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Casque JK 96

Fiche

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Historique

Devenue une république populaire depuis la fin de la guerre civile en 1949 avec la victoire de l'armée populaire de libération de Mao Zedong.
Ruinée par une succession de luttes armées qui font rage dans le pays depuis 1921, avec l'éclatement de la guerre civile entre forces nationalités et forces communistes, puis ensuite avec le conflit sino-japonais à partir de 1931, la Chine ressort en 1949 économiquement très affaiblie.
A cette époque les rares casques coiffant les soldats de l'armée populaire furent quelques casques Ssh 40 issus de l'aide soviétique, et essentiellement des casques Type 90 japonais repris de l'ancien occupant lors de leur départ en 1945. Autant dire que la protection de tête du soldat de l'époque n'était pas une priorité, la majorité des soldats du rang portant une simple casquette souple ornée de l'étoile rouge du régime communiste.
Après 1949, la Chine connaît un calme relatif, que seul l'éclatement de la guerre en Corée en 1950 troublera ce calme presque parfait, durant laquelle la Chine apportera son soutien à la Corée du Nord par l'apport de matériels et surtout l'envoi de 500 000 volontaires, non issus de l'armée régulière.
Dans ces conditions, où la reconstruction du pays est la priorité du gouvernement, il faut attendre les années 60 avant de voir un projet de casque national voir le jour.
Ainsi, en pleine guerre du Vietnam, un casque fait son apparition, annonçant l'arrivée du casque GK 80. Ce casque très semblable au futur modèle qui équipera les troupes de l'armée populaire de libération sera principalement distribué aux soldats du Vietminh pour les aider à combattre les soldats Sud-Vietnamiens et les troupes américaines.
Premier casque de fabrication nationale depuis l'instauration de la chine communiste, le casque GK 80 fera sa première apparition au grand jour sur la tête de soldats albanais à Tirana lors d'un défilé militaire au début des années 70 ! En effet, la république populaire et démocratique d'Albanie était inféodée à Pékin et non à Moscou comme la plupart des pays situés derrière le rideau de fer.
Ce n'est qu'en février 1979, que le casque GK 80 A fit son apparition de manière massive sur la tête des soldats chinois durant la guerre punitive contre le Vietnam pour avoir envahi le Cambodge. Il faut dire qu'équiper chaque soldat d'une armée aussi important que celle de la Chine n'est pas une mince affaire.
En cours de production, une variante du casque GK 80 A fit son apparition, et ayant une très forte ressemblance au casque italien modèle 933. Ce casque ne sera que très peu utilisé par les militaires chinois ne l'appréciant guère, car possédant une silhouette trop différente de la version A, peu représentative de l'armée populaire de libération.
Désigné comme casque GK 80 B, ce casque sera principalement réservé à l'exportation.
La désignation du casque GK 80, toute version confondue, n'a donc aucun rapport avec son année de création/adoption et peut faire référence à plusieurs variantes, notamment au niveau de la coiffe et de la jugulaire.
Le casque GK 80 A sera principalement utilisé par les hommes de troupes jusque dans les années 90 et est encore en usage de nos jours en raison du grand nombre de soldats composant l'armée chinoise.
Alors que dans les années 90, la plupart des armées du monde commencent à s'équiper de casques en matière composite et reprenant la forme du casque PASGT américain, devenant un standard en raison de son efficacité qui ne reste plus à prouver. Concept créé en 1935 par l'Allemagne avec le casque modèle 35, ce qui vaut à cette forme de casque d'être surnommé casque "Fritz" en référence au casque allemand de la seconde guerre mondiale. La Chine ayant l'habitude de suivre les tendances en matière d'équipement militaire, et ceci depuis les années 30, décide de se doter d'un nouveau casque reprenant le standard PASGT.
La coiffe du casque GK 80 ayant fait ses preuves, l'intendance chinoise décide de reprendre ce modèle pour son nouveau casque, la suspension "Riddel" étant encore à l'heure actuelle une référence en matière de coiffe de casque.
La forme du nouveau casque reprendra celle du PASGT américain, comme de nombreuses armées l'ont fait avant elle. Cependant il fut décidé de fabriquer la bombe en acier en raison de l'important coût occasionné par la fabrication d'un casque en matière composite pour une armée composée d'environ 1,5 millions d'hommes. Ce nouveau casque adopté en 1996 est désigné comme casque JK 96 dont on observe deux principales variantes, des modifications ayant été apportées durant sa production au niveau de la jugulaire et de la fixation de la coiffe. On peut désigner ces deux variantes comme casque JK 96 A pour un casque de début de production et JK 96 B pour la dernière variante produite.
Au début des années 2000, l'armée chinoise se dota enfin d'un casque en matière composite référencé comme FK 2000 et reprenant une conception semblable au casque JK 96.
Le casque JK 96 est encore en dotation à l'heure actuelle dans l'armée chinoise.

Casque GK 80 - A.
Casque GK 80 - A.
Casque JK 96. Casque JK 96. Casque JK 96.
Casque JK 96.
Casque JK 96. Casque JK 96. Casque JK 96.

Constitution

La coque :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Détail peinture et tête de rivet.
Détail peinture et tête de rivet.

La coque du casque JK 96 est reprise de celle du casque américain PASGT, conférant une surface de protection largement supérieure aux casques GK 80. Elle est fabriquée en taille unique par emboutissage progressif d'une feuille d'acier.
La bordure brute du casque est adoucie en étant légèrement évasée vers l'extérieur.
Six trous sont effectués pour la pose ultérieure de la coiffe à l'aide de six vis et écrous. Ce mode de fixation changera au cours de la production au profit de six supports de coiffe soudés à l'intérieur de la bombe à l'instar du casque GK 80.
Trois passants de jugulaire, repris du casque US M-1 model 1943 et modèles suivants, sont soudés à l'intérieur de la bombe à l'aide de trois points de soudures électriques chacun.
La coque est ensuite peinte de couleur vert olive foncé avant montage des éléments internes du casque. La peinture appliquée peut être mat, satinée ou encore parfaitement lisse et brillante, le camouflage du casque étant assuré par couvre-casque. On peut supposer que l'aspect brillant de la peinture est employé lors de parades afin de donner un coté plus esthétique au casque.
Les casques reversés aux forces de police sont peints de couleur noire, appliquée de manière lisse ou mat.
Aussi, aucun insigne n'est prévu pour ce casque à l'exception de ceux utilisés par les forces de police.
A noter que la coque comporte ne comporte aucun marquage de fabrication estampé ou encore peint.

La coiffe :

Intérieur coque.
Intérieur coque.
Vis, rondelle et écrou de fixation.
Vis, rondelle et écrou de fixation.
Détail fixation.
Détail fixation.
Coiffe constituée d'un bandeau de cuir, doublé de mousse caoutchouc, monté sur une suspension de type Riddel.
Coiffe constituée d'un bandeau de cuir, doublé de caoutchouc, monté sur une suspension de type Riddel.
Coiffe - revers.
Coiffe - revers.
Trou pour le montage de la coiffe.
Trou pour le montage de la coiffe.
Passant de maintien du bandeau.
Passant de maintien du bandeau.
Doublure en mousse de caoutchouc dans fourreau de toile.
Doublure en mousse de caoutchouc dans fourreau de toile.
Boucle coulissante de réglage du bandeau de tête.
Boucle coulissante de réglage du bandeau de tête.
Coiffe mise en place.
Coiffe mise en place.
Coussinet de fond de coiffe.
Coussinet de fond de coiffe.
Revers, lacet de réglage.
Revers, lacet de réglage.
Coiffe.
Coiffe.

La coiffe est reprise du casque GK 80 toute version confondue. Elle est constituée d'un ensemble extractible composé d'une suspension de type "Riddel" sur laquelle est montée un bandeau de tour de tête solidaire et inamovible.
La suspension est fabriquée à partir de bandes de toile forte en coton de couleur verte, constituée d'un bandeau sur lequel sont cousues les extrémités de trois bandes pliées en forme de "V". Un lacet joignant ces trois bandes permettant le réglage en profondeur de la coiffe. Le lacet de réglage en profondeur emprisonne un coussinet de fond de coiffe tout en rejoignant les différentes parties de la suspension de coiffe. Ce coussinet, de forme circulaire, est constitué d'un disque de cuir de couleur beige au dos duquel est cousu sur toute sa circonférence un disque de toile. Trois passants en toile permettent de maintenir le coussinet dans le lacet. Ce coussinet permet d'adoucir l'irrégularité de la suspension au sommet du crâne.
Le maintien sur la tête est assuré par un bandeau de tête solidaire de la suspension par sa fixation effectuée par six passants en toile. Ce bandeau est constitué d'une bande de toile forte en matière synthétique sur laquelle est cousue une bande de cuir beige (alors que le bandeau des casques GK 80 est fabriqué en toile cirée de couleur verte). Le bandeau est rembourré par une bande de mousse néoprène possédant des surépaisseurs entre chaque bande de fixation. Ce rembourrage est enfermé dans des fourreaux de toile cousus au bandeau, laissant les surépaisseurs visibles. Le réglage du tour de tête du bandeau est assuré par une simple boucle coulissante à double fente.
Un trou en forme de trou de serrure est présent à la jonction de chaque bande de toile de la suspension, permettant la fixation de la suspension dans la coque à l'aide des six vis, rondelles et écrous. La coiffe est donc maintenue dans la coque au niveau de chaque trou à l'aide d'une vis à tête bombée et se vissant à l'aide d'un tournevis plat, d'une large rondelle de maintien (remplaçant la plaque de maintien) et un écrou extérieur. L'écrou extérieur est constitué d'un cylindre comportant un pas de vis, sur lequel est soudé un disque légèrement bombé. La partie extérieure de l'écrou (disque bombé) est peinte de la même couleur que la coque.

La jugulaire :

Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.
Jugulaire.
Jugulaire.
Mentonnière en plastique.
Mentonnière en plastique.
Fermeture par velcro.
Fermeture par velcro.
Fixation latérale.
Fixation latérale.
Passage arrière.
Passage arrière.

La jugulaire de topologie en trois points est maintenue à trois pontets mobiles répartis de chaque coté du casque et à l'arrière. Les pontets mobiles sont repris du casque US M-1 model 1943 et sont constitués d'une boucle métallique rectangulaire aux angles arrondies. La base de cette boucle est prise dans une pièce métallique plate en forme de "V" repliée sur elle-même pour jouer le rôle de charnière. Les pattes ainsi données par la pliure de la pièce en "V" permettent la fixation des pontets mobiles par trois points de soudure électrique (un à chaque extrémité du "V") à l'intérieur de la bombe avant mise en couleur.
La jugulaire est constituée de deux parties fabriquées à partir de bandes de toile forte de couleur verte. La jugulaire se fixe aux pontets latéraux à l'aide d'une zone auto-agrippante cousue à la jugulaire.
La partie gauche de la jugulaire est constituée d'une bande de toile pliée en forme de V et comportant un anneau métallique de fermeture coincé au niveau de la pliure par couture. Une zone velcro est cousue sur la partie destinée à être fixée au passant latérale. L'extrémité de cette partie est renforcée d'un fourreau métallique empêchant l'effilochement. L'autre extrémité comporte une boucle à double passant afin d'être rejointe à la seconde partie de la jugulaire par la bande arrière.
La seconde partie de la jugulaire est constituée de deux bandes de toile cousue ensemble. Une première bande, comportant un renfort métallique à chaque extrémité, est munie de deux zones velcro. Une première destinée à maintenir cette partie de la jugulaire au second passant latéral. Une seconde permet la fermeture de la jugulaire en passant dans l'anneau de fermeture. Elle possède aussi une mentonnière en plastique de couleur vert kaki, munie de plusieurs trous d'aération et glissée dans la jugulaire par deux fentes latérales. Une autre bande de toile est cousue, permettant le passage de la jugulaire dans le pontet arrière et se fixant à la boucle coulissante de l'autre partie de la jugulaire. Cette dernière extrémité est aussi renforcée d'une pièce métallique.

Un second modèle de jugulaire fit son apparition sur la dernière version du casque JK 96, que l'on peut qualifier de casque JK 96 B afin de le discerner du premier modèle (JK 96 A). Cette jugulaire, fabriquée en toile forte de nylon, est maintenue aux passants latéraux du casque à une boucle à double fente maintenue à une patte de toile solidaire des pontets latéraux par couture.
La mentonnière en plastique est supprimée au profit d'une mentonnière en toile constituée d'une seconde bande de toile cousue sur la partie concernée.
Enfin, la fermeture de cette jugulaire n'est plus assurée par une zone velcro se refermant dans un anneau métallique, mais par une fermeture en plastique clipsable.

Le camouflage additionnel :

Couvre-casque premier type.
Couvre-casque premier type.
Vue maintien au casque.
Vue maintien au casque.
Détail fixation.
Détail fixation.

Deux types de couvre-casques ont été conçus pour le casque JK 96. Un premier modèle fabriqué en toile arborant le camouflage Type 99 calqué sur le camouflage Woodland américain, constitué de quatre couleurs (noir, marron, vert et vert clair).
Ce couvre-casque est fabriqué à partir de trois morceaux de toile cousus longitudinalement, complétés d'une bande à l'avant afin d'épouser la visière ainsi que de deux demi-cercles au niveau des décrochements latéraux. Un fourreau de toile est cousu sur toute la circonférence de ce couvre-casque dans lequel est inséré un cordon élastique plat multicolore pour assurer le maintien sur le casque. La fixation est complétée par six petits cordons élastiques cousus à intervalle régulier. Ces cordons sont terminés par un petit crochet métallique plat destiné à s'accrocher au cerclage de toile de la suspension.

Vue à plat.
Vue à plat.
Couvre-casque second type.
Couvre-casque second type.
Vue maintien au casque.
Vue maintien au casque.
Détail fixation.
Détail fixation.
Vue à plat.
Vue à plat.

Un second modèle de couvre-casque fabriqué de manière identique à partir de morceaux de toile arborant le camouflage Type 99 dont les couleurs varient légèrement.
La base de ce couvre-casque n'est plus constituée d'un ourlet contenant un élastique mais est munie d'une base côtelée élastique pliée en deux et cousue sur toute la circonférence. La fixation est complétée par huit petits cordons élastiques terminés d'un petit crochet métallique plat. Ces crochets se fixe à l'inverse du modèle précédent au cerclage de la suspension.

Le casque est démuni d'insigne, cependant on observe l'utilisation d'insigne de l'Armée populaire de Libération monté sur des couvre-casques.