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Casque Wz 31

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Historique

C'est au lendemain de la première guerre mondiale que l'armée du général Haller effectue son retour en Pologne, rapidement suivie de la mission militaire menée par le général Weygand, ainsi que d'importants stocks d'uniformes et d'équipements. En effet, les forces alliées s'inquiètent de la contagion bolchévique issue de la révolution russe commencée en octobre 1917.
C'est ainsi que le bleu horizon devient jusqu'en 1922 l'une des couleurs officielles employées au sein des forces polonaises. Tout naturellement, les soldats polonais sont coiffés du casque Adrian modèle 15 orné de manière générale de l'attribut des chasseurs polonais, les insignes universels n'ayant pas tous été utilisés.
Dès l'armistice du 11 novembre 1918, le général Pilsudski fait son entrée triomphale à Varsovie, prenant simultanément le haut commandement de l'armée et les reines du nouveau gouvernement polonais.
Cette nouvelle armée polonaise, la première depuis plus de 100 ans, est composée d'hommes d'origines et de formations diverses, et dont l'organisation militaire et les grades ne correspondent pas d'une formation à l'autre. Toute cette nouvelle armée est à restructurer dans l'immédiat, en raison de la guerre qui fait rage à l'Est contre les troupes bolchéviques. Le retrait des forces allemandes du front de l'Est en 1917 a immédiatement entrainé l'occupation des zones libérées par les forces de la jeune république soviétique. Ce pourquoi une guerre éclata rapidement, car les frontières des deux états naissants, la Russie soviétique et la seconde république de Pologne, n'avaient pas clairement été définies par le traité de Versailles. La guerre russo-polonaise commencée en février 1919, prit fin en mars 1921 avec le traité de Riga, satisfaisant d'avantage la Pologne, alors que les deux états revendiquaient la victoire.
Ce n'est qu'au lendemain de ce conflit, une fois les frontières stabilisées, que l'armée polonaise commença l'uniformisation de ses équipements. En effet, l'ensemble des uniformes et autres équipements issus des stocks de la première guerre mondiale (et donc déjà fatigué pour l'ensemble) et éprouvé par le conflit russo-polonais, dut être intégralement remplacé par l'intendance polonaise.
Un nouvel uniforme kaki-brun fut alors créé, et les casques Adrian, durement éprouvés, furent reconditionnés dans la même teinte que les nouveaux uniformes. Les anciens attributs sont supprimés au profit de l'aigle métallique modèle 1919, normalement destinés à orner les képis.
Le reconditionnement des casques comprend un changement de coiffe, maintenues par quatre gros rivets placés aux points cardinaux du casque, un changement de la jugulaire et une remise en peinture de couleur vert kaki. Par la suite, l'insigne frontal est supprimé et les fentes de l'attribut sont obturées par soudure et le casque repeint.
Soucieuse de se démarquer des armées voisines, l'armée polonaise lança une étude dans les années 20 pour la création d'un casque plus performant que le casque Adrian modèle 15 de fabrication française, et dont le nombre est insuffisant pour équiper l'ensemble de l'armée polonaise.
Les relations avec la France s'étant quelque peu relâchées, les experts polonais, plus soumis à une ligne de conduite franco-polonaise, s'orientèrent vers une forme hybride entre le stahlhelm allemand modèle 16 et l'Adrian modèle 15 français. De ces études fut mis au point un casque resté au stade d'essai et fabriqué en petit nombre. Officiellement adopté en 1928 et connu sous la désignation Wz 28, ce casque fut produit à très petite échelle et connu même quelques modifications durant sa production (fabriqué avec cimier ou non, à bords francs ou retournés). La fabrication de ce modèle se révéla trop délicate, et la protection fut jugée insuffisante. Rapidement écartés par l'armée, mais produits en quantité suffisante pour être utilisé par quelques unités, ces casques furent redistribués à des organisations auxiliaires, comme la défense civile et la croix rouge.
Les recherches d'un casque national se poursuivirent et au milieu de l'année 1930, une mission polonaise composée de l'ingénieur Léonard Krauz de l'institut de recherches des équipements militaires et du capitaine ingénieur Marian Mikolajski se rendit en Suède auprès de la société Elskintura Stahlpressings AB. Cet établissement, fabricant les casques de l'armée suédoise et ayant participé à la conception et fabrication de casques pour diverses armées étrangères, fut sollicité à la demande du chef d'état major pour son expertise.

Casque Wz 28.
Casque Wz 28.

Les ingénieurs Krauz et Mikolajski ramenèrent de leur voyage en Suède des indications très détaillées, qui leur permis de rédiger de manière extrêmement précise les instructions du chef du département de l'armement de Varsovie. Déposées le 30 octobre 1930, ces instructions aboutirent au lancement de la création du nouveau casque polonais. Ainsi 300 unités d'un modèle baptisé Wz 30 furent produites et mises à l'essai de manière intense par le département d'ingénierie en armement N°2 de Varsovie.
C'est finalement en janvier 1931 que fut conçu un modèle en bois, esquissant la forme définitive du nouveau casque de conception polonaise, dont les essais furent jugés très satisfaisants.
Désigné comme casque Wz 31, la fabrication de ce nouveau casque est attribuée aux ateliers Silesia situé à Rybnik près de Katowice, pour une première commande de 5 000 exemplaires, puis sera reprise essentiellement par les ateliers métallurgiques Ludwikow à Kielce.
La forme du casque Wz 31 était très moderne pour l'époque, empruntant toutefois une coiffe et une jugulaire, reprises du casque Wz 28, elles-mêmes reprises du casque allemand modèle 16.
Le casque Wz 31 ne fut toutefois pas distribué immédiatement à l'armée, sans doute parce que les capacités de production était insuffisante pour équiper en une seule fois la majorité des troupes polonaises. Le casque Wz 31 fut peu utilisé en public avant 1935 ce pourquoi ce modèle fut longtemps connu sous la dénomination Wz 35. En effet, le premier lot fut distribué à l'armée en janvier 1933. Le casque Wz 31 fut largement distribué dans l'armée polonaise à partir de 1934, les casques Adrian furent alors redistribués à la cavalerie, qui n'était pas équipée de casque jusque là (excepté l'artillerie qui les conserva).
Au 1er avril 1935, 42 000 exemplaires avaient été fabriqués et au total 320 000 casques furent produits au déclenchement de la seconde guerre mondiale.
Aussi, on note des cas d'exportation du casque Wz 31 en Espagne lors de la guerre civile, et les archives polonaises attestent un export vers l'Iran (Perse) et l'Albanie sans que cela ait pu être vérifié.
Le casque Wz 31 fut caractéristique de l'armée polonaise jusqu'à l'invasion du pays en septembre 1939 par les troupes allemandes à l'Ouest et les troupes soviétiques à l'Est. L'armée polonaise fut rapidement défaite soumise à la Blitzkrieg allemande, et une grande quantité de casque Wz 31 fut alors récupérée par l'occupant puis remise à aux organisations de défense passive, tel que la "Luftschutz". Cet organisme a utilisé une quantité importante de casques Wz 31, qui furent pour la plupart repeint en bleu foncé ou noir et souvent orné d'une décalcomanie de l'organisation.
Après la seconde guerre mondiale, le casque Wz 31 fut utilisé par l'armée populaire polonaise jusqu'au début des années 50 jusqu'à la distribution généralise du casque Wz 50 d'inspiration soviétique. Le casque Wz 31 fut même fabriqué jusqu'en 1950 par les usines de Kielce, ces fabrications étant parfaitement lisse à contrario des modèles fabriqués jusqu'en 1939. Les dernières fabrications furent par ailleurs munies d'une coiffe de type Wz 50 montée sur une armature métallique. Cette dernière version est connu sous la dénomination Wz 31/50.

Casque polonais Wz 31 Casque polonais Wz 31 Casque polonais Wz 31
Casque polonais Wz 31 Casque polonais Wz 31 Casque polonais Wz 31

Constitution

La coque :

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Peinture Salamender.
Peinture "Salamender".
Rivet en cuivre de contrôle.
Rivet en cuivre de contrôle.

La bombe du casque Wz 31 est fabriquée par emboutissage progressif d'une feuille d'acier au nickel chrome traité anti corrosion laminé, d'une épaisseur de 1,25 mm.
Une fois la bombe formée, la bordure du casque aplatie vers l'extérieur est adoucie par meulage après découpe de celle-ci.
La forme du casque Wz 31 est très enveloppante et présente une petite visière à l'avant, constituant un léger décrochement à la base de celle-ci. Les bombes fabriquées par les usines Silesia et Ludwikow sont sensiblement différentes, ce dernier ayant fabriqué des bombes dont la base est plus plane.
La bombe est percé de 6 trous, 3 pour le maintien des agrafes de fixation du cerclage métallique retenant la coiffe, 2 pour les passants de jugulaire. Enfin un dernier trou est effectué à l'arrière du casque à 3 cm sous le rivet arrière de fixation de la double agrafe de fixation de la coiffe, obturé par un rivet en cuivre dont une des têtes est estampée d'un K et d'un numéro attestant d'un contrôle de fabrication.
Les agrafes métalliques sont rivetées dans la bombe à l'aide d'un rivet mécanique à tête bombée.
Au début de la production du casque Wz 31, les premiers exemplaires étaient peints de couleur vert kaki foncé satiné à l'intérieur et à extérieur de la bombe. Puis afin de réduire les reflets du soleil, la peinture extérieure fut texturée. L'extérieur de la bombe est mis en peinture en trois couches séchées au four. De la poudre de liège à gros grain est mélangée à la peinture afin d'obtenir une surface rugueuse réduisant les reflets. Ce procédé, développé par l'usine de l'industrie chimique "W.Karpiński et M.Leppert" à Varsovie, fut déposé sous le nom de "salamander". On note qu'une certaine quantité de Wz 31 ont été produits tout au long de la période de fabrication avec une peinture satinée.

Aussi les casques affectés aux gardes frontières étaient peints de couleur noir, muni à l'avant d'un large aigle polonais en métal blanc. On ignore à l'heure actuelle de quelle couleur furent peints les casques distribués à la marine et à l'armée de l'air polonaise.

A noter que les casques Wz 31 polonais ne présentent aucune indication de taille, que ce soit sur la bombe ou sur la coiffe, orientant donc vers une fabrication en taille unique.

Les fabricants :

Silesia - 1934.
Silesia - 1934.
Ludwikow - 1939.
Ludwikow - 1939.
Kieleckich Zakładów Wyrobów Metalowych - 1950.
Kieleckich Zakładów Wyrobów Metalowych - 1950.

Les casques Wz 31 comportent tous un marquage appliqué par le fabricant, apposé à l'aide d'un tampon encreur de couleur noire, sous réserve que celui-ci ne se soit pas effacé avec le temps.
Les casques fabriqués par l'usine Silesia comporte les lettres HS, suivi d'un numéro de production (qui pourrait être la semaine de production) et des deux derniers chiffres de l'année de production.
Les exemplaires fabriqués par l'usine Ludwików comporte la raison sociale de l'entreprise, suivi d'un numéro de production et des deux derniers chiffres de l'année de fabrication.
Enfin, les casques Wz 31/50 fabriqués dans l'immédiat après guerre, fabriqué uniquement par l'usine Ludwików, comporte un marquage carré dans lequel sont inscrit KZWM pour Kieleckich Zakładów Wyrobów Metalowych (usine de production métallurgique de Kielce), Kielce (localisation de l'usine) et l'année de fabrication.

En dehors du marquage du fabricant, les casques Wz 31 peuvent présenter des marquages de contrôle appliqués durant le processus de fabrication. Généralement de forme ovale, contenant un K surmontant un numéro, ces marquages sont appliqués le plus souvent à l'aide d'un tampon encreur de couleur noir, ou peuvent être estampé à froid sur les parties métalliques du casque, comme le cerclage de coiffe ou encore les passants de jugulaire. Les tampons de contrôle peuvent aussi être circulaire et appliqués à l'encre rouge.

Tampon de contrôle.
Tampon de contrôle.
Marquage estampé.
Marquage estampé.
Autre marque de contrôle.
Autre marque de contrôle.
Numéro estampé.
Numéro estampé.

La coiffe :

La coiffe est proche de celle employée dans le casque allemand modèle 16, fabriqué à partir de 1917, montée sur cerclage métallique dont les ingénieurs polonais se sont inspirés dans la création du casque Wz 31. La coiffe montée sur un cerclage métallique est maintenue dans la bombe à l'aide de trois agrafes double métalliques, rivetées aux trois tiers du casque à l'aide de petits rivets mécaniques en fer.

Fixation de la coiffe pour les casques fabriqués par Silesia.

Jointure cerclage et point de fixation arrière.
Jointure cerclage et point de fixation arrière.
Point de fixation latéral.
Point de fixation latéral.
Point de fixation latéral, cerclage évidé.
Point de fixation latéral, cerclage évidé.

Pour les casques fabriqués par la société Silesia, les trois agrafes doubles furent posées horizontalement à la base du casque et s'insérés dans des trous prévus à cet effet dans le cerclage métallique. Toutefois, un point de fixation du cerclage comportait un large trou évidé de forme ovale, contre deux séries de deux trous circulaire, sans doute dans le but de contrer les marges d'erreur.

Fixation de la coiffe pour les casques fabriqués par Ludwików.

Point de fixation arrière.
Point de fixation arrière.
Point de fixation latéral.
Point de fixation latéral.

Pour les casques fabriqués par l'usine Ludwików, les trois agrafes doubles étaient rivetés verticalement par rapport à la base du casque et se repliaient par dessus le cerclage de la coiffe. Pour ce fabricant, le cerclage métallique de la coiffe ne comportait aucun orifice dédié à la mise en place de celui-ci dans la bombe.

Patte de coiffe.
Patte de coiffe.
Revers patte de coiffe avec compartiment de rembourrage.
Revers patte de coiffe avec compartiment de rembourrage.
Compartiment de rembourrage en toile.
Compartiment de rembourrage en toile.
Coussinet de rembourrage.
Coussinet de rembourrage.

Pour les casques fabriqués par l'usine Ludwików, les trois agrafes doubles étaient rivetés verticalement par rapport à la base du casque et se repliaient par dessus le cerclage de la coiffe. Pour ce fabricant, le cerclage métallique de la coiffe ne comportait aucun orifice dédié à la mise en place de celui-ci dans la bombe.
La coiffe est constituée de trois pattes de coiffe fabriquées en cuir épais de couleur pouvant varier au beige clair au brun foncé. La base de chacune d'elle est scindée en deux parties, dont chaque extrémité est trouée et dont l'orifice est renforcé d'un œillet métallique. Ces trous sont destinés au passage du lacet de réglage en profondeur de coiffe, joignant les pattes de coiffe entre elles. Ce lacet est constitué d'une lanière en cuir.
Les cotés de chaque patte sont repliés sur eux-mêmes et maintenus à l'aide d'une ligne de couture formant un U avec l'autre coté de l'élément de coiffe. Cette ligne de couture maintient un compartiment en toile de coton, généralement de couleur blanc cassé.
Ce compartiment est destiné au rembourrage de la coiffe à l'aide d'un coussinet en toile de forme rectangulaire et rempli de crin de cheval. Trois surpiqures sont effectuées afin d'éviter le tassage du coussinet.
Chaque coussinet est maintenu en place dans son compartiment l'aide d'un lacet plat en toile cousu au centre de son enveloppe en toile.
Les trois pattes de coiffe sont maintenues à un cerclage métallique, fabriqué en fer non peint, dont la base de chacune d'elle est emprisonnée dans la pliure d'une des longueurs du cerclage, plié sur toute la circonférence de celui-ci. Le coté plié du cerclage se retrouve coincé contre la paroi interne du casque après mise en place de la coiffe.
La coiffe semble avoir été fabriquée en taille unique, nous n'avons constaté aucun marquage attestant du contraire.

Coiffe.
Coiffe.

Les casques Wz 31/50 fabriqués dans l'immédiat après guerre furent munis d'une coiffe montée sur une armature métallique, identique à celle appliquée dans les casques Wz 50.
Cette armature est rivetée dans la bombe en trois points, répartis aux trois tiers du casque. Les 3 trous destinés à maintenir la coiffe d'origine sont obturés à l'aide de rivets mécaniques.
Cette coiffe est fabriquée en cuir de couleur beige, composée de deux morceaux de cuir, cousus ensemble latéralement. La base de chacune de ces parties est scindée en quatre pattes, dont l'extrémité est percée d'un trou renforcé d'un œillet métallique et d'une rondelle de cuir, pour le passage du lacet de réglage en profondeur de la coiffe.
Chaque patte comporte cinq trous d'aération, surmontés de cinq trous supplémentaires effectués sur le bandeau de la coiffe.
La base de la coiffe est doublée d'une bande de feutre dentelée cousue sur toute la circonférence, permettant de doubler l'épaisseur de celle-ci au niveau de l'armature de maintien. La coiffe est fixée à cette armature à l'aide d'attaches parisiennes.
L'armature métallique, copié sur celle équipant le casque modèle 933 italien, est constituée d'un cerclage anodisé en noir, fixée sur un support métallique non peint à l'aide de cinq empattements métalliques (3 faisant office de support et 2 autres maintenant les passants de jugulaire).
L'ensemble coiffe/armature est ensuite fixé dans la bombe à l'aide de trois gros rivets mécaniques appliqués sur le tiers supérieur du casque (un à l'arrière, et deux autres positionnés sur le tiers avant du casque).

La jugulaire :

Jugulaire, partie longue réglable et partie courte (revers).
Jugulaire, partie longue réglable et partie courte (revers).
Passant de jugulaire riveté.
Passant de jugulaire riveté.
Crochet de fixation riveté sur la partie courte.
Crochet de fixation riveté sur la partie courte.
Boucle coulissante de réglage.
Boucle coulissante de réglage.
Boucle de fixation.
Boucle de fixation.
Jugulaire fermée.
Jugulaire fermée.

La jugulaire est fixée aux passants de jugulaire rivetés de part et d'autre du casque. Chacun d'eux est constitué d'une boucle rectangulaire, aux angles arrondis, fabriquée en fil d'acier et dont la base est enveloppée dans une enchapure métallique jouant le rôle de charnière. Cette enchapure, ainsi repliée sur elle-même, est percée puis riveté de chaque coté du casque à l'aide d'un rivet mécanique à tête bombée.
La jugulaire, composée de deux parties, est fabriquée à partir de bande de cuir épais large de 1,4 cm et est fixée au passant à l'aide d'un rivet tubulaire.
La partie droite, constituée d'une bande de cuir longue de 35 cm, comporte à une de ses extrémités une boucle coulissante à double passant de forme carré, emprisonnée par son axe central par repli de la jugulaire, riveté sur elle-même. Une boucle trapézoïdale, fabriqué en fil d'acier, et comportant une seconde boucle rectangulaire attenante, est glissé dans la bande de cuir par cette dernière.
Il s'agit d'une seule pièce, le fil de fer est formé dans une sorte de "8", un cavalier maintient le centre du 8 et un rouleau cache la jointure, c'est cette partie qui est glissée dans la jugulaire.
L'autre extrémité est passée dans cette boucle coulissante, emprisonnant ainsi la boucle de fermeture de la jugulaire. Cette boucle coulissante permet la mise en longueur de la jugulaire.
La seconde partie de la jugulaire, longue de 7 cm, comporte un petit crochet plat, riveté à l'aide de deux rivets. Une large patte de cuir, de dimension 7,5 x 2,2 cm, est fixée simultanément au crochet et a pour but de protéger la peau du visage du système de fixation de la jugulaire. Ce système de fermeture constitue une fermeture à agrafage rapide.

Pour les casques Wz 31/50, la jugulaire est aussi reprise du casque Wz 50. Constituée de deux parties, cette jugulaire se ferme désormais à l'aide d'une boucle à ardillon.
Fabriquée en cuir épais (3 mm) de couleur fauve, d'une largeur de 2 cm, la partie la plus courte d'une longueur d'environ 20 cm comporte 7 trous pour la fermeture.
La seconde partie de la jugulaire, mesurant environ 30 cm, comporte deux anneaux en cuir, dont un est fixée au niveau de la boucle à ardillon, et un second libre. Tout deux sont destinés à maintenir l'excédent de jugulaire après fermeture. Enfin, la jugulaire peut être fixée au passant par couture en forme de U ou à l'aide de deux rivets tubulaires.

Quelques exemples

Exemple 1. Exemple 1. Exemple 1.
Casque Wz 31 de la police au frontière.