Retour à la rubrique Suisse
Casque Modèle 48

Fiche

Preview
Casque ex-RAC avec coiffe d'origine (CCL de 1944) en configuration troupes mécanisées.

Preview
Casque ex-DR avec coiffe d'origine en configuration troupes motocyclistes.

Preview
Casque ex-DR avec coiffe Suisse de 1949 en configuration motocycliste de la PolRoute.

Preview
Casque ex-RAC avec coiffe Suisse d'essai en configuration troupes motocyclistes.

Preview
Casque de fabrication Suisse vers 1954 avec coque de type I et coiffe de type 18.

Preview
Casque de fabrication Suisse vers 1956 avec coque de type II et coiffe de type 18 en configuration motard.

Preview
Casque de fabrication Suisse vers 1956 avec coque de type II et coiffe de type 18 en configuration troupes mécanisées.

Preview
Casque de fabrication Suisse vers 1956 avec coque de type II et coiffe de type 18. Jugulaire quatre points du modèle précoce.

Preview
Casque de fabrication Suisse vers 1957 avec coque de type II avec la nouvelle coiffe (seconde déclinaison) et la jugulaire quatre points.

Preview
Casque ex-RAC avec coiffe Suisse de 1957 en configuration troupes mécanisées.

Preview
Casque ex-DR avec coiffe Suisse de 1957 en configuration troupes motocyclistes.

Historique

Avec l'acquisition à la fin des années 1940 de 158 chasseurs de char G13 (char Jagdpanzer 38(t) Hetzer, basé sur un châssis tchèque Skoda), l'armée Suisse fait un premier pas vers la mécanisation. Le casque modèle 18 en dotation dans l'armée se révèle immédiatement totalement inadapté à la protection des équipages. Trop volumineux et surtout ne permettant pas l'usage des organes de visée de par sa visière très prononcée, le casque est inutilisable à l'intérieur des engins. A la recherche aussi d'un nouveau casque pour ses motards, qui offre une meilleure protection en cas de chute, la Suisse se tourne dans un premier temps vers les surplus de l'armée Britannique.
A la fin du second conflit mondial, les armées alliées entament un grand déstockage de leurs matériels au profit des pays nécessitant un nouvel équipement. C'est auprès de la société "Oversea Trading Compagny" d'Anvers en Belgique, qui fut chargée de liquider les casques Britanniques Mark I AT, Mark II AT, Mark I DR et Mark I RAC que la Suisse se tourne dès 1948.
Le 23 février 1948, il est fait acquisition d'un lot de 5196 casques RAC, 7706 casques DR et 475 casques AT.
Rappel / RAC : "Royal Armoured Corps" (Corps royal blindé) - DR : "Dispatch Rider's" (Estafette motard) - AT : "Airborne Troops" (Parachutistes).
En attendant leur distribution, ces casques sont stockés à l’arsenal de Seeven (arsenal fédéral du canton de Schwytz).

    Plus

Ordonnanzerklärung von Sturzhelmen für Motorradfahrer und Panzerwagenfahrer.

Le 7 décembre 1948 une note précise leur destination ainsi que leur dénomination.
Dès le 20 décembre, il est précisé que les casques seront marqués à la peinture blanche, à l’intérieur, par les lettres "P" ou "M" , afin de différencier leur affectation :
    - Casque marqué "M" pour le modèle destiné aux motards ("M" pour "Motorradfahrerhelm" / casque de conducteur de moto en langue allemande).
    - Casque marqué "P" pour le modèle destiné aux équipages de blindés et aux troupes des formations anti-char. ("P" pour "Panzerhelm" /casque de char en langue allemande).

    Plus

Collection d'ordres aux intendances des arsenaux.

Nous n'avons pas trouvé trace dans la note du fait que les casques doivent être repeints en noir. Il est néanmoins logique qu'ils soient assujettis à la note de 1943.
La note doit prendre effet le 1er janvier 1949. Suite à cette note du 07 décembre 1948, un certain nombre de notes complémentaires seront envoyées aux différents intervenants.
Le casque sera distribué à l'occasion du prochain cours de répétition, en échange de l'ancien casque (désigné dans la note "d'ordinaire").
    - Le casque modèle M est distribué aux motocyclistes incorporés dans toutes les unités.
    - Le casque modèle P est distribué aux hommes affectés dans les compagnies de chars et les formations de chasseurs de chars.
La distribution de ce casque sera étendue plus tard à l'ensemble des troupes mécanisées (y compris donc les grenadiers), lorsque la Suisse produira son propre clone en nombre suffisant.
A noter qu'il n'est officiellement jamais question de 1948 dans le nom de ces casques, cette dénomination a été retenue par les collectionneurs pour désigner les casques anglais réutilisés par l'armée suisse à partir de 1949 (achetés en 1948). Il conservera ce nom dans les collections, même lorsque le casque n'aura plus rien à voir avec la fourniture initiale. Afin d'éviter les confusions, nous introduiront néanmoins deux autres dates, qui sont celles de début d'apparition des deux modèles successifs de coques produites en suisse.
Ces dates ne sont pas officielles, et ces casques n'ont jamais porté la dénomination que nous proposons. Néanmoins par soucis de clarté, nous avons retenu la date de première apparition avérée (par une date dans un exemplaire). Nous parlerons donc de modèle 1954 pour désigner la coque du premier clone de fabrication Suisse, et modèle 1956 pour la seconde. Cette seconde coque sera définitive jusqu'à la dernière production du casque. Elle sera néanmoins équipée de quatre types successifs de coiffe, les trois dernières étant très proches et relèvent de modifications mineures.
Les casques AT (para) ne seront pas utilisés en tant que tel et seront tous transformés en casque de motard (48 M). La Suisse ne disposant pas de régiments parachutistes, mais uniquement d'éclaireurs parachutistes, chargés entre autre de faire du renseignement (Un certain nombre sera conservé en l'état à l'arsenal de SEEVEN, ils ne seront transformés que vers 1957 et recevront directement la coiffe du dernier modèle).
Il en va de même pour une partie des casques RAC qui seront aussi transformés en casques pour motard (48 M). La note ne précise pas la quantité à modifier.
Nous n'avons pas d'explication au fait que la Suisse n'ait pas acquis plus de casques, si ce n'est qu'il n'y en avait peut-être pas plus disponibles à cet instant, la Belgique ainsi que la Norvège et la Suède par exemple s'en étant aussi équipés. Le nombre de casques acquis sera dès le début inférieur au besoin. L'interrogation est identique concernant la répartition des modèles; pourquoi ne pas avoir acquis une proportion plus importante de casques DR, au lieu de modifier les autres types. Sachant que début des années 2000 on pouvait encore trouver facilement des casques DR fraichement déstockés.
Très rapidement, au plus tard début 1954, la Suisse va produire son propre clone de la coque type "P" britannique. Cette nouvelle coque sera quasiment identique si ce n'est qu'elle aura un bord retourné à la place du jonc. Le léger décrochement latéral sera conservé, voire accentué. Ces nouvelles coques seront équipées d'une coiffe type modèle 18 (avec quelques réaménagement) et pas de la coiffe étudiée pour équiper les coques type 48 reconditionnées. Cette nouvelle coiffe verra aussi apparaître le concept multiusage du casque, en rendant le bavolet amovible.
Pour ce qui est des jugulaires, la jugulaire modèle 18 (dernier type) sera systématiquement employée lorsque celle d'origine devra être remplacée, elle est aussi utilisée avec le nouveau casque modèle 54. Elle ne disparaîtra qu'avec l'adoption du dernier type de coiffe, équipé d'une jugulaire à quatre points, vers 1956.
On trouvera aussi souvent sur les anciens casques anglais, des trous d'évent identiques à ceux du casque d'ordonnance modèle 18. Ce n'est pas systématique. Ces évents seront ensuite conservés jusqu'au bout (on en trouve encore sur des casques repeint en vert, donc après 1971) ou rebouchés. Le modèle 54 n'en possédant pas, nous imaginons qu'ils ont été mis en place avant 1954, et occasionnellement rebouchés après cette date.
Ce n'est que vers 1956 que le profil définitif de la coque est arrêté. Elle conservera son bord inférieur retourné mais perdra son léger décroché périphérique. Le bord du casque est désormais vertical. Il sera d'abord équipé de la coiffe étudiée pour le modèle 54, puis très rapidement d'une nouvelle coiffe qui sera conservée pratiquement sans changement jusqu'au bout. Elle sera commune à tous les usages, un bavolet amovible pouvant être fixé pour l'usage "motard", il en existera trois versions très proches. Ce casque définitif est inexplicablement désigné comme modèle 48/62, l'ensemble coque/coiffe, existant depuis au moins 1957, ne subira aucune modification majeure en 1962 (d'après nos observations). 1962 est peut être la date de la dernière modification du support du bavolet.
Ce casque restera peint en noir jusqu'en 1971, date à laquelle, avec l'adoption du modèle 71, tous les casques seront peints en vert. Le modèle 48 est conservé pour les troupes mécanisées, les motocyclistes et la PolRoute, les casques (y compris les anciens modèles anglais) encore en service seront repeints et recevront à cette occasion, pour ceux dont ce n'était pas encore le cas, systématiquement le dernier modèle de coiffe et jugulaire.
Ces 13 377 casques anglais, dont certains resteront en service jusqu'à la réforme complète du type de casque dans les années 90, vont subir toutes les modifications intermédiaires. On retrouvera donc au final des coques "P" des 3 types, avec le dernier modèle de coiffe et peints en vert. Du fait des évolutions successives, appliquées ou non, nous dénombrons plus de 30 variantes de ce casque. Le type de casque initial reste identifiable grâce à l'emplacement des fixations des coiffes d'origine, qui seront bouchées avec des rivets. Ces emplacements étant différents suivant le type initial du casque. Attention, vous serez aussi en présence de trous rebouchés, résultants de l'adaptation de la première coiffe suisse. Certains exemplaires pouvant présenter jusqu'à 13 trous.

Nous allons décrire les plus significatifs (les exemplaires charnière), dans l'ordre chronologique d'apparition. Le casque "modèle 48/62", version ultime adoptée vers 1957 sera évoqué mais décrit en détail dans une fiche séparée.

Casque modèle 48. Casque modèle 48. Casque modèle 48.
Troupes mécanisées équipées du casque 48 dans les années 60.

Modèles anglais ayants servis de base

La coque du casque anglais Mark I RAC est strictement identique aux coques des casques Mark I "Dispatch Rider's", et casque Mark I et II "Airborne Troops", dont la ligne est héritée de la coque "Type P". Cette coque est fabriquée en taille unique par emboutissage en une seule pièce d'une feuille d'acier au manganèse amagnétique.
Dans un premier temps, la bordure des casques Mark I RAC et Mark I AT est évasée vers l'extérieur et cet évasement est recouvert d'un épais jonc en caoutchouc vulcanisé glissé sur le casque. Pour des raisons de fragilité, la bordure de ce casque sera rapidement bordée d'un jonc amagnétique, afin d'adoucir les bords coupant de la coque.
Voici, pour mémoire, une description sommaire de ces trois casques. Il ne semble pas que des casques AT42 ou 43 aient été fournis à la Suisse, les modèles rencontrés sont du type AT 44 (Ne disposant pas pour l'instant d'un AT 44, nous vous présentons un AT 42 modifié 44).

Casque Mk I RAC

Casque RAC.
RAC : une vis sommitale (coiffe) et deux rivets latéraux (pontets).
Vue coiffe et jugulaire RAC.
Vue coiffe et jugulaire RAC.
Vue de coté RAC.
Vue de coté RAC (un rivet de pontet de jugulaire).
Vue de dessus RAC.
Vue de dessus RAC (vis sommitale de fixation de la coiffe).
Détail d'un rivet de fixation du pontet de jugulaire.
Détail d'un rivet de fixation du pontet de jugulaire.

Casque Mk I DR

Casque DR.
DR : quatre rivets périfériques (fixation du cerclage).
Vue coiffe et jugulaire DR.
Vue coiffe, bavolet et jugulaire DR.
Vue de coté DR.
Vue de coté DR (deux rivets de fixation du cerclage).
Vue arrière DR.
Vue arrière DR (deux rivets de fixation du cerclage).
Détail d'un rivet de fixation du cerclage.
Détail d'un rivet de fixation du cerclage.

Casque MK II AT44 (AT42 modifié 44)

Casque AT.
AT : trois vis périfériques (fixation du cerclage et des pontets).
Vue coiffe et jugulaire AT.
Vue coiffe et jugulaire AT (ici un AT42 modifié 44).
Vue de coté AT.
Vue de coté AT (une vis de fixation de la jugulaire et du cerclage).
Vue arrière AT.
Vue arrière AT (une vis de fixation de la jugulaire et du cerclage).
Détail d'une vis de fixation des jugulaires.
Détail d'une vis de fixation du cerclage et des jugulaires.

Les casques anglais réutilisés en l'état

Deux types de casque ont pu être réutilisés en l'état, il s'agit des casques RAC à destination des troupes mécanisées et des casques DR à destination des motards. Comme nous allons le voir ci-dessous, ces casques ont simplement été repeints en noir et marqués de la lettre "P" ou "M" suivant leur destination.
Cette première modification effectuée, certains exemplaires auraient théoriquement pu rester en service en l'état jusqu'en 1971, après cette date ils ont obligatoirement été repeints en vert et ont par la même occasion reçu le dernier modèle de coiffe. Ceci expliquant le fait que certaines coques n'aient jamais reçues les modifications intermédiaires, ces modifications étant faites à l'occasion d'un retour en arsenal, suite à une détérioration ou une désaffectation du casque. Après cette date, on trouve donc toujours en service des anciennes coques britanniques, mais obligatoirement équipées de la coiffe de dernier type. Il est cependant fort probable que les derniers (restés en l'état) aient quitté le service actif avant la fin des années soixante, car suite à l'apparition de la coiffe de second type vers 1957, ils auraient été modifiés.
Suite à la directive du 7 décembre 1948, l'arsenal militaire de SEEVEN est chargé de modifier les casques britanniques avant leur distribution. Par la suite d'autres arsenaux procèderons aussi à des modifications.
A noter que tous les casques ne sont pas obligatoirement passés par l'étape du marquage "P" ou "M", ce marquage ayant été abandonné très rapidement. Ils ont par contre tous été repeints en noir avant leur mise en service, généralement sans décapage.

Le casque type "P" ("Panzerhelm") :

La coiffe est dévissée, la jugulaire démontée, puis la coque est intégralement peinte en noir (intérieur et extérieur) directement par dessus la teinte d'origine. La lettre "P" pour "Panzer" est apposée à l'aide d'un pochoir au niveau de la bordure interne arrière du casque, indiquant l'attribution de ces casques aux troupes mécanisées.

Vue avant.
Vue 3/4 avant.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Vue de face.
Vue de face.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.

La coiffe est du type standard anglais et ne sera pas redécrite ici, pour plus de détails, vous pouvez vous reporter à la fiche du casque britannique RAC.

Dessus coiffe.
Dessus coiffe.
Coté coiffe.
Coté coiffe.
Amortisseur.
Amortisseur.
Croisillon.
Croisillon.
Vis
Vis.

Avant remontage de la coiffe, celle-ci est estampée de la taille en format centimétrique et occasionnellement du logo de l'arsenal.
"E + Z" signifiant : Eidgenössische (confédéral) Zeughaus (arsenal). SEEWEN est le nom de l'arsenal fédéral du canton de Schwytz.

Marque P.
Marquage P.
Marquage de la taille.
Marquage de la taille par dessus le marquage d'origine.
Marquage de l'arsenal.
Indication de l'arsenal.

La jugulaire du type Mark III est conservée en l'état.

Jugulaire en toile élastique Mark III.
Jugulaire en toile élastique Mark III.
Coutures jugulaire.
Coutures jugulaire.
Détail fixation.
Détail du rivet de fixation du pontet.
Passant de jugulaire et boucle fixe.
Passant de jugulaire et boucle fixe.
Boucle réglable.
Boucle réglable et passant.
Boucle réglable.
Boucle réglable.

Voici deux autres exemples de casque RAC légèrement modifiés (réparations) :
    - Sur le premier exemplaire, la sangle de la jugulaire Mk III a simplement été substituée par une jugulaire de modèle 18. Les pièces originales ont été conservées de chaque côté (anneau et boucle de réglage).
    - Sur le second exemplaire, la totalité de la jugulaire a été remplacée par une jugulaire modèle 18, y compris les pontets qui ont été riveté en lieu et place de ceux d'origine. Plus tardif, il ne comporte plus le marquage "P" mais l'indication de la taille (ici 57).

Jugulaire substituée.
Exemple 1 : Jugulaire substituée.
Marquage P et nom.
Marquage "P" et nom.
Jugulaire remplacée.
Exemple 2 : Jugulaire remplacée en totalité.
Jugulaire remplacée.
Remarquer les pontets rivetés.
Casque RAC.
Rassemblement sur la place d'un village en 1949.
Casque RAC.
Equipage de char en 1953.
Mle 48 P.
Exemple 3 : Mle 48 P.
Equipage de char.
1950-51 : Un lieutenant avec son équipage.
Equipage de char.
Equipage de char armé de PA.

Remarque : La dimension des pastilles d'identification "souris" a initialement été pensée en fonction de la taille du trou au centre du croisillon. En effet, elle s'y insère règlementairement.

Souris.
Souris de premier type en métal.
Souris.
Souris de second type en plastique.
Chars 1952.
1952 : Chars G13.
Chars 1952.
1952 : Chars G13.
Chars 1952.
1952 : Grenadiers équipés de casques 48 avec bande de manœuvre (avec bavolet à gauche).
Chars 1952.
1952 : Chars G13.

Le casque type "M" ("Motorradfahrerhelm") :

Vue de dessous.
Vue de dessous.
Vue de face et de coté.
Vue de face et de coté.

Le casque est repeint en noir sans démontage de la coiffe (il aurait fallu retirer les rivets et en poser des neufs)
Il est peint jusqu'au bord de la coiffe et le "M" apposé sur le bord intérieur arrière.
La taille en centimètres est marquée dans le cuir du bavolet à l'arrière.

Marquage M.
Marquage M et taille 54.

Le bouton-pression servant à fixer l'excédent de jugulaire est supprimé et une fente est pratiquée dans le cuir afin de l'insérer.
A noter que cette modification se trouve déjà sur certains casques Anglais effectivement utilisés (nous avons l'habitude de voir des casques qui sortent de stock)

Jugulaire d'origine.
Jugulaire d'origine.
Jugulaire M48 M.
Modification pour la fixation de l'excédent de jugulaire.

Exemplaire de la PolRoute

M48 - Mk I DR.
Casque M48 - Mk I DR.
M48 - Mk I DR.
L'intérieur reste dans sa teinte d'origine.
M48 - Mk I DR.
Remarquer la modification pour l’excédent de jugulaire.
M48 - Mk I DR.
Casque M48 M - Marquage.

Très rapidement, puisque l'on trouve déjà cette modification sur des casques encore équipés de la coiffe britannique, les marquages "M" et "P" sont abandonnés et remplacés par l'indication de la taille centimétrique. L'indication de la destination du casque étant totalement superflue du fait même de la différence de configuration des casques.
Noter sur l'exemplaire ci-dessous, la teinte d'origine conservée à l'intérieur de la bombe :
    - Sur le premier exemple on distingue clairement que le "M" a été recouvert de peinture noire et la taille "57" peinte à côté.
    - Sur le second exemple de marquage (qui possède lui une coiffe suisse), la taille est la seule indication d'origine.
    - Sur le troisième exemple, l'utilisateur a ajouté son nom et sans doute l'affectation "M" remplacée par la taille "58".

Vue de dessous.
Vue de dessous.
Marquage 57.
Marquage taille 57.
Marquage 58.
Marquage taille 58 et nom.
Casque DR.
Motards en franchissement tout terrain.
Casque DR.
Escadron motocycliste.
Casque DR.
Motards équipés de casques DR.
Casque DR.
Motard en démonstration d'adresse.

Les casques anglais modifiés avec une coiffe de fabrication suisse

Comme nous l'avons expliqué dans l'introduction, le nombre de casques destinés aux motards était largement déficitaire. Tous les casques type AT ont donc été transformés (sauf quelques rares exemplaires non mis en service immédiatement), ainsi qu'un certain nombre de casques RAC. Le problème qui s'est immédiatement posé a été de produire une coiffe de motard pouvant s'adapter facilement aux deux coques à modifier. Par la suite, certains casques DR, sans doute détériorés recevront aussi cette coiffe.
Nous vous présentons ci-dessous les premières modifications qui ont eu lieu entre 1949 et 1954.
Il serait raisonnable de penser qu'il a existé, au moins lors des études, une coiffe destinée à être adaptée à chaque type de coque : La coque RAC (fixée par une vis sommitale), la coque DR (fixée par 4 rivets) et la coque AT (fixée par 3 rivets). Nous avons bien pu trouver un exemplaire de chacune de ces coiffes, néanmoins elles semblent ne pas avoir été mises en place à grande échelle. En effet, on retrouvera majoritairement la coiffe destinée aux coques de type DR, y compris dans les ex-coques RAC et AT (avec perçage des quatre trous nécessaires à la fixation). Nous pouvons aussi imaginer que les coiffes RAC démontées aient été réutilisées pour réparer les casques ayant conservé cette affectation.
Nous nommerons de manière générique l'ensemble de ces coiffes par "coiffe suisse 1er modèle".
Pour la jugulaire, lorsque celle-ci devait être ajoutée ou remplacée, il a systématiquement été utilisé la jugulaire du casque modèle 18 (moyennant une petite modification). Sur les coques RAC, les pontets ont été rivetés en utilisant les trous existants, pour les coques DR et AT modifiées, les pontets sont intégrés à la coiffe.
Enfin, sans que nous puissions définir de logique, deux trous d'évent ont été ajoutés ou pas, à l'instar des casques d'ordonnance modèle 18. Il semblerait que seuls les casques modifiés avant 1954 aient reçus les évents.
Bien entendu, les arsenaux jouissant semble-t-il d'une très grande autonomie, toutes les modifications partielles, multiples et successives, non conformes, … etc. sont envisageables, et ceci dès le départ. Des trous ont pu être percés, rebouchés, des systèmes artisanaux mis en place. Les variations sont infinies.

Le casque RAC modifié en Motard :

Le système de coiffe adopté sera au final un véritable clone de la coiffe DR britannique à quelques différences près. Cette coiffe sera utilisée pour modifier les casques RAC et AT, ainsi que lors de la réparation des casques DR. Cette seconde utilisation a sans doute été prévue dès le départ car la nouvelle coiffe s'adapte sans aucune modification de la coque DR. Le système de jugulaire intégré à la coiffe ne nécessite aucune intervention sur la coque.
Elle est montée sur un cerclage métallique fixé à la coque par quatre rivets. Ces rivets sont exactement aux mêmes emplacements que sur les casques DR. Ils seront donc réutilisés sur les coques DR alors qu'ils seront percés pour les coques RAC et AT. Les trous inutilisés sont bouchés sur ces deux derniers.
A noter que sur cette coiffe, le bavolet n'est pas encore amovible, ce qui le destine uniquement à une utilisation de type motard. Nous n'avons trouvé trace d'une coiffe pour l'usage char (avant 1954), en dehors de celle présentée en fin de ce chapitre et qui ne sera pas distribuée à grande échelle. L'objectif étant d'augmenter le nombre de casques de motards au détriment des casques char, les réparations de ces derniers ont pu être faites à l'aide des coiffes récupérées lors des démontages.
L'exemplaire présenté ci-dessous, est équipé de cette coiffe montée dans une coque RAC (le trou sommital rebouché est encore visible ainsi que les deux trous des pontets de jugulaire). Le casque a été attribué à un motard de la PolRoute.

Vue avant.
Vue 3/4 avant.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Vue de face.
Vue de face.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Coiffe 59.
Autre exemple de coiffe motard (ex-DR dans ce cas).
Bavolet.
Vue intérieure du bavolet non amovible.

La coiffe est composée globalement à l'identique de celle des casques DR britanniques.
Elle est constituée d'un cerclage en aluminium qui épouse parfaitement la forme du casque, muni de quatre pattes pour le rivetage à la coque. Ces quatre rivets sont exactement au même emplacement, ce qui dispense de tout nouveau perçage sur les coques DR. Pour les coques RAC, ces trous sont percés et les autres rebouchés. La bonne taille est obtenue par l'épaisseur de feutre entre le cerclage et la partie en cuir (la taille n'est donc pas réglable), la profondeur est réglée par un lacet. Comme sur le modèle britannique, le bavolet est attenant. Le lacet de réglage reliant les deux parties est remplacé par une bande élastique cousue.

Vue de la coiffe.
Vue de la coiffe.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue arrière.
Fixation du cerclage et marquage de la taille.
Elastique.
Elastique du bavolet : vue intérieure.
Elastique.
Elastique : Vue extérieure.

Le cuir est marqué du nom de l'arsenal à l'avant.

Emplacement marquage.
Emplacement du marquage (ex-AT).
Marquage.
Marquage de la coiffe au revers du bandeau avant (Eidg. Zeughaus Seeven - Schwytz).

Pour l'adaptation de la jugulaire de type 18, les pontets d'origine sont supprimés, les trous rebouchés et les nouveaux pontets sont rivetés directement au cuir de la coiffe.

Pontet.
Emplacement du pontet d'origine rebouché.
Pontet.
Fixation du pontet directement sur la coiffe.

Autre exemple de coque RAC modifié. Le rivet de rebouchage du trou de l'ancien pontet est bien visible.

Vue coté.
Vue de coté avec bavolet.
Vue de la coiffe.
Vue de la coiffe et du bavolet.
Vue jugulaire.
Vue de la jugulaire.

Le casque DR modifié en Motard :

La coiffe montée sur les coques DR est identique à la précédente, dans ce cas elle ne nécessite aucun nouveau perçage, ni rebouchage de trous.

Vue avant.
Vue 3/4 avant.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Vue de face.
Vue de face.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Pontet gauche.
Pontet gauche (absence de trou rebouché).
Pontet droit.
Pontet droit (absence de trou rebouché).
Bavolet vu de coté.
Bavolet : vue de coté.
Bavolet vue arrière.
Bavolet : vue arrière.
Vue de la coiffe.
Vue de la coiffe et du bavolet.

Le casque AT modifié en Motard :

La coiffe montée dans les coques AT est toujours identique mais le cerclage ne présente pas les quatre pattes de fixation. Le cerclage est fixé directement par trois rivets aux emplacements des vis.
Vous rencontrerez néanmoins souvent des casques AT munis de la coiffe à quatre rivets. Dans ce cas les trois trous de la coiffe AT sont rebouchés.

Vue 3/4 avant.
Remarquer le rivet latéral avant.
Vue arrière.
Remarquer le rivet arrière central (et les évents).
Vue de la coiffe.
Remarquer l'absence des 4 pattes du cerclage (Taille 58).
Fixation jugulaire-bavolet.
Jugulaire non fixée sur le bavolet.
Fixation jugulaire-bavolet.
Jugulaire solidarisé au bavolet.

Sur cette coiffe, le bavolet ne présente de bouton-pression que d'un côté, l'autre côté étant passé en dessous lors du bouclage. La jugulaire est équipée d'un seul bouton, monté sur un passant en cuir, lui-même enfilé sur la jugulaire.

Le casque RAC modifié en Motard (système non adopté) :

Cet exemplaire présente une première coiffe hybride très proche dans son aspect de la coiffe DR Britannique mais néanmoins fixée uniquement par une vis sommitale comme sur les casques RAC.
Il faut voir dans cet exemplaire un casque d'essai car cette coiffe ne sera pas adoptée. Le casque ne portant pas de numéro de prototype, il a dû en exister une petite série.
Ce casque semble avoir été modifié au minimum deux fois, en effet, il s'agit bien d'un casque RAC au départ, mais qui a dû au préalable avoir déjà reçu une coiffe type DR fixée par quatre rivets (présentée ci-dessus).

Vue avant.
Vue 3/4 avant.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Vue de face.
Vue de face.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.

La coiffe d'origine ayant été supprimée, la coque a été intégralement repeinte en noir sans décapage. Sur cet exemplaire on distingue parfaitement sur la face externe, la peinture verte d'origine.
Il faut faire abstraction ici des quatre trous destinés à une coiffe type DR qui ont été percés puis rebouchés. Ce casque RAC a peut-être initialement reçu une coiffe DR britannique ou suisse, ou a servi pour des essais.
Ce casque a reçu les deux trous d'évent, équipés d'un œillet identique aux modèles 18. Les deux pontets de jugulaire type 18 ont été rivetés à l'emplacement d'origine des pontets britanniques qui ont été supprimés.

Coque sans la coiffe.
Coque coiffe démontée.
Les deux évents.
Détail des deux évents ajoutés (noter les restes de peinture verte).
Détail du pontet.
Détail du pontet riveté.

La coiffe est constituée comme sur le modèle britannique, d'un cerclage en carton compressé supporté par deux bandes arquées, croisées en leur centre et munies d'un œillet destiné au passage de la vis de fixation à la coque.
Un bourrelet amortisseur en tissu est fixé sur tout le pourtour intérieur, et une coiffe en cuir munie de 5 dents est cousue sur le pourtour extérieur puis rabattu. Chaque dent est percée en son extrémité d'un œillet, ils sont traversés d'une ficelle qui permet le réglage en profondeur.
Le cerclage en carton ainsi que les deux montants ne portent aucun marquage britannique, il faut donc supposer qu'il s'agit d'une fabrication suisse. Y sont imprimés la taille (59) et l'indication de l'arsenal (SEEWEN).
La vis ainsi que le croisillon amortisseur sont identiques au modèle britannique, aucune indication ne permet de déterminer leur origine (récupération ou fabrication suisse).
L'avant de la coiffe est renforcé d'un tampon amortisseur en mousse, contenu dans une enveloppe en cuir. Les côtés et l'arrière sont protégés par une simple bande de mousse apparente.

Coiffe vue de dessus.
Coiffe vue de dessus.
Coiffe vue de dessous.
Coiffe vue de dessous.
Le croisillon.
Le croisillon amortisseur et le marquage de l'arsenal.

Sur le bord externe de la coiffe sont fixés six boutons-pression mâles. Ils sont destinés à la fixation du bavolet amovible. Nous pouvons remarquer dans cette configuration, l'idée qui s'imposera par la suite et qui consiste à avoir une coiffe unique pouvant servir dans les deux configurations, char ou motard.
Ce bavolet est constitué de deux pièces de cuir (identique à la coiffe), reliées à l'arrière par une bande élastique (en lieu et place du lacet britannique). Chaque pièce est percée de sept trous au niveau des oreilles; deux boutons-pression, destinés à la fixation de la jugulaire sont implantés aux extrémités des parties latérales. L'intérieur est doublé d'un tissu doux cotonneux. Enfin, les six parties femelles des boutons-pression sont réparties sur le pourtour.

Bavolet vue face face extérieure.
Bavolet vue face extérieure.
Bavolet vue face face intérieure.
Bavolet vue face intérieure.
Coiffe montée sans le bavolet.
Coiffe montée sans le bavolet.
Coiffe montée avec le bavolet.
Coiffe montée avec le bavolet.
Vue arrière.
Vue arrière.

La jugulaire est identique à celle du modèle 18 (type en vigueur à cette époque), deux passants en cuir munis d'un bouton-pression mâle sont simplement enfilés avant le montage sur le pontet. Ces boutons-pression servent à solidariser la jugulaire à chaque côté du bavolet.

Jugulaire type 18.
Jugulaire type 18 avec deux boutons-pression femelle montés sur un passant.
Fixation sur le bavolet ouverte.
Fixation sur le bavolet ouverte.
Fixation sur le bavolet fermée.
Fixation sur le bavolet fermée.
Bavolet coté fermeture de la jugulaire.
Bavolet coté fermeture de la jugulaire.
Autre système de jugulaire.
Autre système de jugulaire.

Il existe un autre type de jugulaire modifié par ajout direct du pression femelle. Seule l'extrémité avec la boucle est modifiée directement, l'autre extrémité comporte un passant métallique sur lequel est fixé le pression femelle.
Comme nous le verons plus loin, cette jugulaire est associée à la nouvelle coiffe de fabrication Suisse, dont la première ébauche sera directement dérivée de la coiffe du casque modèle 18, avant d'être entièrement repensée (puis modifiée au moins deux fois).

Autre système de jugulaire.

Une seconde version sera proposée (et non retenue). Celle-ci reprend le principe du cerclage fixé en quatre points, présent sur la coiffe du casque DR et sur la coiffe Suisse de substitution. Le croisillon est dans ce cas inutile. Le bavolet n'est plus amovible (même s'il reste identique dans sa réalisation) et l'épaisse feutrine est remplacée par une mousse. Les deux pontets sont maintenant fixés au cerclage et plus à la coque (les deux trous sont bouchés), la jugulaire reste identique et présente les deux pressions destinés à solidariser le bavolet.

Vue d'ensemble de la coiffe.
Vue d'ensemble de la coiffe.
Arrière de la coiffe, fixation et taille.
Arrière de la coiffe, fixation et taille.
Pontet fixé au cerclage.
Pontet fixé au cerclage.
Etiquette d'enregistrement du KTA.
Etiquette d'enregistrement du KTA.

Cet exemplaire d'essai a été enregistré en septembre 1953 auprès du KTA.
Dans ces deux coiffes d'essai on discerne clairement l'intention d'obtenir une coiffe de conception Suisse, les essais s'éloignent du concept de la coiffe Britannique. Lors de l'adoption du modèle 54, aucun de ces essais ne sera repris et la coiffe sera directement inspirée de celle du modèle 18.

1954 - Le premier clone de fabrication 100% Suisse

Dès 1954 apparaît le premier clone de la coque "P" de fabrication entièrement Suisse. La principale différence visible au niveau de la coque est le remplacement du jonc par un bord retourné, dans le même esprit que sur le modèle 18. On constate aussi que les cotés du casque, au lieu d'être évasés comme sur les coques britanniques, sont pratiquement verticaux, la pliure est très visible et permet de reconnaître ces casques au premier coup d'œil.
La coiffe est composée à partir du cerclage et des trois coussinets du modèle 18, montée de manière spécifique. Le cerclage du modèle 40 (ouvert à l'arrière), n'a pas été utilisé car la pièce de cuir supportant les huit boutons-pression pour la fixation du bavolet est cousue directement sur le cerclage. Les arceaux sont cousu directement sur le cerclage et le tampon est cousu sur les arceaux disposés en croix.
Nous nommerons cette coiffe "coiffe suisse second modèle (ou type 18)".
La jugulaire quant à elle est identique à celle du modèle 18, y compris les pontets. Ce casque est déjà prévu pour un usage toutes armes, puisque le bavolet est amovible.
Remarquer aussi que la coque ne comporte pas de trous d'évent. Cette date devant correspondre à l'arrêt de leur perçage sur les coques Britanniques et vraisemblablement au commencement de leur rebouchage (non systématique).

Vue avant.
Vue 3/4 avant.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Vue de face.
Vue de face.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue coiffe.
Vue coiffe ouverte.
Vue coiffe.
Vue arrière coiffe avec fixations du bavolet.

En plus des 3 pattes de coiffe et de la pièce en cuir teinté vert destinée à supporter le bavolet, il est fixé au cerclage deux arceaux en carton pressé. A leur intersection est positionné un tampon en mousse verte (ou jaune) qui est cousue sur les quatres branches.
Les arceaux n'épousent pas le fond de la coque mais permettent au contraire d'aménager un espace. De fait la profondeur n'est pas réglable, le tour de tête l'est par l'intermédiaire de l'épaisseur des coussinets.
La bande en cuir très épais (doublé), teinté en vert, est cousue directement sur le cerclage. Elle comporte 8 boutons-pression femelles, équidistants dans chaque moitié, destinés à recevoir le bavolet.

Vue du tampon.
Vue du tampon et de sa fixation.
Vue du tampon.
Vue de l'espace entre la coque et le tampon.

Le cerclage est fixé à la coque, comme sur le modèle 18, par l'intermédiaire de 6 agrafes (2 par patte de coiffe). Elles sont toutes du modèle large.
Un numéro de série est peint en blanc à l'arrière droit de la coque. Un coussinet est marqué du tampon de sellier et de l'année. Ici 1954, ce qui confirme donc l'apparition de ce casque au plus tard en 1954 (est exclu la récupération d'une coiffe de Mle 18 fabriquée antérieurement car dans tous les cas les coiffes Mle 18 ne sont plus fabriquées depuis 1940).

Numéro de série.
Numéro de série 1498.
Vue coiffe.
Fixation du cerclage.
Vue coiffe.
Marquage de la coiffe.

Les deux pontets (du modèle 18) sont soudés directement sur la coque. Ce casque ne laisse donc apparaitre aucun rivet.

Pontet gauche.
Pontet gauche soudé.
Pontet droit.
Pontet droit soudé.

Le bavolet est composé de deux parties reliées par une bande élastique. Chaque partie comporte 4 boutons-pression mâles équidistants l'un de l'autre.

Bavolet.
Bavolet 1er modèle.
Fixation coté droit.
Fixation coté droit.
Fixation coté gauche.
Fixation coté gauche.

Le bavolet comporte un bouton-pression mâle à chaque extrémité. Ces boutons permettent de solidariser la jugulaire qui comporte deux boutons-pression femelles.
Sur le côté droit, ce bouton est fixe et intégré à la jugulaire.
Sur le côté gauche (partie réglable de la jugulaire), le bouton est fixé sur un cavalier métallique qui peut coulisser le long de la jugulaire.

Jugulaire.
Jugulaire avec ces deux boutons-pression, l'un fixe, le second coulissant.

1956 - Le second clone de fabrication 100% Suisse

Dès 1956 (vraisemblablement, voire avant), apparait une seconde coque de fabrication Suisse. Il s'agit du modèle définitif tel que nous avons l'habitude de le rencontrer sur les casques modèle 48/62.
Les bords retournés sont conservés mais la forme de la coque est simplifiée, elle affecte désormais (dans le plan vertical) une forme parfaitement ronde, le bas se terminant droit suivant la tangente. Cette coque est toujours de taille unique, le réglage étant réalisé sur la coiffe (il n'existe aucun marquage de taille de coiffe dans ces casques).
Ce casque est dans un premier temps équipé de la même coiffe que le modèle précédent, à savoir, un dérivé du modèle 18. Cette coque ne présente donc aucun perçage et par conséquent aucun rivet visible. Il conserve aussi la jugulaire du modèle 18 équipée de deux boutons-pression pour fixer le bavolet, conservé en l'état lui aussi (Le bavolet présenté sur cet exemplaire est du second type et sera décrit plus bas).

Comparaison.
Comparaison coque premier type (en bas) et second type.
Vue de dessus.
Noter l'absence de tout rivet extérieur.
Comparaison.
Remarquer la différence de forme latérale.
Coque de second type.
Coque de second type avec coiffe 18 (Photo datée de 1956).
Coque de second type.
Au premier plan : Casque de second type avec jugulaire 18.

Sur la photo de droite, on peut en fait reconnaître : casque ex-GB avec jugulaire originale/suisse, casque DR original, casque de fabrication suisse. Ceci illustrant la coexistence des différents casques.

Second type de coque avec coiffe et jugulaire type 18 :

Vue de face.
Vue de face.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue dessus.
Vue de dessus.
Vue dessous.
Vue de la coiffe.
Bavolet.
Vue arrière du bavolet.

Hormis la coque, le casque est rigoureusement identique au précédent. Il n'y a toujours aucun rivet apparent.

Fixation arceaux.
Fixation arceaux : Avant.
Fixation arceaux.
Coté.
Fixation arceaux.
Arrière.

Les agrafes ne sont pas soudées directement sur la coque comme sur les modèles 18 ou 40. Il s'agit, comme on le retrouvera sur les derniers modèles 40 fabriqués ainsi que sur les modèles 63, d'un cavalier soudé, dans lequel l'agrafe coulisse. Ce système à l'avantage de permettre le changement d'une agrafe sans avoir à la resouder à la coque. Il faut peut être aussi voir à cette date, 1954/56, l'adoption de ce système sur les modèles 40.

Fixation cerclage.
Fixation du cerclage.
Fixation cerclage.
Agrafe amovible insérée dans un cavalier.
Fixation bavolet.
Quatre boutons femelle équidistants (coté gauche).

Nous détaillerons le bavolet dans le comparatif ci-dessous. Il conserve dans un premier temps l'équidistance des boutons, mais perd les deux petits boutons destinés à la fixation de la jugulaire. Celle-ci, qui est maintenant parfaitement standard, ne présente plus de bouton femelle, elle est simplement glissée dans deux passants cousues au bas du bavolet. Cette première modification semble avoir été adoptée dès le modèle 56, (remplacement des boutons pressions par des passants), ceci autorisant l'utilisation d'une jugulaire standard.

Fixation cerclage.
Fixation du cerclage et enveloppe du coussinet.
Numéro de série.
Numéro de série 8666 peint à l'arrière droit dans la coque.
Mousse jaune.
Exemplaire avec un tampon mousse jaune.
Pastille nominative.
Pastille nominative métallique (Exemplaire marquè à l'avant comme ce sera le cas par la suite).

Remarquer sur les deux photos suivantes, que le pontet est placé entre deux boutons-pression. Une disposition différente des futurs pontets de jugulaire, entrainera la modification de l'emplacement d'un des 4 boutons (voir plus bas).

Pontet gauche.
Pontet gauche soudé.
Pontet droit.
Pontet droit soudé.

Voici un autre exemplaire.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue dessous.
Vue coiffe et jugulaire.
Pontet droit soudé.
Pontet droit soudé.
Pontet gauche soudé.
Pontet gauche soudé.

Second type de coque, coiffe type 18 avec nouvelle jugulaire 4 points :

Vue 3/4 avant.
Vue de 3/4 avant.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de l'intérieur.
Vue de l'intérieur.
Vue de face.
Vue de face.
Vue de côté.
Vue de côté.
Vue arrière.
Vue de l'arrière.

Nous n'avons pu observer qu'un seul exemplaire de casque dans cette configuration. Il porte le numéro 9669, soit le numéro le plus élevé que nous ayons rencontré à ce jour sur un casque avec coiffe type 18.
La jugulaire semble être composée à partir de deux jugulaires Mle 18 pour les deux branches arrière. Vous aurez remarqué la présence de la boucle de réglage.
Nous excluons le simple bricolage d'essai car il existe une jugulaire de ce type déposée au KTA (ci-contre).
Nous pensons aussi que le casque a été produit directement avec cette jugulaire car il n'y a strictement aucune trace de l'abrasion éventuelle des pontets soudés.



Voir ci-dessous les différents détails de cette jugulaire. Elle se compose d'un premier sous-ensemble qui pourrait être une simple jugulaire droite en deux parties fermée par une boucle à ardillon avec un rouleau. Les côtés sont fixés à la coque sur deux dés articulés, l'extrémité est repliée sur elle-même puis solidarisée par un rivet à deux têtes en aluminium. Aucun réglage n'est prévu (il n'y a que deux fentes). La partie droite mesure 21 cm et se termine par la boucle. La partie gauche mesure 26 cm et est percée de 10 trous.
Le second sous-ensemble se compose de deux parties de jugulaires Mle 18 dont les boucles auraient été coupées (et la sangle raccourcie, il reste environ 20 cm). L'extrémité est fixée à l'arrière du casque comme sur le pontet du modèle 18. La sangle est passée dans l'anneau, la boucle coulissante puis l'extrémité fixée à la boucle avec un rivet à deux têtes. La boucle permet le réglage de la longueur par coulissement. L'autre extrémité est fixée au premier sous-ensemble par un gros rivet en laiton (il est peint en noir).
Nous ne pouvons affirmer que les deux tétons du bavolet, devenus inutiles, aient été remplacés par des passants au même moment; l'exemplaire en notre possession n'étant pas modifié.

Jugulaire précoce.
Exemplaire de jugulaire précoce déposée au KTA.
Détails de la jugulaire.
Détails de la jugulaire précoce.

Les 4 pontets sont identiques, il s'agit d'un anneau enchappé dans une plaque repliée sur elle même qui est ensuite rivetée directement à la coque. Il apparait par conséquent sur ce modèle, 4 rivets visibles sur l'extérieur de la coque.

Fixation de la jugulaire.
Fixation de la jugulaire côté gauche.
Pontet arrière.
Pontet arrière.
Pontet avant.
Pontet avant.
Rivet extérieur.
Rivet extérieur.

Second type de coque avec nouvelle coiffe et jugulaire :

Cette fois, il s'agit bien d'une coiffe totalement novatrice, nous pourrons la nommer "coiffe suisse troisième type". Le principe du cerclage aluminium des casques DR est repris mais aussi bien l'habillage que la jugulaire et ses pontets sont d'un nouveau concept. Nous plaçons l'apparition de cette coiffe en 1957 (date la plus faible relevée sur un exemplaire de cette coiffe). La jugulaire est bien entendu dérivée de celle présentée ci-dessus.
La photo ci-contre, datée de 1956 laisse apparaître la nouvelle jugulaire à quatre branches. Il est impossible de distinguer s'il s'agit de la jugulaire précoce ou déja du modèle définitif.
Cette coiffe et ses évolutions mineures ainsi que la jugulaire et ses pontets seront décrits en détail dans la fiche du casque 48/62. Les pontets utilisés sur le Mle 56 sont conservés à l'identique à l'avant, alors que les pontets arrières sont modifiés. L'évolution du pontet arrière, fort complexe, est vraisemblablement dûe à la superposition de la fixation du cerclage et de celle du pontet.

1956.
Gros plans extraits d'une photo de 1956.
Vue avant.
Vue 3/4 avant.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Vue de face.
Vue de face.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Coiffe 1957.
Exemple de coiffe datée 1957.
Coiffe 1957.
Autre exemple.

La nouvelle jugulaire, fixée à la coque en quatre points, nécessite la pose de six rivets. Un rivet pour chaque pontet avant (identiques à ceux utilisés pour la jugulaire précoce) et deux pour les pontets arrières.
La coiffe, montée sur un cerclage en aluminium est fixée à la coque par l'intermédiaire de 4 rivets répartis sur la circonférence. Comme nous le constaterons plus loin sur les casques modifiés, ces quatre fixations ne sont plus au même emplacement que sur les casques britanniques.
Le numéro de série, toujours peint en blanc, l'est désormais à l'avant du casque. Il est habituellement suivi de la taille de la coiffe (la coque étant de taille unique).

Marquage taille A.
Numéro de série et taille A.
Marquage taille B.
Taille B sans numéro de série.

Les coques équipées initialement d'une coiffe type 18 seront modifiées. Avec un peu de chance, le travail n'a pas été fait trop proprement et il subiste des traces de la soudure des pontets (ou des cavaliers). Dans le cas contraire, il est impossible de les discerner de celles ayant reçu directement la nouvelle coiffe.

Transformation.
Trace du pontet soudé dans une coque transformée, coiffe type 1957.
Transformation.
Trace du pontet soudé dans une coque transformée, coiffe type 1962.

Très rapidement encore une fois, l'emplacement des boutons destinés à recevoir le bavolet est modifié. En effet, le second bouton en partant de l'arrière (3ème à partir de l'avant), se trouve exactement à l'emplacement du pontet arrière. Ceci engendrant une surépaisseur à cet endroit ainsi qu'un frottement continu. (Peut-être même un cliquetis, les deux parties étant métalliques).
Ce bouton est donc déplacé d'environ deux centimètres vers l'avant. Il s'agit d'une modification mineure de la coiffe et du bavolet qui sera bien entendu modifié en conséquence.
Les casques et bavolets déja en service sont modifiés, les nouveaux casques sont produits directement avec la modification.

Le bavolet modifié :

Support du bavolet.
Support du bavolet : Le second bouton en partant de l'arrière est démonté et replacé un peu plus vers l'avant, de manière à ne pas se superposer au pontet.

Le bouton-pression femelle de 15 mm de diamètre est riveté sur l'épaisse bande de cuir doublée et teinté verte. Les boutons sont en laiton et donc sensibles à l'oxydation, le revers des boutons est peint en noir.

Bouton déplacé.
Bouton femelle déplacé.
Revers du bouton.
Revers du bouton.
Bavolet modifié.
La même modification est effectuée sur les bavolets. (Détail du bouton-pression mâle).
Bavolet modifié.
Face interne du bavolet, elle est doublée d'un tissus ecru. (Détail du revers du bouton). La bande élastique est verte sur les premiers modèles.

Le bavolet dernier modèle :

Support du bavolet.
Support du bavolet : Dès 1958; casques et bavolet sont produits en tenant compte de la modification.

Bavolet.
Face extérieure du bavolet qui est en cuir teinté en vert. Il est percé de 7 trous au niveau des oreilles
Bavolet.
Face interne du bavolet, elle est doublée d'un tissus ecru. (Détails du bouton-pression mâle).
Bourelet.
Le coté du bavolet, au niveau de la joue, est constitué d'un bourelet.
Bande élastique.
Bande élastique noire.
Passant.
Passant pour la jugulaire.
Marquage.
Le bavolet comporte les tampons habituels. Fabricant, Sceau Fédéral, ...
Marquage.
Ces tampons sont très rapidement effacés et il est rare d'en trouver sur un bavolet qui n'est pas neuf.
Passant.
Le passant est constitué d'une bande de cuir cousue. Il remplace le bouton-pression de la première version.

Le bavolet sous cette dernière forme, est définitif, il ne sera plus modifié. Par contre la pièce en cuir, comportant les boutons femelles, fixée à la coiffe du casque, sera encore une fois modifiée (de manière tout à fait mineure) vers 1962. Faut-il y trouver la raison de la dénomination (officieuse) de la dernière version de ce casque ?

Production et numéros de série :

D'après l'observation des numéros de série sur les exemplaires que nous avons pu avoir en main, nous pouvons proposer qu'environ 10 000 exemplaires de ces casques avec coiffe du type 18 ont été produits (le numéro 10089 est déja équipé de la nouvelle coiffe en usine, il n'est malheureusement pas daté).
Environ 2000 avec une coque du premier type (Mle 54)
Les 8000 autres avec une coque du second type (Mle 56)
Quelques casques parmis les derniers produits ont reçu la jugulaire en Y "précoce" (l'exemplaire détaillé porte le numéro 9669).


Nous remarquons aussi que la numérotation est continue, elle n'est pas affectée par les évolutions, ni du type de coque, ni du type de coiffe.
Le casque présenté, avec la nouvelle coiffe, est daté de 1957 et il porte le numéro 12959. Un autre exemplaire de la même année porte le numéro 19951. Deux exemplaires de 1959 portent les numéros 42177 et 43855. En 1962, au plus tard, le numéro de série n'est plus apposé.

Marquage.
Numéro 1170 Mle 54.
Marquage.
Numéro 1498 Mle 54.
Marquage.
Numéro 7774 Mle 56.
Marquage.
Numéro 8666 Mle 56.
Marquage.
Numéro 9669 Mle 56.
Marquage.
Numéro 12959 - 1957.
Marquage.
Numéro 19951 - 1957.
Marquage.
Numéro 42177 - 1959.
Marquage.
Numéro 43885 - 1959.

Les casques anglais modifiés avec une coiffe de fabrication Suisse 3ème modèle

Il ne semble pas que des coques ex-britanniques aient reçu la coiffe de second type (type 18), nous n'avons trouvé aucun exemplaire. Nous supposons que ces coques ont continué à être modifiées en 1954-1957 avec des coiffes de premier type. Par contre dès 1957, ces coques seront équipées de la nouvelle coiffe (troisième type).

Le casque DR modifié avec une coiffe "Mle 57" :

Cet exemplaire ex-DR, reconnaissable à la présence des 4 trous périphériques, (et à l'absence de trou sommital et latéral) à reçu dès 1957, la première version de la nouvelle coiffe (4 boutons équidistants). Cette coiffe a ensuite été modifiée pour déplacer le bouton conformément à la nouvelle norme.
Il est impossible de dire si cette coque avait au préalable reçu une coiffe suisse de premier type, ou si elle était encore équipée de la coiffe britannique.
La fixation du nouveau cerclage se fait toujours par l'intermédiaire de quatre rivets, mais ceux-ci sont placés diffféremment. La mise en place de cette coiffe nécessite par conséquent le perçage de quatre nouveaux trous et le rebouchage des anciens.
Sur les photos ci-dessous, les rivets de rebouchage sont reconnaissables à leur largeur et leur tête plate, les dix nouveaux rivet (4 pour la coiffe et 6 pour les pontets), sont aussi plats à l'intérieur mais plus petits et bombés à l'extérieur.

Vue avant.
Vue 3/4 avant.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Vue de face.
Vue de face.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Rivets avant - Extérieur.
Rivets avant : à gauche la coiffe, à droite la jugulaire.
Rivets arrière - Extérieur.
Rivets arrière : en bas la jugulaire (2), en haut la coiffe.
Vue du pontet avant.
Vue de la fixation et du pontet avant.
Rivets avant - Intérieur.
Rivets avant - Intérieur.
Rivets arrière - Intérieur.
Rivets arrière - Intérieur.
Vue du pontet arrière.
Vue du pontet arrière.
Ex-DR - Chars 1966.
Casque ex-DR utilisé en 1966 par un équipage de char.
Ex-DR - PolRoute.
Casque ex-DR utilisé par la PolRoute après 1971 (coque verte).
Ex-DR.
Casque ex-DR.
Ex-DR.
Casque ex-DR.
Ex-DR.
Casque ex-DR, peint en noir lisse.
Ex-DR.
Casque ex-DR après 1971.
Ex-DR.
Casque ex-DR après 1971, remarquer les deux trous d'évent rebouchés.

Le casque RAC modifié avec une coiffe "Mle 57" :

Cet exemplaire ex-RAC a reçu la nouvelle coiffe après 1957 (et avant 1963), elle est déja du type modifié mais pas encore du dernier type. Le fait qu'il s'agisse d'une ancienne coque RAC est visible aux trous rebouchés sur le dessus et les deux cotés.
Ce casque présente aussi le rebouchage de quatre trous périfériques, il avait donc déja reçu au préalable une coiffe suisse de premier type.

Vue avant.
Vue 3/4 avant.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Vue de dessous.
Vue de dessous.
Vue de face.
Vue de face.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Rivets avants.
Rivets avants, de gauche à doite : Coiffe, rebouché, jugulaire.
Rivets avants.
Rivets avants, coiffe et rebouché.
Rivets avants.
Rivets avants, vue de l'intérieur.
Rivets pontets.
Rivet du pontet rebouché.
Rivets pontets.
Rivet du pontet rebouché.
Events.
Events.
Rivets arrières.
Rivets arrières.
Rivets arrières.
Rivets arrières.
Events.
Events et tampon amortisseur collé au fond de la coque.

Le casque AT modifié avec une coiffe "Mle 57" :

Ex-AT.
Casque ex-AT après 1971 ayant conservé ces évents.
Ex-AT.
Casque ex-AT après 1971 avec évent rebouchés.
Ex-AT.
Autre exemple de casque AT avec évents rebouchés : Intérieur.
Ex-AT.
Extérieur.
Ex-AT.
Exemple de casque AT modifié.
Ex-AT.
Coiffe de taille 'C'.
Ex-AT.
Remarquer le trou rebouché.

Accessoires et camouflage

Les accessoires utilisés sont identiques aux autres casques utilisés concurremment, à savoir :
    - Une pastille nominative (souris) utilisée pour identifier le soldat.
    - Une bande manœuvre blanche pour identifier l'un des deux camps.
    - Des couvres casques dont vous trouverez le détail dans l'annexe ci-dessous.

    Plus

Les couvre-casques suisses !


Rédacteur : Claude Sorgius (claude1999)
Remerciements
Nous remercions les personnes et institutions suivantes qui nous ont aimablement transmis des informations, des documents et des clichés :
- Jürg Burlet
- Jean-Paul Soulier
- Fondation du matériel historique de l'armée suisse  (Mr. A. Laubacher)
Sources :
- Archives militaires fédérales
- Martin Haudenschild : "Sturzhelm Modell 48. Eine variantenreiche Geschichte"

Nous tenons à remercier tout particulièrement M. Martin Haudenschild, Adjudant sous-officier, chef de l'instruction et de l'infrastructure à l'école des chars de combat de Thoune / Suisse, ainsi que responsable de la collection des chars de l'armée suisse, pour son travail remarquable au sujet des casques Mle 48, qu'il nous a généreusement communiqué et dont nous nous sommes largement inspirés.

© La reproduction des photos et documents provenant de collections privées est strictement interdite.