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Casque Mark II

Fiche

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Historique

Le casque Britannique Mark II fut très largement utilisé par la Hollande aussi bien durant que après le second conflit mondial sur la tête des soldats hollandais combattant aux cotés des alliés, mais aussi au lendemain de la guerre car il fut très apprécié des troupes Hollandaises bien que son inefficacité était évidente !
Ainsi, au lendemain de la seconde guerre mondiale, la Hollande perçût de l'Angleterre une quantité important de casques de fabrication britannique : casque Mark II, Mark III, "Civilian, Steel Helmet" - Zuckerman. Ces casques, pour ceux destinés à un usage militaire, furent utilisés durant une courte période à la fin des années 40. L'armée préférant par la suite utiliser le casque US M-1.
Ces casques d'origine britannique furent donc desservis à la défense passive hollandaise, très active dans ce pays. Pour cet usage, ils furent reconditionnés principalement par une remise en peinture de couleur grise, pouvant ainsi conserver leur coiffe et jugulaire d'origine si leurs états étaient jugés satisfaisants. SI ce n'était pas le cas, le reconditonnement était intégral, avec un changement de coiffe et de jugulaire, semblable à celles utilisées dans les casques hollandais d'avant guerre (Cf fiche technique du casque "Civilian, Steel Helmet" - Zuckerman reconditionné par la Hollande.
Puis, par manque de casques issus des stocks britanniques, et parallèlement à l'adoption du casque modèle 53 calqué sur le casque US M-1, la Hollande décida de fabriquer son propre casque Mark II pour le compte de la défense passive ("Bescherming Bevolking") et autres organismes auxiliaires. Ainsi à partir de 1953, la fabrication de ce casque fut lancée dans l'usine Verenigde Blikfabrieken, possédant des caractéristiques qui lui sont propres.
En effet, ce casque reprend la jugulaire du casque US M-1 en coton et le système de fixation qui sera ensuite adopté sur le casque modèle 53 hollandais. La coiffe, quant à elle, conservant la conception Britannique, mais avec des matériaux différents.
C'est donc à cause de cette fabrication hybride que ce casque resta longtemps inclassifiable dans de nombreuses collections.
Le casque Mark II hollandais fut donc fabriqué dans une assez large quantité durant sa courte période de production s'étalant de 1953 à 1957.

Mk II Hollandais.
Utilisation du casque Mark II hollandais au sein de la "Bescherming Bevolking".

Constitution

La coque :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Jonc.
Jonc.

Le casque hollandais Mark II est presque en tout point identique au casque Mark II anglais. La coque est fabriquée en taille unique par emboutissage progressif d'une feuille d'acier amagnétique.
Afin d'adoucir sa bordure, un jonc est ajouté en acier magnétique se rejoignant à l'arrière du casque. Ce jonc comporte le marquage du fabricant, ainsi que l'année de fabrication estampés à froid.
La principal différence entre une coque de fabrication britannique ou canadienne et une coque de fabrication hollandaise réside au niveau des passants de jugulaire qui sont repris du casque US M-1 model 1943, la jugulaire y étant fixée à l'aide d'un clip métallique repris du casque US M-1 model 1951.
La coque est ensuite percée d'un trou en son sommet pour la fixation de la coiffe à l'aide d'une vis et d'un écrou.
Enfin, comme tous les casques destinés à la défense passive hollandaise ("Bescherming Bevolking"), le casque Mark II hollandais est peint de couleur gris satiné.
A noter qu'en raison du procédé de fabrication, la surface intérieure du casque se retrouve striée, donnant ainsi une caractéristique supplémentaire au casque Mark II hollandais.

Les marquages :

Marquage fabricant et date.
Marquage fabricant et date.
Tampon de réception.
Tampon de réception.

La coque du casque Mark II hollandais comporte principalement deux marquages :
    - Un marquage fabricant estampé à froid sur le fond de la coque : Fabricant, date et référence, ici VB 56 SLNO, soit Verenigde Blikfabrieken 1956 SLNO.
    - Un tampon de réception à l'encre au fond de la coque, si celui-ci ne s'est pas effacé avec le temps. Ce tampon comporte les inscriptions suivantes dans un cercle entourant le "Lion de Nassau" : GOEDGEKEURD * D.M.L.N° 14 *.

La coiffe :

Coiffe, vue de coté.
Coiffe, vue de coté.
Coiffe, vue de dessus.
Coiffe, vue de dessus.
Coiffe, vue intérieure.
Coiffe, vue intérieure.
Jointure cerclage.
Jointure cerclage.
Détail coiffe en toile cirée.
Détail coiffe en toile cirée.
Tampon amortisseur.
Tampon amortisseur.
Tampon amortisseur - revers.
Tampon amortisseur - revers.
Vis et écrou.
Vis et écrou.
Marquage taille.
Marquage taille.

La conception de la coiffe est copiée sur la coiffe du casque Mark II britannique. Elle est donc constituée d'un cerclage en carton compressé de couleur brun/rouge, dont la jointure est assurée par deux rivets en laiton.
Sur ce cerclage est d'abord cousue, sur toute la circonférence, une bande de feutre prise dans une bande de tissu. La coiffe en toile cirée est ensuite cousue sur le cerclage, elle est constituée d'une bande de toile cirée dont la base se scinde en cinq parties, l'extrémité de chacune de ces parties est cousue sur elle-même pour le passage du lacet de réglage en profondeur.
Deux arceaux sont ensuite rivetés au cerclage par deux rivets en laiton à chacune de leurs extrémités, et sont positionnés en forme de croix, un rivet creux est disposé à leur intersection pour le passage de la vis de maintien.
Tout comme la coiffe Mark II britannique, on retrouve 8 tampons en caoutchouc (de couleur blanc ou noir) répartis par groupe de quatre : 4 sur le cerclage entre chaque arceau, et un à chaque extrémité des arceaux. Ces tampons, fixés aux orifices de la structure de la coiffe prévus à cet effet par leurs ergots, sont fabriqués en forme de L et sont de taille variable, destinés à assurer le contact entre la paroi interne de la coque et la coiffe.
On trouve enfin un amortisseur au fond de la coiffe, afin de parer les chocs, entre l'écrou et la coiffe. Cet amortisseur est de forme identique à celui présent dans les coiffes britanniques. Fabriqué en mousse néoprène, il se révèle toute fois très fragile avec le temps, ce qui explique qu'il soit très souvent absent.
La coque étant fabriquée en taille unique, la coiffe est fabriquée en plusieurs tailles allant de la taille 54 à 60. Celle-ci est indiquée par un tampon de couleur blanche apposé sur un des arceaux de maintien.
Enfin, la coiffe est maintenue à la coque à l'aide d'une vis et d'un écrou de type "Simmonds" avec une pièce en caoutchouc en son centre l'empêchant de se desserrer.

Coiffe et marquage taille.
Coiffe et marquage taille.

La jugulaire :

Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.
Jugulaire.
Jugulaire.
Détail boucle.
Détail boucle.
Jugulaire fermée.
Jugulaire fermée.

La jugulaire est fixée à deux pontets mobiles semblables à ceux que l'on peut rencontrer sur les casques US M-1 fabriqués à partir de 1943. Ces passants de jugulaire sont constitués d'une boucle métallique de forme rectangulaire et légèrement coudée, dont la base est prise dans une patte métallique en forme de "Y" pliée sur elle-même. Cette patte est ensuite fixée à la coque sur la ligne transversale du casque par trois points de soudure électrique.
La jugulaire, fabriquée en toile de type "web" US de couleur vert et d'une largeur de 2 centimètres environ, est fixée aux pontets mobiles du casque à l'aide d'un clip métallique en laiton, comme ceux que l'on peut en rencontrer sur le casque US M-1 model 51.
La partie droite de la jugulaire, d'une longueur d'environ 30 centimètres, comporte le crochet de fixation. L'extrémité de cette partie de la jugulaire comporte un renfort métallique en laiton, comprenant deux pattes, permettant ainsi à la jugulaire d'être repliée sur elle-même et de régler la longueur de celle-ci.
La partie gauche, d'une longueur d'environ 30 centimètres, comporte la boucle de fixation qui est fixée à la jugulaire à l'aide de son double passant. Cette partie de la jugulaire est repliée sur elle-même et est fixée par couture, permettant à la boucle de naviguer sur une zone d'environ 9 centimètres.

Le bavolet en cuir :

Ensemble coiffe et bavolet.
Ensemble coiffe et bavolet.
Bavolet en cuir.
Bavolet en cuir.
Bavolet placé.
Bavolet placé.

On peut rencontrer le casque Mark II hollandais muni d'un large bavolet en cuir pour le compte de la défense passive. Ce large bavolet, destiné à protéger la nuque et le haut des épaules de tout type de projection de matières dangereuses, est constitué d'une large pièce de cuir de forme trapézoïdale aux coins arrondis.
Cette pièce de cuir est fixée à un support, fabriqué en carton compressé de couleur noir, à l'aide de 11 rivets mécaniques.
Le support est constitué d'un arc de cercle en carton compressé constituant le support de fixation du bavolet (demi cerclage), sur lequel est riveté deux arceaux : un faisant toute la largeur du support et un second riveté transversalement. Ce support est ni plus, ni moins qu'une demi structure destinée à maintenir la coiffe, mais légèrement plus grande pour être intercalée entre la coque et la coiffe et accueillir par la même occasion les tampons de caoutchouc de la coiffe.
Un trou est pratiqué au milieu du grand arceau pour la fixation du bavolet à l'aide de la vis et de l'écrou maintenant la coiffe.