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Casque Modèle composite

Fiche

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1er modèle pour les troupes sous mandat ONU.

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Second modèle.

Historique

A la fin des années 90, l'Etat major de l'armée de terre lançait un programme sur 5 ans, visant au remplacement du casque TTA modèle F-1, dont la dotation avait débuté en 1980. Cette étude du "casque futur post-2000" prévoyait un développement industriel pour la création de 200 000 nouveaux casques.
Le conflit en ex-Yougoslavie dans lequel nos troupes ont eu à intervenir en 1992 à précipité le besoin d'un casque plus opérationnel.
Ainsi, dans l'urgence, l'étude d'un casque dit "Intermédiaire" a été demandée à la Division Etudes du S.C.E.R.C.A.T. (Service Central d'Etudes et de Réalisations du Commissariat de l'Armée de Terre) par le commissariat de l'armée de terre. Cette étude fut menée conjointement avec la société Gallet (déjà fournisseur de casques pour l'armée française via la Société Dunois, titulaire de nombreux marchés pour la fourniture des casques TTA modèle F-1, pour les pompiers et des armées étrangères).
A la suite de tests portants sur des matériaux et des modèles de casques existants, l'acier au manganèse, employé dans la fabrication des casques TTA modèle F-1, est abandonné au profit d'un matériau composite : le "SPECTRA SHIELD", un polyéthylène unidirectionnel à masse molaire très élevée (en anglais "ultra-high-molecular-weight polyethylene", UHMWPE) conçu par l'entreprise américaine Allied Signal, à laquelle s'est associée la société Gallet. Le "Spectra Shield" est un polymère commercialisé en fibres synthétiques sous le nom Dyneema® (Spectra en amérique du Nord) par la société DSM. Cette matière extrêmement résistante utilisée notamment pour fabriquer des sangles, cordes et cordelettes offre les qualités suivantes :
    - six fois plus résistante à l'abrasion que le nylon.
    - aussi résistante que le Kevlar avec une résistance à la traction de 3,6 GPa mais avec plus de souplesse et une densité de 0,97 au lieu de 1,44, elle possède l'un des rapports résistance/poids les plus élevé parmi les matériaux disponibles avec 3711 kN·m/kg soit une longueur maximale à la rupture de 378 km à 1 g.
    - résistante aux rayons UV.

Prototype A. Prototype A.
Prototype A soumi par la société Gallet au SERCAT pour essai.
Casque modèle F-1 - série 2.
Casque modèle F-1 - série 2.

Après la mise au point de différents prototypes fournis par la société Gallet, dont le prototype A présenté ci-dessous, et qui définissait déjà la silhouette du futur casque de l'armée française, très proche de celle du casque PASGT américain. Le casque PASGT, lui-même, servit de base aux recherches. Il fut par ailleurs doté d'une coiffe de casque TTA modèle F-1 série 2 lors de différents essais. Ses recherches aboutissent en 1992, le nouveau casque fait alors l'objet d'une présentation aux médias nationaux lors d'un point de presse organisé à Saint-Cloud (ville de garnison du S.C.E.R.C.A.T.) le 11 décembre 1992.
Le casque composite (seule appellation réglementaire, "Spectra" étant une désignation plus courte donnée par les collectionneurs en rapport avec son principal matériau de fabrication) a tout d'abord été conçu pour améliorer la protection des militaires français présents dans les différentes "entités" de l'ex-Yougoslavie (même finalité dans l'étude et la réalisation des Gilets Pare-balles menées parallèlement).
Toutefois, une protection n'est jamais totale car il est très difficile de dire jusqu'à quel point les cervicales résistent à un impact violent sur le casque. De plus, en ex-Yougoslavie, les "snipers" visaient le visage avec un fusil à lunette à plusieurs centaines de mètres (ce qui entraînera l'étude et la réalisation d'une protection faciale mais là aussi avec des "limites").
Par rapport au casque TTA modèle F-1, le nouveau casque composite offre une surface de protection plus enveloppante de 15% mais surtout une protection balistique supérieure de 80%, et n'est pas percé par une balle de 5.56 mm tirée à 200 mètres.
La réalisation de ce nouveau casque basé sur le casque PASGT américain fut confiée à la firme Gallet, à qui une première commande fut ordonné au dernier quadrimestre 1992 8 150 casques, 5 000 devant être livrés impérativement en janvier 1993 pour acheminement immédiat aux troupes françaises stationnées en ex-Yougoslavie. Les premières commandes porteront exclusivement sur des casques Bleu ONU.
Dans l'urgence de la situation, des moules de casques PASGT sont achetés auprès des Etats-Unis pour la fabrication du casque composite destiné aux troupes de l'armée française stationnée dans les Balkans.
En 1993, de nouvelles commandes urgentes sont passées auprès à la Société Gallet pour la fabrication de 3 000 unités, toujours pour des casques Bleu ONU. En parallèle il est procédé aux premières réalisations de gilets pare-balles auprès de trois sociétés françaises : Comoditex, Nebon-Carle et VTN.
Une fois les troupes françaises en OPEX dans l'ex-Yougoslavie équipées, d'autres contingents comme au Liban par exemple seront dotés.
Fin 1993, intervient la première commande de casques composites Vert IR OTAN pour des livraisons courant 1994.
En 1994, nouvelles commandes auprès de la Société Gallet (Vert IR OTAN), et un marché d'essai de 1 000 pièces est confié à la société Melco.
A noter qu'en 1994, le S.C.E.R.C.A.T. réalise des casques composites Bleu ONU au titre du programme AIR (Armée de l'Air). Les commandes à des fabricants étrangers interviendront à partir de 1995.
Les versions suivantes furent fabriquées uniquement de couleur vert IR OTAN. Ces casques, à défaut d'équiper toutes les unités d'infanterie, sont destinés avant tout aux troupes déployées aux opérations extérieures. En effet, ce casque, coûtant très cher à l'armée (environ 1 200 francs contre 300 francs pour le casque TTA modèle F-1), est donc très choyé par les arsenaux. De plus, dans la précipitation, ce casque n'a pas été conçu pour les troupes parachutistes : en effet, celui-ci est trop large et se prend dans les suspentes lors du déploiement du parachute. Enfin, plus tard, le jonc en caoutchouc noir du casque sera supprimé car gênant la mise en place du couvre-casque.
Le casque composite est toujours utilisé par l'armée Française en OPEX et la France reste un des derniers pays Européens a encore utilisé massivement un casque en acier. Le principal fabricant du casque composite est la société française CGF Gallet, et une certaine quantité fut produite par les sociétés Melco (filiale de la S.N.P.E.), et Induyco en Espagne.

Il est intéressant de noter que le casque composite fut décliné sous différentes versions pour l'export, notamment pour l'armée danoise avec le casque M/96 et l'armée autrichienne avec le casque M92.
Les casques composites fabriqués pour l'armée française sont marqués "ARMEE FRANÇAISE" avec le marquage fabricant. Hormis pour les casques fabriqués en 1992 et 1993.

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Fascicule du S.C.E.R.C.A.T. - Armée de terre.

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Sirpa Terre - Press Book.

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Lettre de remerciement.

Casque modèle Spectra. Casque modèle Spectra. Casque modèle Spectra.
Casque modèle Spectra. Casque modèle Spectra. Casque modèle Spectra.
Casque modèle Spectra. Casque modèle Spectra. Casque modèle Spectra. Casque modèle Spectra.

Constitution

La coque :

1er modèle.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Jonc en caoutchouc et fibre de spectra blanche visible dans l'éclat.
Jonc en caoutchouc et fibre de spectra blanche visible dans l'éclat
de peinture.
Reprise marquage taille.
Reprise marquage taille.

1er modèle vert armée.
1er modèle vert armée.

La bombe du casque composite est formée par succession de couches de toiles de fibres de "Spectra Shield" tissées, pour former un tissu d'armure toile (ou taffetas). Ces couches de toiles de "Spectra" sont noyées dans une résine balistique thermo-formable puis mises en forme dans un moule sous vide.
Le casque modèle 96 est fabriqué en trois tailles : S, M et L, inscrits dans la masse au fond de la coque. En effet, afin de répondre au besoin urgent de ce casque, les premiers casques composites furent fabriqués dans des moules américains destinés à la fabrication du PASGT. La taille anglaise était cependant reprise à l'aide d'un marquage appliqué au tampon encreur de couleur blanche par PT, et GT.
Alors que le casque F-1 était fabriqué en taille unique, les matériaux de fabrication étant onéreux et en raison de la forte épaisseur des parois du casque, il fut décidé de produire ce nouveau casque en deux tailles. Une taille unique engendrerait un casque de fort encombrement.
Une fois la bombe matricée, les excès de fibres de Spectra Shield noyées dans la résine sont ébavurés afin d'obtenir la silhouette du casque.
La coque est percée des six trous périphériques destinés à la fixation de la coiffe maintenue à l'aide de boutons pressions femelles rivetés à ces trous. L'intérieur est peint de manière satinée avant la mise en place des boutons pressions femelles.
Après mise en place des pressions femelles destinées à recevoir la coiffe, l'extérieur de la bombe est mis en couleur avec une épaisse couche de peinture granitée afin de réduire les reflets du soleil.
Les premiers casques produits furent livrés de couleur bleu ONU pour le compte des troupes françaises sous mandant des Nations Unies en poste dans les Balkans. Le casque composite fut par la suite fabriqué de couleur vert OTAN traité anti infrarouge. Une certaine quantité de casque composite du premier type fut produit en blanc, orné du drapeau européen de forme carré appliqué à l'avant par peinture, pour le compte des observateurs de l'ONU.
La bordure brute du casque est renforcée d'un épais jonc en caoutchouc noir jointif à l'arrière, destiné à adoucir la bordure du casque, mais aussi protéger celle-ci de l'usure.
A noter que le fond du casque comporte une zone masquée par un adhésif, destiné à masquer le numéro de série de fabrication.

2ème modèle.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.

La bombe du casque composite fut modifiée en 1996 avec la suppression du jonc en caoutchouc gênant la mise en place du couvre-casque. Après formation de la bombe, l'excédent de matière est découpé et la bordure du casque est biseautée vers l'intérieur, format ainsi une bordure dont la tranche est très fine. Très fragile, la bordure du casque est protégée par la bordure en caoutchouc du couvre-casque enveloppant le jonc du casque. Le casque composite du second type est, de manière générale toujours, utilisé avec un couvre-casque.
Aussi, l'épaisse peinture granitée appliquée à l'extérieur du casque est abandonnée, jugée trop fragile, elle ne tenait pas assez au casque. Elle est remplacée par un revêtement plastique protecteur. Cette couche plastique est peinte de couleur vert OTAN anti infrarouge, finement texturé. Les casques composites du second type sont exclusivement produits de couleur vert OTAN. Pour ce modèle, les têtes de rivets légèrement bombées ne sont plus noyées sous la peinture. Il est intéressant de noter que les casques produits par la société Melco possède une coiffe maintenue à l'aide de vis et d'écrou à l'instar du casque F-1 série 1.

Bordure brut sans jonc.
Bordure brut sans jonc.
Marquage masqué par adhésif.
Marquage masqué par adhésif.

Les marquages :

Marquage du fabricant Gallet de 1992, GT.
Marquage du fabricant Gallet de 1992, GT.
Etiquette du numéro de série.
Etiquette du numéro de série.
Marquage du fabricant Gallet de 1992, PT.
Marquage du fabricant Gallet de 1992, PT.
Gallet, marquage manuel en 1992 et 1993.
Gallet, marquage manuel en 1992 et 1993.
CGF Gallet, marquage noir sur casque bleu, en 1994 uniquement.
CGF Gallet, marquage noir sur casque bleu, en 1994 uniquement.
Casque proposé par Schubert mais non retenu.
Marquage sur casque proposé par Schubert mais non retenu.
Marquage du fabricant CGF Gallet de 1998, GT.
Marquage du fabricant CGF Gallet de 1998, GT.
Etiquette du fabricant avec numéro de série.
Etiquette du fabricant avec numéro de série.
Marquage du fabricant INDUYCO de 1998, PT.
Marquage du fabricant INDUYCO de 1998, PT.
Marquage du fabricant MELCO de 1995, PT.
Marquage du fabricant MELCO de 1995, PT.

Les tous premiers casques composites furent fabriqués dans des moules américains pour PASGT. Au fond de ces casques apparaissent des marquages que l'on retrouve sur le casque PASGT, comme la taille américaine (S, M, L), et des repères. On rencontre aussi le logo "Spectra Shield" (2 triangles superposés) inscrits dans la masse.
Avant l'apparition d'un tampon encreur destiné à identifier une fabrication effectuée par la société Gallet, la production fut identifiée par un marquage effectué à main levé, constitué d'un cercle dans lequel est inscrit la date de fabrication (1992 ou 1993), la raison sociale du fabricant (Gallet) et la taille du casque (PT, GT). La taille est réindiquée sur les deux cotés du casque.
Ce marquage fut conservé les deux premières années de production et fut rapidement appliqué à l'aide d'un tampon à l'encre blanche.
Les différents fabricants du casque composite sont :
    - Gallet : de 1992 à 1993. Marquage rond au fond du casque, sur le marquage de taille US en relief, appliqué à la peinture blanche.
    - CGF Gallet : à partir de 1994, appliqué en noir pour les casques bleu ONU, sur un des cotés du casque.
    - CGF Gallet : à partir de 1995, appliqué en blanc pour les casques vert OTAN, sur un des cotés du casque.
    - Melco : sur le coté en 1994 et 1995.
    - Induyco S.A : sur le coté de 1997 à 2000.

Il est intéressant de noter que les casques composites fabriqués pour l'armée française sont marqués "ARMEE FRANÇAISE" avec le marquage fabricant. Hormis pour les casques fabriqués en 1992 et 1993.

Aussi, des casques furent produits en 1996 par la société allemande Schuberth helme et par la société Induyco en 1997, sans doute afin de répondre à un appel d'offre pour le compte du S.C.E.R.C.A.T.

Les marquages apposés au tampon encreur sont complétés d'une étiquette adhésive métallisée, comportant le numéro de série du casque. Sur les premières fabrications, cette étiquette est rectangulaire et comporte la mention N°: suivi du numéro de série. Par la suite, cette étiquette a une forme plus carrée, et comporte la raison sociale du fabricant (CGF Gallet France), suivi du numéro de série du casque.

La coiffe :

Tête de rivet sous peinture granitée.
Tête de rivet sous peinture granitée.
Pression femelle (rivet éclaté).
Pression femelle (rivet éclaté).
Tête de rivet.
Tête de rivet.
Pression femelle (rivet mécanique).
Pression femelle (rivet mécanique).
Intérieur de la bombe.
Intérieur de la bombe.
Pression mâle.
Pression mâle.
Plaque de maintien de la coiffe.
Plaque de maintien de la coiffe.
Suspension de coiffe, face.
Suspension de coiffe, face.
Suspension de coiffe, revers.
Suspension de coiffe, revers.
Tampon en néoprène.
Tampon en néoprène.
Fond de coiffe en étoile : face.
Fond de coiffe en étoile : face.
Fond de coiffe en étoile : revers.
Fond de coiffe en étoile : revers.
Lacet de réglage en profondeur.
Lacet de réglage en profondeur.
Fond de coiffe monté.
Fond de coiffe monté.
Suspension avec fond monté.
Suspension avec fond monté.
Boucle en toile de passage du bandeau.
Boucle en toile de passage du bandeau.
Bandeau de tête.
Bandeau de tête.
Zone velcro de réglage.
Zone velcro de réglage.
Marquage taille.
Marquage taille.
Coiffe.
Coiffe.
Coiffe montée.
Coiffe montée.

La coiffe est dans ses grandes lignes identique à la coiffe du casque F-1 série 2 appliquée dès 1986. Elle est fabriquée à partir de sangle de toile polyamide souple et douce, de couleur gris vert cendré. Les sangles utilisées mesurent 3 centimètres de large.
Un cerclage de toile de circonférence 66 cm est confectionné sur lequel y est rivetée tous les 11 cm une bande de 10 cm, dont l'extrémité retournée permet le passage du lacet de réglage en profondeur. Chaque rivet retient, coté intérieur, une plaque métallique triangulaire et coté extérieur, un bouton pression mâle destiné à la fixation de la coiffe dans la coque, ce qui donne 6 bandes de suspension et 6 pressions de fixation.
Sur le cerclage, entre chaque pression, est collé coté extérieur un tampon de mousse néoprène de dimension 7 x 3 cm pour 1 cm d'épaisseur. Les six tampons sont identiques, contrairement aux coiffes appliquées aux casques F-1 de série 1, sur lesquelles les tampons arrière sont plus grands. Sur chaque petite sangle de la suspension est collé un tampon néoprène de dimension 4 x 4 cm. Sur la périphérie du cerclage, coté intérieur, six passants de toile de 2 cm de large, dans les quels passe le bandeau de tour de tête, sont cousus au milieu de chaque intersection entre le cerclage et les bandes de suspension.
Le bandeau de sudation est constitué d'une sangle, dont la longueur varie de 62 à 67 cm en fonction de la taille du casque, doublée sur une face d'une basane de cuir marron foncé. Elle se referme sur elle-même à l'aide d'une bande velcro de 8 cm de long, permettant le réglage du tour de tête du propriétaire.
Les deux tailles du bandeau de tête sont disponibles pour les circonférences suivantes : 52 - 58 (PT), et 57 - 62 (GT).
Le tampon amortisseur de fond de coiffe, identique à celui utilisé pour la coiffe finale du casque F-1 série 2, est constitué par trois bandes de toile de 13 cm de long dont les extrémités cousues en fourreau permettent de recevoir un lacet. Ces trois bandes sont cousues en étoile à six branches.

Sur cet ensemble, est collé un tampon épousant exactement le dessin de l'étoile des sangles entrecroisées, jugé plus confortable à contrario du disque de fond de coiffe appliqué dans les coiffes des casques F-1 jusqu'en 1986. Son diamètre mesure 12,5 cm, il est percé de six trous pour la ventilation.
On trouve de temps en temps des tampons amortisseurs montés à l'envers par le porteur du casque, préférant pour sa tête, le contact de la toile, moins oppressant que celui du simili cuir.

La jugulaire :

Boucle latérale.
Boucle latérale.
Boucle arrière.
Boucle arrière.
Mentonnière.
Mentonnière.
Jugulaire, partie gauche et droite. Jugulaire, partie gauche et droite.
Jugulaire, partie gauche et droite.
Evolution de la partie longue de fixation.
Evolution de la partie longue de fixation.
Boucle de fermeture.
Boucle de fermeture.

Tout comme le casque F-1 série 2, les pontets de maintien de la jugulaire sont fixés aux deux pressions latérales avant par deux plaques d'acier de dimension 60 x 15 millimètres. Chaque plaque est repliée sur elle-même, en son milieu, enfermant une boucle coulissante et jouant ainsi le rôle de charnière.
Avec la pression arrière, une chape identique retient un dé trapézoïdal en fil d'acier de dimension 30 x 22 x 14 mm.
La jugulaire du casque modèle F-1 série 2 est conservée. Elle est fabriquée à partir de sangle de toile de polyamide, identique à celle employée dans la confection de la coiffe et mesurant environ 2 centimètres de large.

La demi-jugulaire gauche est constituée d'une sangle, d'environ 43 centimètres, pliée à angle droit à 18 cm du début. Cette partie est équipée de velcro permettant de la refermer sur elle-même, après être passée dans la boucle coulissante de la coque. La partie restante est destinée à passer dans la boucle coulissante de la demi jugulaire droite pour former la sangle arrière. Cette extrémité est munie également de velcro. La couture de la pliure enferme un dé trapézoïdal en fil d'acier permettant la fermeture de la jugulaire avec la partie droite de celle-ci. On observe une évolution de cette bande velcro au cours de la production : pour les fabrications précoces, cette bande comporte 35 cm d'une bande velours pour 7,5 cm de bande astrakan. Plus tard, la bande astrakan est portée à 18 cm pour 25,5 cm de bande velours, sans doute afin de mieux assurer la fermeture de la jugulaire.
La demi jugulaire droite est constituée d'une sangle, d'environ 45 centimètres, pliée à angle droit également à 18 cm du début. Cette partie est équipée de velcro permettant de la refermer sur elle-même, après être passée dans la boucle coulissante de la coque. Le bout de la partie restante, destiné à passer dans le pontet arrière de la coque, est équipé d'une boucle coulissante du même modèle.
La mentonnière est constituée d'une coque en polyéthylène doublée de daim à l'intérieur et de similicuir marron à l'extérieur. A chaque extrémité, une fente permet le passage de la jugulaire. Trois petits trous sont percés de chaque coté, assurant l'aération.

Le camouflage additionel :

Couvre-casque centre-Europe - vue de coté.
Couvre-casque "centre-Europe" - vue de coté.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - intérieur.
Vue à plat - intérieur.
Etiquette fabricant.
Etiquette fabricant.

En 1993 apparait un couvre-casque pour le casque modèle F-1, destiné à remplacer le couvre-casque "salade". Ce couvre-casque est fabriqué en toile assortie aux tenues de combat en camouflage "centre-Europe" ou désert. Il est décidé de décliner ce couvre-casque pour s'adapter au nouveau casque composite équipant les troupes françaises en OPEX.
Ce couvre-casque est confectionné avec trois morceaux de toiles cousues ensembles longitudinalement. La base de ce nouveau couvre-casque est bordée d'un épais jonc de caoutchouc noir, profilé en "U", lui permettant de s'emboîter sur le rebord du casque.
Les couvre-casques sont fabriqués en trois tailles afin de s'adapter aux différentes tailles du casque composite.
Le jonc en caoutchouc, étant difficile à mettre en place sur les casques composites du premier type, entrainera la suppression du jonc caoutchouc du casque, lui-même assurant la protection de la bordure du casque.

Autre fabricant.
Autre fabricant.
Couvre-casque désert - vue de coté.
Couvre-casque désert - vue de coté.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - intérieur.
Vue à plat - intérieur.

A noter que le couvre-casque destiné aux théâtres d'opération désertique est fabriqué avec un jonc en caoutchouc blanc ou noir.

Couvre-casque désert - vue de coté.
Couvre-casque désert - vue de coté.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - intérieur.
Vue à plat - intérieur.
Couvre-casque ONU - vue de coté.
Couvre-casque ONU - vue de coté.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - intérieur.
Vue à plat - intérieur.
Etiquette fabricant.
Etiquette fabricant.

Le couvre-casque sera par la suite décliné en bleu ONU, le casque composite n'étant plus produit en bleu ONU depuis l'apparition du second type en 1996.
Les fabricants de ces couvre-casques, recensés à ce jour, sont : CSV, J-VEYRIER, JEAN PAUL BOYE, MAFCA-CHATEAUDUN, SEYNTEX, SOCOVET-BAIS et VALLE.

Un second modèle de couvre-casque arborant le camouflage "centre-Europe" fut élaboré dans les années 90. Toujours fabriqué à partir de trois morceaux de toile cousus sur la longueur, ce couvre-casque est maintenu sur le casque à l'aide de deux lacets élastiques parcourant la circonférence du casque dans un fourreau de toile cousu au couvre-casque. Deux bandes de toile élastique camouflée sont cousues à intervalle régulier sur la circonférence du couvre-casque. Ces deux bandes parallèles sont jointes par deux morceaux de toile élastique à l'avant et à l'arrière du couvre-casque. Enfin, un carré en velcro, par défaut recouvert d'un carré bariolé, est présent à l'arrière pour y fixer des informations relatives au soldat. Aussi, deux anneaux de toile forte sont disposés de part et d'autre de ce carré en velcro pour le maintien d'équipement appliqué au casque.

Etiquette fabricant.
Etiquette fabricant.
Couvre-casque centre-Europe - vue de coté.
Couvre-casque "centre-Europe" - vue de coté.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - intérieur.
Vue à plat - intérieur.
Couvre-casque moustiquaire.
Couvre-casque moustiquaire.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - extérieur.
Vue à plat - intérieur.
Vue à plat - intérieur.
Etiquette fabricant.
Etiquette fabricant.

Il existe aussi un couvre-casque moustiquaire, dont la conception est très proche de celui utilisé avec le casque TTA modèle 51 et TTA modèle F-1.
Le couvre-casque proprement dit est constitué par l'assemblage de six triangles isocèles de tulle vert armée de 23 cm de coté, alors que pour les moustiquaires précédentes, cette partie était fabriquée avec de la toile vert armée. Un cercle de maintien en matière plastique souple de 90 cm de diamètre, fermé par une agrafe en aluminium, est inséré dans l'ourlet. A l’intérieur, un élastique d'1cm de large, fixé par 4 pattes en toile au cercle de maintien de la coiffe, permet de fixer l’ensemble sur le casque.
La moustiquaire, constituée d'un tube de tulle vert de 98 cm de diamètre pour 37 cm de long, est cousu sous l'ourlet du couvre-casque. Elle est maintenue ouverte par un cercle de plastique souple, glissé dans une bande de toile vert armée, cousu à 15 cm du haut. Un fourreau de toile fine de 2 cm de large, contenant un lacet de serrage élastique, est cousu en bas de l'ensemble. Enfin, on trouve à la base de la moustiquaire, sur l'avant, de part et d'autre du lacet de serrage, deux boucles de tissu élastique de colori vert armée, ayant sans doute pour utilité de maintenir la moustiquaire en place.
Le couvre-casque moustiquaire est fabriqué en taille unique et le seul fabricant recensé à ce jour est la société CONFECTION SEVRES VENDEE SA à Chantonnay.

Quelques exemples

Composite TTA camouflé du 3ème RIMa. Afghanistan, Serval et Sangaris.
Composite TTA camouflé du 3eme RIMa. Afghanistan, Serval et Sangaris.
CGF-GALLET SA de 1998 camouflé.
CGF-GALLET SA de 1998 camouflé.
420ème Détachement d'Infanterie Motorisée - Mission Finul 37ème mandat (Liban).
Casque 1er type daté 1994 ayant appartenu à un soldat du 420ème Détachement d'Infanterie Motorisée - Mission Finul 37ème mandat (Liban) du 29 mars au 1er octobre 1996, basé à Naqoura (Sud Liban). Il est intéressant de noter que c'est un casque kaki qui a été repeint en bleu.
Casque 1er type utilisé en Yougoslavie.
    Casque 1er type utilisé en Yougoslavie. Il porte un grade de lieutenant.
Casque de la légion étrangère.
Casque de la légion étrangère utilisé en Yougoslavie.
Casque de la légion étrangère.
Est inscrit : FRENCH - FORCE - LEGION.

Rédacteur: Webmaster Remerciements Nous tenons à remercier les personnes et institutions suivantes qui nous ont aimablement transmis des informations, des documents et des clichés :
- Pierre-Emmanuel Roux, membre WWH
- asdhel, membre WWH
- Claude Sorgius, membre WWH

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