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Casque Modèle 933

Fiche

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Casque modèle 933.

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Casque modèle 933/47.

Historique

Modèle 16. Modèle 16. Modèle 16.
Casque modèle 16 (fabrication simplifié du modèle 15 français) du 128ème régiment d'infanterie.

Depuis la première guerre mondiale où l'Italie se rangea aux cotés des alliés, l'armée italienne est équipée du casque Adrian modèle 15 de conception française et parallèlement du casque italien modèle 16, qui est ni plus ni moins un casque Adrian calqué sur le modèle français et dont la fabrication a été simplifié.
En dépit de l'évolution des casques d'acier au sein des autres armées européennes, l'Italie conserva jusque dans les années 30 de manière généralisée le casque Adrian pour ses forces armée (ces casques resteront d'ailleurs en dotation jusqu'en 1945 au sein des organisations auxiliaires à l'armée).
A partir de 1926, diverses réformes virent le jour au sein de l'armée sous l'impulsion des généraux Cavallero, Gazzera et Baistrocchi dans le but de moderniser l'armée.
C'est donc dans ce contexte que fut réclamé par l'armée un nouveau casque, parallèlement à la montée en puissance des armées fascistes avec l'entrée au pouvoir de Mussolini le 31 octobre 1922.
Ainsi, dans l'ensemble de ces réformes et à la suite de longues études et nombreuses expériences visant à la création de la meilleure coiffure de protection contre les éclats. Ce nouveau casque fut étudié de manière à employer la surface minimum indispensable afin d'en réduire son poids et obtenir une liberté de mouvement optimale.
Le résultat de cette recherche aboutit à une forme rappelant le modèle employé par les troupes romaines sous le règne de Camille (4ème siècle avant J-C), modèle qui plaisait beaucoup au Duce Mussolini pour son inspiration à la Rome Antique.
Désigné comme modèle 931, ce nouveau casque était ce qui se faisait de mieux à l'époque de par sa forme compacte et bien dessinée. Distribué à l'armée à partir de 1932, ce casque est caractérisé par une coiffe constituée de 3 pattes de cuir montés sur un cerclage métallique, lui-même fixé à la coque par 4 rivets mécaniques, et un petit cimier en son sommet servant à protéger l'orifice d'aération.
Mais très vite, ce modèle se révéla trop inconfortable et ne possédait pas assez d'espace entre la coque et la tête du soldat, n'offrant pas de garantie de sécurité acceptable.
Ces défauts furent rapidement corrigés en 1933 avec l'apparition d'un nouveau modèle immédiatement distribué à l'ensemble des forces armées. Ce nouveau modèle est caractérisé par la suppression du cimier sommitale d'aération, remplacé par trois gros rivets évidés, servant au maintien de la nouvelle coiffe de conception révolutionnaire pour l'époque. En effet, cette nouvelle coiffe constituée d'une jupe de cuir montée sur un cerclage métallique souple, est maintenue dans le casque par trois pattes métalliques permettant ainsi d'assurer un espace suffisant entre la tête et la coque. Cette disposition permet ainsi une meilleure aération du crâne et de par l'élasticité de l'armature de la coiffe d'assurer une absorption des chocs, même de grande intensité.
Le créateur du casque modèle 931, et par voie de fait de ce nouveau casque désigné comme modèle 933, est l'ingénieur Guido Rosso qui a dessiné les projets à l'arsenal de Turin.
Le modèle 933 a été officiellement adopté le 29 novembre 1934 (soit l'an XIII de l'ère fasciste) sur la circulaire N° 915 de l'équipement, bien que sa distribution en grande quantité commença en 1937.
Les premiers casques modèle 933 furent fabriqués par la compagnie SMV (Smalteria e Metallurgia Veneta s.p.a.) de Bassano del Grappa, casques présentant le marquage B suivi du numéro de lot sur la partie arrière.
A partir de 1939, les rivets employés pour la fixation de la coiffe seront de forme bombée, assurant le maintien de la coiffe par le biais de son cerclage inférieur.
En dépit de l'adoption officielle du casque M933, les recherches de l'état-major ne cessèrent pas dans l'éventualité d'une amélioration possible. C'est dans ce cadre que fut créé le casque modèle 34 non adopté par l'Italie et qui sera vendu à la Grèce pour devenir le casque modèle 34/39, mais qui sera cependant utilisé par les unités "Guardia alla Fronteria" durant la seconde guerre mondiale.
Avec les événements de la guerre civile espagnole de 1936 à 1939, on profite de fournir du matériel aux nationalistes espagnols dans l'optique de tester et comparer le casque modèle 933.

Modèle 933 dérivé du M931.
Modèle 933 dérivé du M931.

De ces essais en condition réelle, on considère que la protection du cou est insuffisante, amenant ainsi à la création de prototype présentant un fort prolongement du casque à l'arrière en dépit de la liberté de mouvement. Ces essais, menés à l'usine Smalteria e Metallurgia Veneta s.p.a.) de Bassano del Grappa, auxquels participa Mussolini, ne dépassèrent pas le stade d'essai, bien qu'on note une utilisation de tels casques utilisés par les chemises noires lors d'un défilé à Rome en 1940.
Le casque modèle 933 fut utilisé tout au long de la seconde guerre mondiale par l'Italie, et malgré l'armistice de 1943 au sein des troupes de la République Sociale Italienne (RSI).

On note aussi des fabrications alternatives pour le compte des organisations auxiliaires, ne respectant pas de manière stricte le cahier des charges des casques réservés à l'armée. On peut donc rencontrer des casques modèle 933 munis de trois pattes de cuir directement fixées aux parois du casque (coiffe semblable à celle équipant le casque modèle 931), ou encore des casques fabriqués en aluminium, pouvant aussi être utilisé durant les parades. Cependant, on note aussi des casques modèle 933 de l'armée muni de coiffe en toile cirée, présentant un trou à l'avant destiné à les distinguer des casques de combat pour le compte des troupes de seconde ligne.

Modèle 933. Modèle 933. Modèle 933. Modèle 933.

Au lendemain de la guerre, la production repris rapidement et le casque modèle 933 fut amélioré en 1947 avec le remplacement de la jugulaire en cuir par une jugulaire d'un seul tenant en toile, casque désigné comme modèle 933/47.
Le casque modèle 933, puis le casque modèle 933/47 furent utilisé jusque dans les années 90, période durant laquelle le nouveau casque en kevlar fut généralisé au sein des forces armées italiennes et bien que le casque US M-1 fut adopté par les unités terrestre de l'armée de l'air.

Modèle 933/47. Modèle 933/47.

Constitution

La coque :

Modèle M933.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.

La coque du casque modèle 933 est reprise sur celle du casque modèle 931. Elle est fabriquée en trois tailles par emboutissage progressif d'une feuille d'acier nickelé traité thermiquement d'épaisseur 1,1 millimètres.
La bombe est de forme arrondie, dont on note un décrochement sur les cotés au niveau des oreilles. La bordure est laissée brut et est légèrement évasé vers l'extérieur dont on note une pointe à peine esquissée à l'avant au niveau de la visière.
La coque est ensuite percée de trois trous aux trois tiers du casque au niveau du tiers supérieur, pour la fixation ultérieur de l'ensemble coiffe/jugulaire.
On note une lettre suivi d'un numéro estampé à froid sur la bordure interne arrière de la coque, indiquant l'usine de production, suivi d'un numéro de lot. Nous ne connaissons pas aujourd'hui la corrélation entre les lettres et les usines de production, hormis la lettre B qui correspond à des fabrications de l'usine SMV (Smalteria e Metallurgia Veneta s.p.a.) de Bassano del Grappa.

Vue de dessus.
Vue de dessus.
Rivet.
Rivet.
Marquage de l'usine Bassano del Grappa.
Marquage de l'usine Bassano del Grappa.

Ce marquage peut aussi être suivi d'une petite ancre surmontée d'une couronne pour les casques déversés au sein de la "Regia Marina".
La coque est ensuite peinte de manière satinée de couleur gris/vert qualifié de "grigioverde", qui sera dans les tons clairs jusqu'en 1940, devenant de plus en plus foncé par la suite pour tendre vers des couleurs tirant plus sur le vert à la fin de la seconde guerre mondiale.
Enfin, l'insigne du corps d'armée auquel a été assigné le casque est peint de couleur noir à l'aide d'un pochoir par spray de peinture noire. Le numéro de régiment est alors apposé au centre de cet insigne.

Modèle M933/47.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Rivet.
Rivet.
Marquage.
Marquage.
Marquage.
Marquage.

Au lendemain de la seconde guerre, lorsque la production repris à la fin des années 40, la coque reste inchangée, hormis la peinture utilisée qui est désormais vert olive évoluant sur un vert plus prononcé pour les fabrications plus récentes.
De plus, au fil des ans, la coque est peinte indépendamment de l'armature de coiffe et les trois rivets destinés à la fixation de l'armature de coiffe étaient préalablement peints de couleur verte en surface.

La coiffe :

Modèle M933.

Coiffe avec cerclage.
Coiffe démontée vue de dessus.
Coiffe avec cerclage.
Les différents marquages (cerclage, pontet et cuir).
Coiffe démontée.
Coiffe démontée vue avant.
Coiffe démontée.
Coiffe démontée vue arrière.
Coiffe démontée.
Coiffe démontée vue de coté.
Coiffe démontée.
Coiffe démontée vue de coté.
Rivet creux.
Rivet creux.
Cerclage
Cerclage.
Rivet éclaté en 2.
Rivet éclaté en 2.
Rivet éclaté en 6.
Rivet éclaté en 6.
Rivet éclaté en 8.
Rivet éclaté en 8.
Armature du cerclage, fixation latérale.
Armature du cerclage, fixation latérale.
Fixation cuir.
Fixation cuir.
Coiffe en cuir fixée par des attaches parisiennes.
Coiffe en cuir fixée par des attaches parisiennes.
Bandeau en feutre.
Bandeau en feutre.
Couture parallèle.
Couture parallèle.
Couture en Z.
Couture en Z.
Patte de coiffe.
Patte de coiffe.
Marquage taille.
Marquage taille.
Coiffe.
Coiffe.
Cachet de l'arsenal de Turin.
Cachet de l'arsenal de Turin.
Cachet du fabricant de la coiffe.
Cachet du fabricant de la coiffe.

La coiffe est constituée d'une bande de cuir (dont la couleur peut varier du beige, brun/rouge au blanc), dont la base est scindée en 8 pattes fines, comportant chacune d'elle 5 trous d'aération. La pointe de chacune des pattes comporte un trou, renforcé d'une rondelle de cuir collée au dos de la coiffe, puis au cours de la production renforcé d'un œillet métallique, qui est destiné au passage du lacet de réglage en profondeur de la coiffe, constitué d'un lacet en cuir.
La pièce de cuir constituant la coiffe comporte par ailleurs 5 autres trous d'aération répartis au dessus de chacune des pattes de la coiffe.
La bande de cuir est jointe par une couture verticale, qui est d'abord renforcée par deux lignes de coutures parallèles, et par la suite deux coutures parallèles jointives par un trait de couture oblique dessinant un Z à l'arrière de la coiffe.
La coiffe de cuir est ensuite montée sur l'armature de coiffe doublée d'un bandeau de feutre dentelé de couleur jaune à l'aide de 12 attaches parisiennes dans les trous du cerclage prévus à cet effet.
L'armature de maintien de la coiffe est constituée d'un cerclage métallique flexible, comportant en hauteur 12 trous pour la fixation de la coiffe de cuir, puis 8 séries de 5 trous réparties équitablement sur le cerclage.

Le cerclage est ensuite riveté à l'aide de 5 pattes métalliques au cerclage inférieur (deux latérales dont une comportant le passant de jugulaire et 1 à l'arrière), en demi-cercle, riveté dans la coque par 3 rivets creux éclatés. Les rivets éclatés utilisés pour la fixation de cet ensemble évolue au fil de la production, étant au départ à 2 branches, puis successivement à 4, 6 et enfin 8 branches.
L'ensemble des parties métalliques de la structure de coiffe sont fixées entre-elles à l'aide de petits rivets éclatés ou mécaniques creux.
La taille de la coiffe est spécifiée par le biais d'une série de petit trous pratiqués dans le cuir sur le coté de la coiffe, par ailleurs, la taille peut aussi être spécifié sur le cerclage inférieur de l'armature de coiffe, précédé d'une lettre mais pas de manière systématique.
Pour les casques modèle 933 produits avant 1945, la coiffe peut présenter un cachet rond du magasin de réception, et peut être accompagné d'une date. Ce cachet rond peut aussi faire référence au fournisseur de la pièce de cuir constituant la coiffe. A cela, le dos de la coiffe comporte un tampon de réception apposé à l'encre, de forme rectangulaire ou simple, comprenant les lettres AT surmontées d'une couronne, faisant référence à l'arsenal de Turin.

Ainsi, on constate donc que les coiffes des casques produits durant la seconde guerre mondiale présente des caractéristiques variées et surtout identique à celles des casques produits au lendemain de la guerre (principalement la couture de renfort en Z et les rivets de fixation de l'armature de coiffe éclatés en 8 branches). On peut donc affirmer que seul un casque, présentant les caractéristiques suivantes, peut être classer de manière catégorique comme fabriquer durant la seconde guerre mondiale : rivets éclatés en 2, 4 et 6 branches, couture de renfort parallèle. En dehors de ces caractéristiques, on peut se fier aux marquages de la coiffe attestant d'une date de fabrication/réception, ou cachet de réception surmonté d'une couronne.

Modèle M933/47.

Armature peinte avec la coque.
Armature peinte avec la coque.
Armature peinte à part.
Armature peinte à part.
Fixation arrière.
Fixation arrière.
Jointure cuir.
Jointure cuir.
Couture en Z.
Couture en Z.
Patte de coiffe.
Patte de coiffe.
Marquage taille.
Marquage taille.
Coiffe.
Coiffe.

Lors de la reprise de la fabrication du casque modèle 933 au lendemain de la guerre, la coiffe est de conception strictement identique à celles produites avant 1945. Cependant, quelques différentes permettent de distinguer les casques produits durant les deux périodes majeures d'utilisation de ce casque. La coiffe est désormais confectionnée avec du cuir sensiblement plus épais, ne comportant aucun marquage de réception estampé ou apposé par tampon à l'encre. Le seul marquage des coiffes produites après 1945 étant le marquage de la taille, et présent aussi de manière plus générale que durant la seconde guerre mondiale sur le cerclage inférieur de l'armature de coiffe.
Une autre particularité des coiffes produites après la guerre est de comporter uniquement une couture de renfort en forme de Z au niveau de la jointure de la pièce de cuir employée pour former la coiffe.
Aussi, les trous du passage du lacet de cuir de réglage en profondeur de la coiffe sont strictement renforcés d'un œillet métallique, doublé d'une rondelle de cuir au dos de la coiffe.
Pour les casques modèle 933/47 de début de production, le cerclage est peint en même temps que la coque, alors que pour les fabrications plus tardives, le cerclage est peint avant montage, se distinguant par une différence flagrante de couleur et la couleur nue des rivets de fixation.
Enfin, l'armature de coiffe est maintenue dans la coque par trois rivets éclatés à huit branches uniquement.

La jugulaire :

Modèle M933.

Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.
Fixation jugulaire.
Fixation jugulaire.
Passant vue de biais.
Passant vue de biais.
Jugulaire à boucle à ardillon en cuir gris.
Jugulaire à boucle à ardillon en cuir gris.
Patte en cuir couvrant la boucle à ardillon.
Patte en cuir couvrant la boucle à ardillon.
Jugulaire fermée.
Jugulaire fermée.
Marquage.
Marquage.

La jugulaire est fixée à deux passants de jugulaire constitués de deux anneaux métalliques de forme rectangulaire. Chaque anneau est maintenu de chaque coté de la coiffe à deux pattes métalliques nues (qui doit s'expliquer par le fait qu'elles doivent servir de prise lors de la mise en peinture de l'intérieur du casque avant la pose du cuir de la coiffe) pliées en deux au niveau de la base des passants jouant le rôle de charnière. Ces pattes métalliques sont ainsi rivetées sur les pattes latérales soutenant le cerclage de la coiffe. D'ailleurs, une des pattes supportant un des passants de jugulaire comporte un marquage estampé indiquant les lettres AT de l'arsenal de Turin, pouvant être surmontées d'une couronne ou non.
La jugulaire, composée de deux parties, est fabriquée en cuir de couleur gris/vert de 2cm de large. La partie courte de la jugulaire, longue de 20 centimètres, comporte 7 trous permettant différents points de fixation avec la boucle à ardillon de fermeture.

Cachet de l'arsenal de Turin.
Cachet de l'arsenal de Turin.
Autre cachet.
Autre cachet.
Autre cachet.
Autre cachet.
Cachet inconnu.
Cachet inconnu.

L'autre partie de la jugulaire, longue de 26 centimètres, possède la boucle à ardillon de fixation, peinte aussi de couleur gris vert "grigioverde". Le dos de la boucle est doublé d'une pièce de cuir de forme trapézoïdale fixée par couture, maintenant par la même occasion un passant en cuir. Une seconde boucle de cuir est disposée de manière libre sur cette partie de la jugulaire, ces boucles sont destinées à maintenir l'excédent de jugulaire après fermeture.
Les deux parties de la jugulaire sont rivetées aux passants de jugulaire par deux rivets mécaniques peints aussi de couleur gris vert. Elles comportent aussi un cachet d'acceptation constitué d'un écusson contenant une croix surmonté d'une couronne.

Modèle M933/47.

Passant en trapèze.
Passant en trapèze.
Fixation jugulaire.
Fixation jugulaire.
Boucle de réglage.
Jugulaire toile.
Autre vue.
Autre vue.
Détail passage de la jugulaire dans la boucle.
Détail passage de la jugulaire dans la boucle.

La jugulaire après 1947 est montée sur des passants de jugulaire dont les boucles métalliques sont désormais trapézoïdales. La jugulaire du modèle 933/47 est fabriquée d'un seul tenant et est constituée d'une bande de toile large de 2,5 centimètres pour 46 cm de long.
Une extrémité est cousue sur la barre centrale de la boucle coulissante, reprise de celle équipant la jugulaire à ressort Mark II britannique, peinte en vert. L'autre extrémité est passée dans les deux fentes de cette boucle après avoir été passé au préalable dans un des passants de jugulaire. Enfin, cette extrémité est rivetée au second passant de jugulaire à l'aide de deux petits rivets mécaniques.
A noter que la couleur de la bande de toile forte employée dans la fabrication de la jugulaire varie au cours de la production du casque modèle 933/47 variant du jaune sable à un vert kaki très clair pour les fabrications plus tardives.

Le camouflage additionnel :

Durant la seconde guerre mondiale, le couvre-casque n'est pas une pièce d'équipement largement distribuée. Cependant, on note des cas particuliers, notamment pour le compte des troupes alpines ("Alpini") qui sont équipées d'un couvre-casque blanc, décliné en deux versions. La première se fixant sur le casque à l'aide de petits crochets pris sur la bordure du casque, une seconde version plus classique étant maintenu à l'aide d'un lacet parcourant la base du couvre-casque. Ces couvre-casques sont munis d'une petite fente sur le coté gauche pour le passage de la plume noire symbole de cette arme.
On note aussi une utilisation généralisée de couvre-casques au sein des unités "Bersaglieri", munis d'une fente coté droit pour le passage des plumes de coque, représentatif de ce corps d'élite.
Aussi, pour le compte des troupes combattantes en Afrique du Nord, un couvre-casque de couleur sable fut parfois distribué durant la période s'étalant de fin 1942 à début 1943.
La toile de tente camouflé modèle 1929 fut aussi utilisé dans la confection de couvre-casque munis de passant de toile pour l'ajout de branchage.
De manière générale, les casques modèle 933 utilisé au sein de l'armée italienne ou de la RSI furent camouflés par peinture appliquée au pinceau ou au pistolet par voile de peinture.

Couvre-casque.
Couvre-casque.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Fixation par lacet.
Fixation par lacet.
Vue à plat.
Vue à plat.

Il existe plusieurs types de couvre-casque pour le modèle 933/47, identiques à ceux utilisés avec le casque modèle 942/60 et dont il existe deux types de conception de fabrication.
Le premier type de fabrication rencontré après la seconde guerre mondiale est un couvre-casque fabriqué à partir de quatre morceaux triangulaire de toile camouflé, reprenant le schéma de camouflage adopté par l'armée italienne en 1929 et dont les trois couleurs ont été modifiées au lendemain de la seconde guerre mondiale. La base de ce couvre-casque est parcourue au départ d'un lacet, puis ensuite d'un élastique pris dans un ourlet permettant son maintien sur le casque.
Les autres modèles de couvre-casques sont fabriqués à partir d'un unique morceau circulaire de toile camouflée. Le morceau de toile utilisé dans la confection du couvre-casque est cousu à intervalle régulier afin de former une jupe, permettant au couvre-casque d'épouser la forme arrondie du casque.

Couvre-casque.
Couvre-casque.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Fixation.
Fixation.

La base du couvre-casque est parcourue d'un élastique pris dans un ourlet pratiqué en repliant la base du couvre-casque sur elle-même, puis doublé d'une fine bande de toile.
Le premier couvre-casque est constitué d'une simple jupe de toile alors que le second type de couvre-casque, qui semble être plus tardif comporte un volet de toile cousu sur sa partie arrière recouvrant trois bouton destinés à maintenir un couvre-nuque en toile fixé par trois boutonnières.

Couvre-casque.
Couvre-casque.
Fixation.
Fixation.
Vue à plat.
Vue à plat.
Filet.
Filet.
Fixation.
Fixation.
Vue à plat.
Vue à plat.
Embout en bois.
Embout en bois.
Détail fixation.
Détail fixation.

Après la seconde guerre mondiale est apparut un filet de couleur marron, dont les mailles de 1,5 centimètres de coté, mesurant 38 cm de coté. Ce filet a la particularité d'avoir un embout en bois à chacun de ses angles destiné à être coincé entre la coque et la coiffe du casque.
Ces embouts de bois permettent ainsi de mieux calé le filet après son montage contre la coque après avoir serré le lacet de fixation.

Insignes

L'interdiction d'ajouter un insigne métallique sur le casque modèle 933 comme indiqué sur la circulaire de l'équipement N° 915 du 29 novembre 1934, n'est pas innocente.
En effet, au cours des années 20, les casques italiens modèle 15 sont souvent ornés d'un insigne métallique identifiant l'arme à laquelle est versé le casque. Cet insigne est bien souvent agrafé, ce qui inclut de percer le casque ou encore directement soudé.
Ces interventions sont catastrophiques pour le casque, réduisant ainsi sa résistance ; c'est pourquoi la circulaire N° 915 inclut la précision importante : "...il est absolument interdit d'appliquer un insigne sur le casque à l'aide d'une perforation ou d'une soudure".
La seule exception à la règle est appliquée par les "Moschettieri del Duce", garde personnelle de Mussolini, qui ne constitue pas une unité combattante.
Afin de palier à ces exigences, l'armée royale choisit donc un nouvel éventail d'attributs distinctifs pour chaque arme ou service. Ces insignes sont généralement placés à l'avant du casque et sont apposés le plus souvent l'aide d'un pochoir, ou plus rarement à la main.
Ces insignes sont de couleur noire, hormis ceux de la MVSN, la marine et la police royale lesquels sont jaunes, et enfin de couleur argentée pour les carabiniers, bien que la MVSN et les carabiniers adoptent un insigne noir au début du conflit.
Voici une liste exhaustive des insignes couramment rencontrés sur les casques modèle 933. De manière générale, chaque insigne présente en son centre un cercle portant le numéro de régiment. Une croix remplace ce numéro pour les unités d'instruction ou les unités non divisionnées.
Aussi, les officiers généraux portent leur insigne de grade sur l'avant du casque de couleur argentée jusqu'au grade de général de division inclus, puis doré jusqu'au grade de maréchal.

Insigne.
  • 1. Carabinier.
  • 2. Grenadiers.
  • 3. Infanterie
  • 4. Ecole d'infanterie.
  • 5. Musiciens.
  • 6. Bersaglieris.
  • 7. Troupes alpines.
Insigne.
  • 8. Cavalerie (Nice, Piemonte Reale, Savoia et Genève).
  • 9. Cavalerie (Noverait, Aosta, Florence et Vittorio Emanuele II).
  • 10. Artillerie hippomobile.
  • 11. Artillerie antiaérienne.
  • 12. Artillerie Légère.
  • 13. Artillerie cotière.
Insigne.
  • 14. Artillerie lourde de campagne.
  • 15. Artillerie lourde.
  • 16. Artillerie lourde de montagne.
  • 17. Cavalerie (Régiments : Nice, Piemonte Reale, Savoia, Gênes).
  • 18. Cavalerie (Régiments : Saluzzo, Monferrato, Alexandrie, Guide).
  • 19. Cavalerie (Ecoles, Centres de réforme, Intendance, Palafreneros).
  • 20. Service chimique.
Insigne.
  • 21. Service des transports.
  • 22. Génie corps d'armée.
  • 23. Artillerie lourde de montagne.
  • 24. Cavalerie (Régiments : Nice, Piemonte Reale, Savoia, Gênes).
  • 25. Cavalerie (Régiments : Saluzzo, Monferrato, Alexandrie, Guide).
  • 26. Cavalerie (Ecoles, Centres de réforme, Intendance, Palafreneros).
Insigne.
  • 27. Compagnie automobile.
  • 28. Itendance.
  • 29. Service de santé.
  • 30. Médecin militaire.
  • 31. Service vétérinaires.
  • 32. Pharmacie militaire.
  • 33. Maître armuriers.
  • 34. Compagnie disciplinaire.
Insigne.
  • 35. Bataillon de véhicule d'assaut.
  • 36. Groupe de voitures de la brigade mécanisée.
  • 37. Groupe de véhicules léger de division rapide.
  • 38. Infanterie véhiculée.
  • 39. Artillerie motorisée et mécanisée.
  • 40. Artillerie motorisée.
Insigne.
  • 41. Automobilistes.
  • 42. Cavalerie. (Régiments : Nice, Savoia, Piemonte Reale et Gênes).
  • 43. Infanterie transportée de division motorisée..
  • 45. Compagnie motocycliste.
Insigne.
  • Decima mas.

Quelques exemples

Exemple 1. Exemple 1. Exemple 1.
Exemplaire du 11ème régiment de troupes alpines.

Exemple 2. Exemple 2. Exemple 2. Exemple 2.
Exemplaire camouflé de la RSI (République Sociale Italienne).

Exemple 3. Exemple 3.
Exemplaire d'une unité de cavalerie de l'armée espagnole.

Exemple 4. Exemple 4. Exemple 4. Exemple 4.
Modèle en aluminium pour les organisations auxilliaires.

Exemple 5. Exemple 5. Exemple 5.
Exemplaire de la force aérienne.

Exemple 6. Exemple 6. Exemple 7. Exemple 8.
Autres exemplaires de la force aérienne.

Exemple 9. Exemple 9. Exemple 10. Exemple 10.
Exemplaires camouflés.