empêchant la mise en place d'un insigne transfert à sec tricolore appliquée sur les casques belges dès 1949, la peinture est finement texturée par l'ajout de poudre de fibre additionné à la peinture, permettant la pose d'un insigne transfert à sec. On note aussi des casques RECCE peint simplement de manière satinée à l'instar du casque modèle 49.

Jointure jonc.
Jointure jonc.
Peinture finement texturée.
Peinture finement texturée.

Les casques RECCE destinés à la force terrestre étaient peints de couleur vert olive et les casques destinés à la force aérienne peints de couleur gris/bleu (il est fort probable que les casques desservis à la force aérienne furent des casques de la force terrestre reversé).
A noter que les bombes ne comportent aucun marquage permettant d'identifier un fabricant.

Insigne tricolore peint.
Insigne tricolore peint.
Insigne transfert à sec.
Insigne transfert à sec.

La surface granuleuse des premiers casques RECCE empêchait la mise en place d'un insigne type transfert à sec comme c'était le cas sur les casques modèle 49. L'insigne tricolore belge était alors peint coté gauche (casque porté), dans un rectangle de dimension 35 x 20 mm, où chaque bande de couleur fait 11,5 mm de large.
Par la suite, la surface des casques RECCE fut peint de manière finement texturée. Cette mise en couleur permettait la mise en place d'un insigne transfert à sec, de dimension similaire à l'insigne peint et entouré d'un fin liseré noir.

Malheureusement, à l'heure actuelle, beaucoup de vendeurs peu scrupuleux retirent ses insignes afin de vendre ces casques comme des casques Mark II RAC anglais.

La coiffe :

Intérieur coque.
Intérieur coque.
Vis et écrou Simmonds.
Vis et écrou Simmonds.
Coiffe, vue de biais.
Coiffe, vue de biais.
Coiffe - vue intérieure.
Coiffe - vue intérieure.
Coiffe - vue de dessus.
Coiffe - vue de dessus.
Coiffe - vue avant.
Coiffe - vue avant.
Coiffe - vue de coté : jointure cerclage.
Coiffe - vue de coté : jointure cerclage.
Tampon amortisseur arceau.
Tampon amortisseur arceau.
Tampon amortisseur cerclage.
Tampon amortisseur cerclage.
Détail maintien tampon.
Détail maintien tampon.
Clip métallique.
Clip métallique.
Ourlet de passage du lacet.
Ourlet de passage du lacet.
Couture assemblage coiffe.
Couture assemblage coiffe.
Armortisseur de fond de coiffe - recto.
Armortisseur de fond de coiffe - recto.
Armortisseur de fond de coiffe - verso.
Armortisseur de fond de coiffe - verso.
Coiffe.
Coiffe.
Position de la coiffe dans la bombe.
Position de la coiffe dans la bombe.

La coiffe est identique à celle équipant les casques modèle 49. Copiée sur la coiffe Mark II britannique, la coiffe belge est montée sur une armature en carton compressé de couleur noir. Cette armature est composée de deux bandes se croisant en leur centre, dont le maintien est assuré par un œillet métallique creux (pour le passage de la vis de maintien). Les extrémités de chacune des bandes sont rivetées par deux rivets plats en laiton au cerclage de la coiffe constitué du même matériau. Ces bandes forment ainsi deux arceaux, épousant la forme de la bombe une coiffe la coiffe mise en place.
La coiffe est constituée d'une large bande de cuir brun, dont la base est découpée pour former cinq pattes. L'extrémité de chacune d'elle est repliée sur elle-même, dont le dos est doublé d'un morceau de cuir découpé à la forme, cousus ensemble pour former le fourreau de passage du lacet en profondeur de la coiffe, joignant les pattes de la coiffe entre elles. La bande de cuir est jointive sur le coté arrière de la coiffe par une couture en zig-zag entre deux pattes de coiffe.
La coiffe est ensuite cousue sur toute sa circonférence au cerclage en carton compressé de l'armature. Une bande de feutre noir est intercalée entre le cuir et le cerclage avant couture de celle-ci afin d'assurer un minimum de confort. Le cerclage est jointif sur le coté à l'aide de quatre rivets en laiton plat.

Un croisillon en mousse de caoutchouc naturel, doublé d'un morceau de cuir découpé à la forme exacte, est placé au fond de la coiffe, dont le maintien est assuré par la vis et l'écrou retenant la coiffe. Un disque de cuir, collé dans l'orifice central du croisillon, assure le maintien de ce tampon amortisseur. Le croisillon est souvent absent en raison de la fragilité de la mousse de caoutchouc, s'arrachant avec le temps.
La coiffe est retenue dans la bombe à l'aide d'une vis de type Mark III anglaise et d'un écrou hexagonal auto freiné de type Simmonds, et est placé à environ 10° du point sommital du casque, afin que l'avant soit légèrement incliné vers le haut pour dégager la vue du porteur.
La coiffe est calée à l'intérieur de la bombe à l'aide de huit tampons amortisseur en caoutchouc noir de forte densité. Ces blocs de caoutchouc, en forme de L très arrondi, sont répartis par groupe de 4 sur le cerclage de coiffe et les quatre autres répartis sur chaque extrémité des arceaux de la coiffe. Muni d'un ergot plat à leur dos, ces tampons sont mis en place dans des trous ovalisés prévus à cet effet sur l'armature de la coiffe. Le maintien est assuré par un clip fabriqué en fil de laiton. A noter que l'épaisseur de ces amortisseurs dépend de la taille de la coiffe, devenant de plus en plus large lorsque la taille diminue.
La taille de la coiffe est spécifiée soit par tampon encreur de couleur blanche, ou par marquage estampé à froid sur un des arceaux de la coiffe.

Le dos de la coiffe en cuir peut comporter un marquage circulaire appliqué au tampon encreur de couleur bleu foncé, correspondant au cachet de réception/contrôle du service général des achats. Il y est indiqué : SGA MDN AVD MLV, signifiant Service Général des Achats Ministère de la Défense Nationale - Algemeen Dienst Ministerie van Lands Verdediging.

Cachet de réception/contrôle.
Cachet de réception/contrôle.

Les fabricants, marquages et caractéristiques :

SARTEL, 1952, taille 58.
SARTEL, 1952, taille 58.
Détail couture.
Détail couture.
X.Buisset, 1951, taille 56.
X.Buisset, 1951, taille 56.
Détail couture.
Détail couture.

Seule la coiffe comporte des marquages identifiant le fabricant. On rencontre principalement deux fabricants pour le casque RECCE.
Le premier Xavier BUISSET, société située à Vilvorde dans la banlieue de Bruxelles, fournisseur de l'armée belge. Cette société identifia ses coiffes par les mentions suivantes appliquées par estampage d'un des arceaux de la coiffe : ABL 1949 (année d'introduction de ce type de coiffe dans les casques modèle 49), puis les initiales de la raison sociale de la société X.B, suivi de l'année de production. La taille de la coiffe, informant la circonférence de la coiffe en cm, est indiquée sur le même arceau à proximité du marquage fabricant.
Ces coiffes sont caractérisées par un trait de couture rectiligne, complété d'une couture en arc de cercle pour la formation du fourreau de passage du lacet sur chacune des pattes de coiffe.

Le second fabricant, SARTEL (vraisemblablement situé à Liège), appliqua ses marquages à l'aide de tampons encreur de couleur blanche, sur un même arceau de part et d'autre du point de fixation de la coiffe. On retrouve les mentions ABL suivi des deux derniers chiffres de l'année de production, à coté de la taille. SARTEL est identifié du même terme à l'opposé.
Ces coiffes sont caractérisées par deux traits de coutures parallèles pour la formation du fourreau de passage du lacet sur chacune des pattes de coiffe.

A noter que les coiffes des casques destinés à la force aérienne comportent la mention AMV : Aéronautique Militaire Vliegwezen.

La jugulaire :

Jugulaire à ressort Mark II britannique.

Jugulaire à ressort Mark II britannique.
Jugulaire à ressort Mark II britannique.

Tout comme l'ensemble des casques britanniques reversés à l'armée belge durant et après la seconde guerre mondiale, les premiers casques RECCE belges furent munis pour certains d'une jugulaire à ressort de type Mark II, et sans doute à de plus rares occasions de jugulaire de type Mark III. La jugulaire Mark II de fabrication anglaise est constituée de deux fourreaux en toile recouvrant deux longs ressort mesurant 8,5 cm, maintenant 2 boucles rectangulaire en laiton. Ces deux parties sont jointives par une longue sangle de toile, réglable par une large boucle métallique plate, anodisée en noir. Cette jugulaire, issue des anciens stocks britannique ou récupérée d'un casque reversé à l'ABL, est montée aux deux fourreaux de jugulaire rivetés de part et d'autre de la bombe.
Ces jugulaires sont récupérées des casques équipant déjà l'armée belge ou issues des importants stocks de la seconde guerre mondiale, raison pour laquelle il n'est pas étonnant de croiser des casques belges dotés d'une jugulaire Mark II * normalement destinés à des casques civils.
Les fourreaux sont de type Mark III anglais, et sont constitués d'une plaque métallique de dimension 3 x 1,5 cm, dont un des cotés est plié pour former une gouttière dans laquelle est insérée en force une des boucles attenantes à la jugulaire. Les fourreaux de jugulaire sont rivetés de part et d'autre du casque à l'aide d'un rivet mécanique à tête bombée.

Jugulaire élastique type Mark III belge.

Jugulaire en toile élastique, calquée sur la jugulaire Mark III britannique.
Jugulaire en toile élastique, calquée sur la jugulaire Mark III britannique.
Boucle fixe.
Boucle fixe.
Boucle fixe, avec couture carrée.
Boucle fixe, avec couture carrée.
Boucle réglable.
Boucle réglable.
Détails passage jugulaire.
Détails passage jugulaire.
Extrémité libre, couture carrée.
Extrémité libre, couture carrée.
Couture rectiligne.
Couture rectiligne.
Fourreau de jugulaire.
Fourreau de jugulaire.
Vue de biais.
Vue de biais.
Détail fixation.
Détail fixation.

Tout comme le casque modèle 49, le casque RECCE est équipé de la jugulaire élastique héritée de la jugulaire Mark III anglaise. D'ailleurs, la jugulaire belge est presque identique à la jugulaire Mark IV anglaise au niveau de la sangle élastique.
Cette jugulaire est constituée d'une sangle fabriquée en coton vert kaki (pour les casques destinés à la force terrestre) ou bleu (pour les casques destinés à la force aérienne) tissé sur des fibres élastiques, ayant pour dimension 50 x 2,4 cm. Une des extrémités enchape une fine boucle métallique chromée, de forme rectangulaire à l'échelle dont les cotés sont arrondies. L'enchapure est solidarisée par plusieurs traits de couture ou une couture carré plus large. L'autre extrémité de la jugulaire est pliée 2 fois sur elle-même, puis cousue par plusieurs traits de couture ou une couture carrée plus large. Cette mise en épaisseur de cette extrémité est destinée à empêcher la jugulaire de s'échapper de la boucle de réglage coulissante.
Cette boucle, fabriquée en fil d'acier chromée, a sa base ondulée et son coté opposé doublé d'un rouleau métallique pour la mise en place dans un des fourreaux de jugulaire de la bombe. Une barre plate autobloquante coulisse dans cette boucle, retenant la jugulaire par tension. Tout comme la base de la boucle, la longueur de la barre autobloquante en contact avec la boucle présente aussi une découpe ondulée afin de mieux retenir la sangle de la jugulaire.

La jugulaire est mise en place dans la bombe à l'aide de ses deux boucles métalliques, respectivement mises en place dans les fourreaux de jugulaire du casque.