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Casque Modèle 84

Fiche

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Historique

Le concept des troupes aéroportées fut créé par l'armée rouge dès 1929. En effet, à cette date, une commission militaire fut chargée par le général Toukhachevski, commandant du district militaire de Leningrad, d'étudier de nouvelles stratégies d'offensive, en opposition à la défense statique préconisée par de nombreuses armées à travers le monde.
C'est donc dans cette optique de recherche de nouvelles tactiques d'offensive que fut créée l'arme aéroportée.
Le concept de troupes aéroportées était encore à son balbutiement, le matériel étant encore très inadapté : les soldats devant passer sur l'aile des bombardiers Tupolev TB-3, dépourvus de portes latérales.
Cependant, de nombreuses délégations militaires furent impressionnées par la démonstration de saut de 1500 parachutistes lors de manœuvres de l'armée rouge dans le district militaire de Kiev en 1935.
Lors des débuts du parachutisme militaire, les soldats russes étaient coiffés de casques en cuir, similaires à ceux que portaient les pilotes.
C'est donc dans l'évolution du matériel que fut créé le casque en toile modèle 40 pour les troupes aéroportées. Semblable aux bonnets en cuir que portaient les pilotes, ce casque était conçu comme ces derniers, remplaçant le cuir, par de la toile de couleur kaki.
Ce type de casque protégeait seulement le soldat contre la force du vent durant la chute, et rester inefficace contre les chocs durant l'atterrissage.
Une fois arrivés au sol, les soldats devaient échanger leur casque de saut, par un casque en acier plus adapté aux combats.
Les troupes aéroportées soviétiques furent engagées lors de la seconde guerre mondiale, mais mal préparées, leurs actions se révélèrent inefficaces et les parachutistes rejoignirent les rangs de l'infanterie.
Puis après la seconde guerre mondiale, l'arme aéroportée fut perfectionnée jusqu'à atteindre une impressionnante force de troupes aéroportées (sept divisions de 7500 hommes chacune).
C'est dans cette optique que le matériel fut donc renouvelé et perfectionné. Le casque de saut n'échappa pas à la règle, mais fut que très légèrement modifié pour garder la même silhouette que le casque en toile modèle 40 : ce casque sera désigné par casque de saut "mabuta".
Tout comme le casque de saut modèle 40, le casque de saut "mabuta" n'offrait qu'une simple protection contre le souffle d'air durant le saut en parachute.
Il faut attendre le début des années 80 pour que l'intendance de l'armée soviétique se décide à adopter un casque adapté à ce type de manœuvre.
C'est donc fut en 1984 qu'apparut le casque modèle 84 (par rapport à son année d'adoption) calqué sur le casque équipant les troupes blindées russes.
Ce nouveau casque, plus rembourré, possède aussi des œillets d'aération.
Le casque modèle 84 équipe encore de nos jours les "Vozdushno-Desantnye Vojska" (VDV : forces aéroportées).

Casque de saut mabuta.
Casque de saut "mabuta".
Casque modèle 84. Casque modèle 84. Casque modèle 84. Casque modèle 84.
Casque modèle 84. Casque modèle 84. Casque modèle 84. Casque modèle 84.

Constitution

Le bonnet :

Coté droit.
Coté droit.
Avant.
Avant.
Coté gauche.
Coté gauche.
Arrière.
Arrière.
Dessus.
Dessus.

Le casque modèle 84 est semblable à un bonnet de vol pour pilote. Sa conception est calquée sur le casque équipant les troupes blindées russes.
Enveloppant tout le crâne, ce casque est constitué d'une surface en toile épaisse de couleur marron/vert clair. L'intérieur est enveloppé de tissu à trame fine, de couleur identique à l'extérieur ou de couleur gris foncé.
Le casque est doublé d'ouate et ses bords sont renforcés d'une bordure en toile épaisse.
Pour l'absorption des chocs, quatre "boudins" ont été cousus sur toute la longueur du casque. De plus, ont été cousus un "boudin" frontale, plus deux petits "boudins" de chaque coté. Ces "boudins" contiennent une bande de feutre très épaisse.
Afin d'assurer une certaine aération du casque, trois œillets sont posés de chaque coté supérieur du casque.
Aussi, quatre œillets sont posés au niveau des oreilles pour une meilleure aération et meilleure audition du porteur.

La coiffe :

Jupe de toile.
Jupe de toile.
Bandeau de sudation.
Bandeau de sudation.
Œillets d'aération.
Œillets d'aération.
Marquage.
Marquage.

Etant un simple bonnet de protection, ce casque peut tout aussi bien être considéré comme une simple coiffe.
La coiffe est simplement assurée par une simple jupe de toile, constituée de trois morceaux de toile (partie centrale, et deux parties comprenant les bavolets), étant la doublure en tissu du casque. Pouvant être de couleur identique à l'extérieur ou de couleur gris foncé, la coiffe comporte le marquage du fabricant, la taille et l'année de fabrication dans un tampon de forme rectangulaire, apposé à l'encre blanche.
A noter la présence d'un petit bandeau de sudation en cuir (d'environ 14 centimètres, sur 2,5 cm de large) sur la partie frontale du casque.
Les parties couvrant les oreilles sont complétées par quatre trous renforcés par un œillet métallique pour une meilleure aération et une meilleure audition.

La jugulaire :

Boucles de fixation.
Boucles de fixation.
Jugulaire.
Jugulaire.

La jugulaire est constituée d'une simple lanière de toile. La jugulaire est cousue sur le rabat droit du casque.
D'une longueur de 20 centimètres environ, la jugulaire s'accroche en passant dans deux boucles fixées sur le rabat gauche du casque. Le maintien de la jugulaire s'effectue par tension de celle-ci dans les deux boucles.
A noter qu'un passant est cousu sous les boucles de fixation afin d'éviter à la jugulaire de se déplacer.

Jugulaire fixée.
Jugulaire fixée.