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Casque Modèle 45

Fiche

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Version armée de terre.

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Version armée de terre, peinture floconnée.

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Version armée de l'air.

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Version Sureté Nationale (CRS).

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Version du Saarbataillon (configuration après 1957).

Historique

Modèle 37 de l'armée de l'air.
Modèle 37 de l'armée de l'air.
Modèle 37 de l'armée de l'air. Modèle 26/45 CRS.
Modèle 26/45 CRS.
Modèle 26/45 CRS.

Durant la seconde guerre mondiale, les forces françaises libres furent rééquipées de matériels d'origine américaine ou britannique. C'est ainsi par exemple, que la 1ère DFL reçut des casques Mark II britanniques, les Tabors marocains des casques US M1917 - A1 et la 2ème DB des casques US M-1 ou des casques US M1938 pour les équipages de blindés. Cependant, chaque fois que cela fut possible, on privilégiât les coiffures françaises pour se distinguer des alliés. En Afrique du Nord, les stocks de casques modèle 26 et modèle 35 étaient encore conséquents et furent distribués. Le symbole de l'armée de libération est un homme en uniforme US, coiffé d'un casque français. On a pu voir ainsi, des spahis ou les commandos d'Afrique coiffés du casque modèle 35/37, ou des tirailleurs de la 3ème DIA porter fièrement l'Adrian modèle 26 en Allemagne.
De son coté, le régime de Vichy avait lancé le concept de l'Armée nouvelle et adopté le casque à bandeau frontal comme symbole de modernité. Il figurait sur toutes les affiches de recrutement. Pour mener à bien cette idée, il fallait modifier le casque modèle 35/37 en casque toutes armes. C'est ce qui fut fait avec le mythique casque modèle 41. Plus enveloppant que le modèle 35, il se caractérisait par le retour d'un petit cimier. Une cornière métallique soudée sur l'avant, maintenait le bandeau de cuir en place, en plus des trois rivets de fixation. Toutes les parties métalliques rapportées (lames de coiffes, cimier), étaient soudées et non plus rivetées. Une petite série fut fabriquée, dont il ne reste, de nos jours, que trois exemplaires connus. Il semble qu'il n'ait connu le feu qu'avec le Corps Franc Pomies (49è RI).
Curieusement ces deux tendances se rejoignirent, lorsqu'en 1945 le général de Gaulle voulut doter l'armée française d'un nouveau casque de conception nationale, dans la lignée des modèles précédents.
Le casque modèle 45 TTA qui en résultat, était un développement du casque modèle 41. La coque un peu plus volumineuse, dépourvue de perforation pour attribut, recevait un fin cimier soudé. La coiffe était maintenue par quatre lames en T, également soudées. Elle était extrapolée d'une coiffe de type Ridell utilisée sur certains casques Adrian modèle 26 reversés à la défense passive et possédait un ingénieux système de réglage. La jugulaire était modèle 26. Le modèle 45 était décliné en trois finitions : vert kaki, cuirs marron, ainsi qu'une variante floquée anti-reflet, pour l'armée de terre et bleu Louise, cuirs noirs pour l'armée de l'air.
Il n'eut pas un franc succès, peu commode dans la position couchée, il avait de plus un aspect archaïque. Sa silhouette évoquant vaguement le casque qu'elle portait, il fut surnommé "Jeanne d'Arc". Fabriqué à partir de 1946, le gros de la production fut réalisé après 1948 pour atteindre environ 20 à 30 000 exemplaires, la plupart pour l'armée de l'air. Même si tous les exemplaires connus sont issus des entreprises FRANCK & fils à Aubervilliers, il semblerait que les entreprises Thibault à Montreuil en aient fabriqués un petit nombre, mais cela reste à prouver.

Soldat équipé du casque modèle 41.
Soldat équipé du casque modèle 41.

Le symbole de la modernité était désormais le casque US M-1 avec son système de liner amovible et c'est lui qui fut préféré pour équiper le corps expéditionnaire en extrême orient avant d'inspirer le casque modèle 51 TTA basé sur le même principe. L'armée de l'air utilisa toutefois ses modèle 45 en Indochine et l'arme du Train en fit un casque de conducteur, véhicule ou moto. Plusieurs exemplaires furent reversés à la Croix Rouge. Toutefois, le casque modèle 45 eut l'occasion de servir jusqu'à la fin des années 50, mais au sein de la police.
En effet, les entreprises Franck avaient créé en même temps que le modèle 45, une évolution du casque Adrian modèle 26 destinée aux CRS nouvellement mis sur pieds. Successeurs des GMR, ils portaient un casque modèle 26 noir dépourvu d'attribut. Ce modèle 26/45 ne présentait donc aucune fente frontale. L'intérieur était identique à celui du modèle 45. Le cimier était également identique, mais il était chromé et amovible, maintenu par deux vis intérieures. Il semble que très peu d'exemplaires furent fabriqués.
En 1947, la Sureté nationale lui préféra une version du modèle 45 spécifiquement destinée aux CRS. Franck adapta, sur une coque classique, le cimier chromé amovible étudié pour le modèle 26/45. En outre deux fentes furent pratiquées sur le devant pour accueillir le tout nouvel attribut des CRS, dessiné en 1947, représentant un flambeau. Utilisé par les CRS, à partir de 1948 et jusqu'à la fin des années 50, notamment en Algérie, il sera remplacé progressivement par le casque modèle 53. La police monégasque en perçut également.
A la fin de la guerre, la Sarre est incluse dans la zone d'occupation française. C'est une région autonome, placée sous la tutelle économique et militaire française. Le "Saarbataillon", force anti-émeute du territoire de la Sarre, est créé en avril 1946, sous commandement français. Il perçoit des équipements français et notamment une version du modèle 45 avec une coque en duralumin. De ce fait, les pattes de soutien de la coiffe sont rivetées, les douze têtes de rivets nécessaires étant visibles sur le sommet de la bombe, de part et d'autre du cimier. En outre le couvre nuque est moins volumineux et plus horizontal. Il reçoit le cimier chromé des CRS, et deux fentes d'attribut sur le devant. Celui-ci représente les armes de la Sarre. La coiffe est un modèle spécifique en cuir. Ce casque sera utilisé exclusivement par le "Saarbataillon". Lorsque cette région autonome sera rattachée à la république fédérale d'Allemagne (RFA) en 1957, ces policiers seront pris en charge par la Bereitschaftspolizei (BEPO, police anti-émeute) du Land. Les cimiers des casques sont démontés et l'écusson de la Sarre remplacé par l'étoile à douze branches de la police avec au centre une cocarde jaune-rouge-noir.

Casque modèle 45 - Jeanne d'Arc. Casque modèle 45 - Jeanne d'Arc. Casque modèle 45 - Jeanne d'Arc.
Casque modèle 45 - Jeanne d'Arc. Casque modèle 45 - Jeanne d'Arc. Casque modèle 45 - Jeanne d'Arc. Casque modèle 45 - Jeanne d'Arc.
Casque modèle 45 - Jeanne d'Arc. Casque modèle 45 - Jeanne d'Arc. Casque modèle 45 - Jeanne d'Arc.

Constitution

La coque :

La coque du casque modèle 45 existe en deux tailles. Elle est emboutie d'une seule pièce, dans une plaque d'acier au manganèse amagnétique. Elle a la forme d'une demi-sphère ovalisée, prolongée à l'arrière par un large couvre-nuque, incliné à 60°, d'une largeur constante de 50 mm. Celui-ci se raccorde, par une courbe en doucine, à un embryon de visière horizontale de 7 à 8 mm de large. Ces dimensions sont identiques sur les deux tailles.
Un jonc en acier doux magnétique, est serti sur la totalité du pourtour. Huit trous d'aération, répartis en quinconce à l'instar du casque Adrian modèle 26, sont percés au sommet de la bombe. La coque reçoit également trois perforations, destinées aux rivets maintenant le bandeau de cuir frontal. Les éléments métalliques rapportés sont assemblés par soudure. Ce sont :
    - Un petit cimier percé de quatre lumières rectangulaires (18 x 4 mm), deux de chaque coté, au niveau des aérations de la bombe. Il est maintenu par une dizaine de points de soudure électrique.
    - Une cornière de 10 x 4 mm. Elle est soudée sur le devant du casque pour servir d'appui au bandeau de cuir, en opposition avec la petite visière.
    - Deux enchapures métalliques (une de chaque coté) de 12 x 20 mm dans les quelles s'articulent les dés carrés (20 x 20 mm) de jugulaire. Elles nécessitent chacune, deux points de soudure.
    - Quatre lames ressorts destinées à supporter la coiffe réglable. Chaque lame affecte la forme d'un T de dimension 10 x 12 cm. Elles sont nervurées pour accroitre leur rigidité et galbées pour épouser l'intérieur de la bombe. Chacune est maintenue par quatre points de soudure électrique.
Un bandeau de cuir, rembourré de bandes de feutre découpées en forme, est fixé sur le devant du casque par trois rivets du type "attaches parisiennes" et a environ 1 cm d'épaisseur.
Son montage est astucieux, la moitié des bandes de feutre est traversée en son centre par une attache parisienne à large tête, puis le reste des bandes est positionné par dessus, emprisonnant la tête du rivet. La pièce de cuir enveloppe le tout en commençant par l'arrière, elle est également traversée par le rivet central. Elle recouvre ensuite l'avant et une couture ferme le bas du bandeau, les bouts sont repliés sur l'arrière, le surplus de cuir reste pendant. Le bandeau est mis alors en place. Il prend appui sur la cornière en haut et sur la visière en bas, le rivet central traversant la perforation de la coque prévue à cet effet. Le surplus de cuir se replie et est collé à l'intérieur de la bombe, occultant la visière. L'attache parisienne centrale est alors ouverte par-dessus ce cuir et les deux attaches latérales sont mises en place, à travers la totalité de l'épaisseur, leur tête étant apparente à l'extérieur.

Version armée de terre.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Cimier.
Cimier.
Gouttière et fixation bourrelet.
Gouttière et fixation bourrelet.
Fixation du bourrelet par trois rivets fendus et colle.
Fixation du bourrelet par trois rivets fendus et colle.
Trous d'aération.
Trous d'aération.
Cimier avec défaut de fabrication.
Cimier avec défaut de fabrication.
Modèle avec peinture floconnée.
Modèle avec peinture floconnée.
Détail peinture floconnée.
Détail peinture floconnée.

Les casques destinés à l'armée de terre, sont revêtus, intérieurement et extérieurement, d'une peinture vert kaki satinée. Le cuir du bandeau est teinté en marron.
Quelques exemplaires ont reçu un revêtement floqué anti-reflet, également vert kaki. Ce revêtement est appliqué soit à l'intérieur comme à l'extérieur soit uniquement à l'extérieur. Il s'agit d'une projection de fibres kaki sur la surface du casque préalablement encollée. Il en reçoit deux couches successives. L'aspect final et le touché, sont ceux d'une moquette rase.

Version armée de l'air.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Cimier.
Cimier.
Gouttière et fixation bourrelet.
Gouttière et fixation bourrelet.
Fixation du bourrelet par trois rivets fendus et colle.
Fixation du bourrelet par trois rivets fendus et colle.
Trous d'aération.
Trous d'aération.
Gouttière de maintien du bourrelet. Gouttière de maintien du bourrelet. Gouttière de maintien du bourrelet.
Gouttière de maintien du bourrelet.

Les casques destinés à l'armée de l'air, ont une coque en tous points identique, mais ils sont revêtus d'une peinture bleu louise satinée et le cuir du bandeau est teinté en noir.

Comparatif entre deux casques de taille 1 et 2.
Comparatif entre deux casques de taille 1 et 2.

Comparaison des dimensions des deux tailles (taille 1 ou P / taille 2 ou G) :
Axe longitudinal, du couvre nuque à la visière........................................ 27 cm / 28 cm
Axe transversal, juste en avant des pontets............................................ 21,5 cm / 23 cm
Hauteur, au plus haut du cimier, casque posé sur un plan horizontal..... 18,3 cm / 19,7 cm
Circonférence, au niveau du dessus du bandeau................................... 69 cm / 72 cm
Longueur du cimier.................................................................................. 25 cm / 26,5 cm
Longueur du bandeau frontal.................................................................. 32 à 33 cm / 34,5 cm
Largeur du bandeau frontal au centre..................................................... 6,5 cm / 6,5 cm
Largeur du bandeau frontal aux extrémités............................................. 2,5 cm / 3 cm

Version CRS.

Cimier chromé pour CRS et vis de fixation.
Cimier chromé pour CRS et vis de fixation.
Vue de dessus, sans cimier.
Vue de dessus, sans cimier.
Points de fixation.
Points de fixation.
Attribut modèle 47 des CRS.
Attribut modèle 47 des CRS.
Fixation insigne.
Fixation insigne.
Exemplaire de l'armée de l'air, réutilisé en école de CRS.
Exemplaire de l'armée de l'air, réutilisé en école de CRS.
Vue intérieure.
Vue intérieure.

La coque des casques commandés par la Sureté Nationale, est identique à celle de l'armée, mis à part deux changements : le cimier est amovible et est entièrement chromé et deux petites pattes, taraudées en leur centre, sont soudées à l'intérieur. Elles recevront les vis, qui traversant la coque, maintiendront le cimier en place. Deux perforations supplémentaires sont pratiquées à cet effet, sur le sommet de la bombe.
Deux fentes sont pratiquées sur l'avant, entre le bandeau et le cimier, pour recevoir les pattes de fixation de l'attribut. Celui-ci, en tôle emboutie chromée, représente le flambeau des CRS modèle 47. Il est légèrement plus grand que celui que l'on retrouvera sur le casque modèle 53. La peinture est bleu nuit brillant et le cuir du bandeau est noir.
Il faut noter que des casques modèle 45 de l'armée de l'air, repeints en bleu nuit, ont été réutilisés par les CRS pour la formation en école et ce jusque dans les années 60.

Version Saarbataillon.

Vue avant (trace circulaire de l'étoile de la Polizei).
Vue avant (trace circulaire de l'étoile de la Polizei).
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Fixation du bourrelet par quatre rivets fendus.
Fixation du bourrelet par quatre rivets fendus.
Trous de fixation de l'insigne.
Trous de fixation de l'insigne.
Fixation des pattes de coiffe par rivetage.
Fixation des pattes de coiffe par rivetage.
Casque du Saarbataillon (reconstitution).
Casque du Saarbataillon (reconstitution).
Insigne.
Insigne.

Le modèle 45 destiné au "Saarbataillon", est relativement différent du modèle général. Il est un peu plus rond, l'axe longitudinal est plus court d'environ 1 cm tandis que le transversal est plus long de 5 mm.
Mais la différence essentielle vient de ce que la coque est emboutie dans une plaque de duralumin. De ce fait les lames support de coiffe sont rivetées et non soudées. Chaque lame reçoit à sa base trois rivets à bout martelé, disposés en triangle équilatéral. Leur tête bombée est visible à l'extérieur de la coque. Les quatre groupes de trois rivets disposés en couronne autour du cimier donnent au casque un aspect caractéristique.
Les enchapures des pontets de jugulaire sont également maintenues par un rivet du même type. Il n'y a plus que sept perforations d'aération. Le couvre-nuque ne mesure plus que 3,7 cm de large, il est de ce fait moins couvrant, et le profil du casque de la visière à l'arrière du couvre-nuque est plus horizontal.
Il n'y a pas de jonc, le bord du casque est replié vers l'intérieur. Deux perforations circulaires pour attribut sont pratiquées sur l'avant. Le cimier est identique au modèle de la Sureté Nationale, maintenu par deux vis.
Le bandeau de cuir est identique au modèle général, mais il est maintenu par quatre attaches parisiennes. Celle centrale est supprimée et remplacée par deux autres réparties à chaque tiers de la longueur du bandeau. Leur têtes sont également noyées dans l'épaisseur.
La coque est entièrement recouverte d'une peinture noire, le cuir du bandeau est teint également en noir.
L'attribut est un écusson émaillé aux armes du Saarland, fabrication Arthus Bertrand. Deux pattes métalliques souples sont soudées à l'arrière, permettant son accrochage. Apres le rattachement du Land à la RFA, il fut remplacé par l'étoile à douze branches de la Schutzpolizei, maintenue par une vis sur la perforation supérieure, en même temps que les cimiers étaient démontés.

Version monégasque.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Insigne.
Insigne.

Les casques livrés à la police monégasque, font partie du lot de la Sureté Nationale. Ils sont d'ailleurs marqués SN comme ceux des CRS. Ils reçoivent simplement un attribut sous forme de rondache, représentant le monogramme du prince Rainier surmonté de la couronne princière.

La coiffe :

Version commune aux casques militaires et de la SN.

Support de coiffe - modèle vert.
Support de coiffe - modèle vert.
Patte en forme de T.
Patte en forme de T.
Support de coiffe - modèle bleu.
Support de coiffe - modèle bleu.
Patte en forme de T.
Patte en forme de T.
Deux parties de la coiffe - face.
Deux parties de la coiffe - face.
Deux parties de la coiffe - revers (passants en toile).
Deux parties de la coiffe - revers (passants en toile).
Deux parties de la coiffe - revers (passants en cuir).
Deux parties de la coiffe - revers (passants en cuir).
Abaque de réglage.
Abaque de réglage.
Boutons pression de réglage.
Boutons pression de réglage.
Partie avec pressions mâles.
Partie avec pressions mâles.
Partie avec pressions femelles.
Partie avec pressions femelles.
Coiffe assemblée.
Coiffe assemblée.
Première partie montée.
Première partie montée.
Lacet de réglage en profondeur.
Lacet de réglage en profondeur.
Détail passage des parties de la coiffe, et maintien dans la coque.
Détail passage des parties de la coiffe, et maintien dans la coque.
Coiffe en cuir fauve.
Coiffe en cuir fauve.
Coiffe en place.
Coiffe en place.

La coiffe est constituée d'une suspension de type "Riddel", et montée à partir de ruban de toile à chevrons, beige clair.
Le support de coiffe et le bandeau de sudation ne font qu'un seul et même élément constitué d'un ruban de toile de 35 mm de large, doublé d'une basane de cuir marron, rempliée de 10 mm sur un coté. Il est divisé en deux bandeaux destinés à s'emboiter l'un dans l'autre.
    - Le premier bandeau mesure 41 cm de long. Le coté toile est doublé de feutre blanc, sur toute sa surface. Les angles des extrémités sont abattus à 45° pour former une pointe. A partir de 5 cm de chaque pointe, est sertie une série de cinq pressions femelles, suivant un entraxe de 13 mm. Leur ouverture est située coté cuir, leur têtes nickelée apparaît coté feutre. Une étiquette en tissu blanc imprimée en rouge leur attribue un numéro de 1 à 5, du centre vers les pointes. Ces étiquettes sont tête bèche de façon à être lues plus facilement. Un ruban de toile à chevrons beige clair, de 20 cm de long, plié en V est pris dans la couture maintenant le cuir et le feutre, coté non remplié. Deux passants en ruban de mêmes caractéristiques et de 4 cm de long, sont cousus à plat coté feutre. Ils sont pliés de façon à déborder du coté remplié. Ils sont situés au centre du bandeau en ménageant entre eux un espace de 3cm.
    - Le deuxième bandeau mesure 37 cm, la basane est rempliée de 15 mm à chaque extrémité. Il est doublé de feutre blanc sur une longueur de 13 cm au centre du coté toile. Les 12 cm de toile non doublée à chaque extrémité, représentent la partie susceptible d'être en contact avec l'autre élément de coiffe. A 45 mm de chaque extrémité est serti un bouton pression mâle. Deux V identiques à celui du premier bandeau sont cousus à 25 mm de chaque extrémité, l'espace entre eux est de 85 mm. Deux petits passants identiques à ceux du premier bandeau, sont cousus au centre, espacés de 35 mm. Enfin à ras de chaque extrémité est cousu un couple de passants plus grands réalisés à partir d'un ruban de 75 mm de long et espacés entre eux de 3 cm. Une étiquette en tissu blanc imprimée en rouge est cousue sur la partie gauche du bandeau. Elle comporte un abaque donnant les pointures obtenues en fonction des pressions utilisées.
Le montage de la coiffe se fait de la manière suivante: Les deux bandeaux étant face à face coté cuir, les pointes du premier sont retournées et introduites dans les grands passants du deuxième. En fonction du tour de tête désiré, les pressions mâles sont clipsées dans les femelles indiquées par l'abaque. Par exemple, pour une taille 57 on utilise la pression n°2 d'un coté et la n°3 de l'autre. Puis les trois rubans en V sont réunis par un ruban fin de 5mm de large et 30 cm de long, en serrant plus ou moins en fonction de la profondeur souhaitée. La mise en place dans la bombe s'effectue en enfilant sur chaque lame métallique en T, un grand et un petit passant consécutifs.
Elle peut se régler d'une circonférence 54 à 62 cm et par suite elle convient pour les deux tailles de coque.
On peut trouver, en moindre nombre, des coiffes dont la basane du bandeau est beige et également des coiffes montées avec des passants de cuir au lieu de toile.

Version Saarbataillon.

Support de coiffe rivetés.
Support de coiffe rivetés.
Coiffe - face.
Coiffe - face.
Coiffe - revers.
Coiffe - revers.
Deux parties de la coiffe - face.
Deux parties de la coiffe - face.
Deux parties de la coiffe - revers.
Deux parties de la coiffe - revers.
Détail passage des deux parties de la coiffe.
Détail passage des deux parties de la coiffe.
Pressions femelles de réglage.
Pressions femelles de réglage.
Pressions mâles de réglage.
Pressions mâles de réglage.

Le casque Sarrois dispose d'un modèle légèrement différent. En fait, la coiffe reste identique dans sa conception et son utilisation. Les bandes en V sont supprimées. La largeur de la basane de cuir utilisée passe à 12 cm et le surplus de cuir débordant du bandeau est festonné en dents de loup. Trois d'entre elles prennent place au centre du premier bandeau, en remplacement du V central et cinq autres occupent toute la longueur de l'autre bandeau à la place des deux autres V. Ces huit dents de loup reçoivent un œillet à leur extrémité dans le quel passe un lacet permettant le réglage en profondeur.
Le procédé de réglage du tour de tête est inchangé, cependant les étiquettes numérotant les pressions et celle de l'abaque ne sont pas présentes.
En ce qui concerne les couleurs, le feutre du bandeau est gris tandis que le cuir est beige.

Autre type de coiffe.

Coiffe modèle 37 motocycliste.
Coiffe modèle 37 motocycliste.
Coiffe modèle 26 (fabrication années 50).
Coiffe modèle 26 (fabrication années 50).

Les utilisateurs ont parfois équipé leur casque de coiffes modèle 26, celles-ci étant disponibles en nombre et encore fabriquées jusqu'au début des années 50. Leur système d'agrafes s'accommode parfaitement avec les lames en T du casque modèle 45 "Jeanne d'Arc".
Il en va de même des coiffes modèle 35/37 montées par les motocyclistes de l'arme du Train.

La jugulaire :

Modèle 26.

Boucle coulissante.
Boucle coulissante.
Détail fixation.
Détail fixation.
Extrémité de fixation.
Extrémité de fixation.
Détail passage jugulaire.
Détail passage jugulaire.

La jugulaire utilisée sur le casque Adrian modèle 26 est conservée. Elle se compose d'une lanière de cuir de veau, vachette ou cheval de 57 cm de long, 15 mm de large et de 2 à 2,5 mm d'épaisseur. Une extrémité est retournée et enchape une boucle coulissante métallique noire à l'aide d'un rivet tubulaire. L'autre extrémité, après être passée dans le pontet droit, traverse la boucle de réglage et vient enchapper à son tour le pontet gauche. Cette enchapure est fermée soit par un écrou-vis mle 37, soit par un bouton en aluminium, ce qui la rend démontable, soit par un rivet tubulaire définitif. La couleur définie comme "fauve" varie du beige au marron clair, pour les casques militaires. Elle est noire pour les casques de la SN.

Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.
Fixation amovible avec bouton aluminium.
Fixation amovible - bouton aluminium.
Fixation inamovible avec rivet.
Fixation inamovible avec rivet.
Fixation amovible avec vis Mle 37.
Fixation amovible avec vis Mle 37.

Version Saarbataillon.

Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.
Boucle de réglage.
Boucle de réglage.
Détail passage jugulaire.
Détail passage jugulaire.

La jugulaire du casque modèle 45 équipant le "Saarbataillon" est noire et ses rivets sont aluminium naturel. Certains exemplaires présentent sur chaque bordure un liseré marqué au fer. La boucle coulissante possède un profil en S applati, facilitant le passage de la courroie.

    Plus

Plus de détails sur la version Saarbataillon.

Les marquages :

Version armée de l'air, taille 1, 1948.
Version armée de l'air, taille 1, 1948.
Version armée de terre, taille 2, 1948.
Version armée de l'air, taille 2, 1948.
Version armée de terre, taille 1.
Version armée de terre, taille 1.
Version armée de terre, taille 2.
Version armée de terre, taille 2.
Version armée de l'air, taille 2.
Version armée de l'air, taille 2.
Version armée de l'air, taille P, 1950.
Version armée de l'air,TP, 1950.
Version armée de l'air, taille P, 1951.
Version armée de l'air, taille P, 1951.
Version armée de l'air, taille G, 1951.
Version armée de l'air, taille G, 1951.
Version CRS, taille 1.
Version CRS, taille 1.
Version CRS, taille 2.
Version CRS, taille 2.
Version CRS, taille P, 1953.
Version CRS, taille P, 1953.
Version CRS, 1954.
Version CRS, 1954.

Même si il semblerait que les établissements Thibault à Montreuil aient participé à la fabrication de quelques exemplaires (ceci restant à démontrer), la quasi-totalité des casques modèle 45 est sortie de l'usine Franck à Aubervilliers. Le tampon de ce fabricant est un ovale de 10 x 6 cm, tracé à la peinture blanche sur un coté de la bombe entre deux lames en T. A l'intérieur figurent les mentions FRANCK en haut et Aubervilliers en bas.
Pour les casques militaires, s'ajoutent au centre, les mentions : EX. Modèle 1945.A et France. Le EX est parfois absent.
Pour les casques de la Sureté nationale, la seule mention SN figure au centre.
En dehors du tampon, la taille de la coque est indifféremment indiquée par P ou 1 (petite taille) et G ou 2 (grande taille). L'année de fabrication est indiquée en quatre chiffres, mais pas systématiquement. Sur les dernières fabrications pour la SN (1954), l'année remplace la mention SN au centre du Tampon. C'est en fait un marquage identique à celui du Mle 51.
Les casques de la Police de la Sarre ne comportent aucun marquage.

Marquage coiffe.
Marquage coiffe.
Lettre C estampée.
Lettre C estampée.
Lettre F estampée.
Lettre F estampée.
Marquage régimentaire.
Marquage régimentaire.

Sur les fabrications de 1950/51 exclusivement, une lettre est estampée à l'intérieur, en bas du couvre-nuque.
Un tampon rond et blanc, portant la mention "Franck - La Ferté Macé" est fréquemment rencontré sur les coiffes dont les passants sont en cuir.
On rencontre sur les sangles de coiffe de certains casques de l'armée de terre, des séries alphanumériques en très gros caractères, tamponnées à l'encre noire, correspondant sans doute à des matricules ou des numéros d'inventaire.