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Casque Modèle 89

Fiche

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Casque modèle 89 pour l'armée.

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Casque modèle 89 pour les forces de l'ordre.

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Casque modèle 89 anti-émeute, pour les forces de l'ordre (bleu) ou l'armée (vert).

Historique

L'armée yougoslave est équipée d'un casque de conception nationale depuis la fin des années 50, alors qu'elle était dotée de casques de fabrication étrangère jusqu'au lendemain de la seconde guerre mondiale. D'abord équipée de casques Adrian modèle 15 puis 23, la Yougoslavie s'équipa ensuite de casques de fabrication tchécoslovaque Vz 32 puis de casques modèle 933 de fabrication italienne durant la guerre. Libérée de l'occupant par ses propres moyens, la Yougoslavie, devenue une république populaire dès le 31 janvier 1946 gouvernée par Josip Broz Tito, se met à l'écart des blocs Est et Ouest plongeant peu à peu dans la guerre froide. Les quelques 200 000 prisonniers de guerre allemands ayant été faits en Yougoslavie, le matériel récupéré sur eux fournit une bonne base à la nouvelle armée yougoslave. Ainsi des casques modèle 16, 18, 35, 40 et 42 furent transformés par suppression de la visière et nuquière et remis en peinture de couleur gris/vert. Ces casques, qui arboraient l'étoile rouge appliquée sur la partie frontale du casque, constituaient les prémices de la silhouette du futur casque yougoslave modèle 59 (Ne 44).
Bien qu'étant non-aligné et sous régime communiste, la Yougoslavie resta tout de même à l'écoute de ce qui se passait à travers le monde. Malgré cette politique de neutralité et l'ouverture des frontières à tous les étrangers à partir de 1967, Tito vivait dans la crainte permanente d'être envahi, le pays étant enclavé entre l'URSS et le bloc Ouest. Le budget de la défense était colossal et la Yougoslavie constitua une puissante armée très bien équipée.
Le casque modèle 59 fut utilisé jusqu'au milieu des années 80 lorsqu'il fut modernisé en 1985 pour donner naissance au casque modèle 59/85 conservant une forme similaire. Toujours constitué d'une bombe en acier, la Yougoslavie chercha à améliorer ce casque à la fin des années 80 alors que de plus en plus d'armées à travers le monde adoptaient les matières composites dans la fabrication des casques. En effet, les qualités balistiques des matériaux composites sont largement supérieures à celle d'une feuille d'acier, au détriment d'un prix plus élevé.
La conception et la fabrication de ce nouveau casque furent confiées à la société Technique Remontni Zavod (TRZH) installée à Hadzici en Bosnie – Herzégovine et dont le projet fut finalisé en 1989 sous la dénomination officielle de casque modèle 89. La forme de ce nouveau casque resta similaire à ces prédécesseurs conservant ainsi une silhouette nationale dans le cadre de l'engagement de la Yougoslavie en matière de non-alignement en politique étrangère.
Le casque modèle 89 fut ainsi reversé aux différents corps d'armée : armée de terre, armée de l'air et marine et fut décliné en deux autres versions : une première de couleur bleue pour le compte des forces de l'ordre et une seconde pouvant être rencontrée de couleur bleue ou vert kaki munie d'une visière de protection pour les interventions anti-émeute.
L'introduction du casque modèle 89 au sein de l'armée yougoslave semble avoir entrainée l'arrêt de la fabrication des casques modèle 59/85 dont les exemplaires les plus tardifs rencontrés furent produit en 1988. La production du casque modèle 89 fut de courte durée en raison des évènements ayant secoué la Yougoslavie dans les années 90.
En effet, avec la mort du maréchal Tito en 1980 réapparaissent les résurgences nationalistes qui étaient canalisées depuis la fin de la seconde guerre mondiale grâce à un pouvoir dictatorial d'une main de fer dans un gant de velours.
L'arrivée au pouvoir de Slobodan Milošević, prenant fait et cause pour les nationalistes serbes, qui essaieront peu à peu de contrôler l'ensemble des rouages économiques et surtout politiques de la fédération yougoslave, ce qui poussa les autres républiques fédérées à s'émanciper de Belgrade les unes après les autres.
Afin de tenter de sauver l'essentiel, Milošević flattera les sentiments irrédentistes de ses alliées nationalistes qui n'hésiteront pas alors à se lancer dans une série de guerres qui ensanglanteront l'ancienne fédération et qui étaient destinées à récupérer les territoires des républiques sécessionnistes peuplés (majoritairement ou non) de Serbes.
C'est ainsi que le casque modèle 89 et majoritairement des casques modèle 59/85 (ainsi que des modèles 59 encore en service) équipèrent les différents protagonistes de ces séries de conflits ayant ensanglantées les Balkans durant les années 90 jusqu'aux années 2000, avec la disparition de l'armée yougoslave au profit d'armées propres aux pays ayant obtenu leur indépendance.
Majoritairement serbe, l'essentiel du matériel de l'armée d'ex-Yougoslavie équipera la nouvelle armée serbe qui utilisera le casque modèle 89 (et essentiellement des casques modèle 59/85) jusqu'à l'adoption du nouveau casque composite Dragic M97.

Casque modèle 59/85.
Casque modèle 59/85.
Casque modèle 89. Casque modèle 89. Casque modèle 89.
Casque modèle 89. Casque modèle 89. Casque modèle 89.

Constitution

La coque :

La bombe du casque modèle 89 est fabriquée à partir de fibres d'aramide (dérivées du kevlar) tissées et noyées dans de la résine. Sa construction s'effectue par superposition de couche de toiles de fibres d'aramide tissées (de couleur blanche), pour former un tissu d'armure de toile (ou taffetas). Ces couches de toiles d'aramide sont noyées dans une résine balistique thermo-formable puis mises en forme dans un moule sous vide à haute pression.
Bien que les matériaux soient onéreux et malgré l'encombrement du casque en raison de l'épaisseur de ses parois, le casque modèle 89 fut fabriqué en taille unique, contrairement aux casques composites étrangers fabriqués en plusieurs tailles afin de réduire les coûts et l'encombrement.
Une fois la bombe matricée, les excès de fibres d'aramide noyées dans la résine sont ébavurés afin d'obtenir la silhouette du casque. La bordure brute du casque est renforcée d'un épais jonc en caoutchouc jointif à l'arrière, destiné à adoucir la bordure du casque, mais aussi de protéger celle-ci de l'usure.
La surface extérieure du casque n'étant pas très adhérente, on constate très souvent des éclats sur la peinture, laissant apparaître les fibres d'aramide de couleur blanche.
Les casques modèle 89 produits durant l'ère communiste arborent à l'avant une étoile rouge à cinq branches appliquée au pochoir. Par la suite, cet insigne fut remplacé par un insigne autocollant.
Le casque modèle 89 fut décliné en trois versions, chacune d'elle possédant des caractéristiques qui leur sont propres.

Modèle armée.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Jointure jonc.
Jointure jonc.
Détails fibres d'aramide.
Détails fibres d'aramide.
Marquage du fabricant : TRZH.
Marquage du fabricant : TRZH.

Le casque modèle 89 destiné au différents corps d'armée (terre, marine et air) est équipé d'une coiffe composée d'une suspension de type "Riddel" maintenue dans la bombe à l'aide de vis/écrous et plaques de maintien. Pour cela, la circonférence du casque est percée de six trous pour la mise en place de la coiffe. Un trou est pratiqué de chaque côté pour la fixation des passants de jugulaire. Ces casques sont peints, passants de jugulaire montés, de couleur vert kaki très clair mat. Le fabricant appose sa marque à l'aide d'un tampon encreur de couleur bleu représentant une roue dentée contenant les lettres TRZH entrecroisées, pour Technique Remontni Zavod – Hadzici.

Modèle pour les forces de l'ordre.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Marquage : TRZH - 89.
Marquage : TRZH - 89.

Les casques modèle 89 destinés aux forces de l'ordre sont peints de couleur bleu dont la teinte peut varier du bleu clair au bleu très foncé. Ces casques sont démunis de vis de fixation de la coiffe car elle est reprise du casque modèle 59/85 et est montée sur des supports métalliques rivetés dans la paroi de la bombe. Les passants de jugulaire sont eux aussi rivetés dans l'épaisse paroi du casque, donnant ainsi à ce modèle un aspect extérieur parfaitement lisse.
Ces casques présentent, sous réserve de visibilité (tampon bleu sur peinture bleu), un tampon appliqué par le fabricant de forme rectangulaire contenant les lettres TRZH et les deux derniers chiffres de l'année de production.

Modèle anti-émeute.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.

La dernière déclinaison du casque modèle 89 est une version anti-émeute, pouvant être rencontrée de couleur bleu pour le compte des forces de l'ordre ou vert kaki foncé pour l'armée. La bombe de ce modèle comporte deux protubérances formées lors du moulage de la bombe et permettant le montage d'une visière de protection fabriquée en plexiglas. Chaque protubérance comporte un tube métallique taraudé pour le montage de la visière fixée à l'aide d'une longue vis.

Bulle de protection.

Visière de protection en plexiglas.
Visière de protection en plexiglas.
Vis de fixation.
Vis de fixation.
Détail fixation.
Détail fixation.
Visière montée.
Visière montée.

Vue de coté.

La visière est fabriquée dans une plaque en plexiglas de dimension 44 x 20 cm courbée, percée de chaque côté aux extrémités supérieures pour le passage des vis de fixation à large tête circulaire de 3 cm de diamètre. Ces vis sont retenues dans la visière par deux écrous circulaires coniques symétriquement opposés, appliqués de part et d'autre du plexiglas de la visière sur une partie non filetée de la vis. Ceci permet d'empêcher un serrage trop important dans le casque. La largeur supérieure de la visière est bordée d'un jonc en caoutchouc noir faisant office de butée lorsque la visière est rabattue vers l'avant.

Couvre-nuque.

La version anti-émeute du casque modèle 89 comporte quatre boutons pression mâle fixés le long de la paroi interne arrière du casque pour la mise en place d'un couvre-nuque se fixant par bouton pression.

Bouton pression de fixation du couvre-nuque.
Bouton pression de fixation du couvre-nuque.

Les insignes :

En janvier 1990, la ligue communiste yougoslave en tant qu'organisme national est dissoute suite à son 14ème congrès alors que les Serbes et les Slovènes s'engagèrent dans une confrontation publique. Cette dissolution laissait l'armée yougoslave sans soutien idéologique alors que 99% des officiers étaient membres du parti.
La dissolution de la Yougoslavie commença lorsque des gouvernements indépendants et non-communiste se créèrent dans les républiques de Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et Macédoine. En juin 1991, la république socialiste de Slovénie et de Croatie déclarèrent leur indépendance qu'elle obtinrent suite à des conflits armés avec l'armée fédérale de Yougoslavie.
S'en suivit l'indépendance de la Bosnie-Herzégovine et la Macédoine aussi acquises par conflit armé contre l'armée fédérale de Yougoslavie.
Suite à cette évolution géo-politique du pays et ces remaniements, les insignes des casques de l'armée yougoslave évoluèrent dans le temps, commençant par une étoile rouge à cinq branches appliquée au pochoir à l'avant du casque durant l'ère communiste. Cet insigne s'appliquait aussi sur les casques destinés aux forces de l'ordre.
Puis lors de la chute du régime communiste en 1992, l'armée populaire yougoslave ("Jugoslovenska Narodna Armija") est dissoute le 20 mai, l'étoile rouge est supprimé au profit d'un autocollant circulaire comportant les lettres JA pour "Jugoslovenska Armija" contenues dans un cercle aux couleurs de la Yougoslavie appliqué sur deux glaives croisés. C'est l'insigne transitoire utilisé lors du retrait de l'armée fédérale, qui était encore constituée de conscrits bosniaques, serbes et monténégrins.
La grande majorité de l'ex-Yougoslavie étant serbe, l'essentiel du matériel revint à la Serbie renaissante (Serbie-et-Monténégro jusqu'en 2006) qui utilisa les casques yougoslaves munis d'insignes relatifs aux différents corps d'armée de 2003 à 2006 : armée de terre, air et marine.
La police durant l'ère Milosevic arborait un drapeau yougoslave rectangulaire sur bandes dorées croisées.

Etoile rouge, période communiste.
1
Police yougoslave.
2
Jugoslovenska Armija.
3
Fin Jugoslovenska Armija.
4
Serbie : armée de terre.
5
Serbie : marine.
6

Evolution des insignes du casque modèle 89 :

1. "Jugoslovenska Narodna Armija" - 1989-1992.
2. Police yougoslave durant l'ère Milosevic.
3. "Jugoslovenska Armija" (insigne autocollant neuf) - 1992-2003.
4. Disparition "Jugoslovenska Armija" - 2003.
5. Armée de terre Serbie-et-Monténégro - 2003-2006.
6. Marine serbe Serbie-et-Monténégro - 2003-2006 (insigne autocollant neuf).
7. Armée de l'air serbe Serbie-et-Monténégro - 2003-2006 (insigne autocollant neuf).

La coiffe :

Il existe deux types de coiffe pour les casques modèle 89, selon la variante. Les casques modèle 89 destinés à l'armée sont munis de coiffe de type "Riddel" solidaire alors que les casques destinés aux forces de l'ordre et version anti-émeute sont équipés de la coiffe de type "Riddel" extractible, reprise du casque modèle 59/85.

Modèle armée.

Tête de vis.
Tête de vis.
Plaque de maintien.
Plaque de maintien.
Vis/écrou et plaque de fixation.
Vis/écrou et plaque de fixation.
Suspension Riddel.
Suspension "Riddel".
Suspension de type Riddel. Suspension de type Riddel.
Suspension de type "Riddel" recto/verso.
Bande velcro de réglage.
Bande velcro de réglage.

La coiffe du casque modèle 89 est constituée d'une suspension de type "Riddel", très semblable à la coiffe que l'on rencontre sur le casque PASGT américain. La suspension est composée d'une bande de toile en nylon de couleur gris/vert très pâle, mesurant environ 64 cm de long, jointive à l'arrière et constituant le cerclage de la suspension. Quatre bandes de toile forte de couleur gris/vert sont cousues sur le cerclage en toile de nylon. Deux bandes de 12 cm de long sont cousues à l'avant et à l'arrière de la suspension par une seule de leurs extrémités ; l'extrémité libre est repliée sur elle-même puis cousue pour former un fourreau de passage pour le lacet de réglage en profondeur de la coiffe. Les deux autres bandes de toiles constituant la suspension mesurent environ 24 cm de long, pliées en deux, les extrémités de celle-ci sont cousues sur les côtés du cerclage de toile.
Ces bandes sont jointives entre elles par un lacet inséré à deux reprises dans celles-ci. Les extrémités du lacet sont ensuite insérées dans les trous renforcés d'un œillet métallique effectués dans la bande arrière de la suspension. Elles sont fixées à une bande velcro astrakan se collant à la bande velours cousues au dos de cette bande de toile. La tension du lacet de réglage en profondeur de la coiffe s'effectue ainsi par cette bande velcro.
La fixation de la suspension dans la bombe s'effectue à l'aide de six vis à tête bombée et écrous circulaire à tête fendue retenant une plaque de forme triangulaire, plaquant la suspension de coiffe contre la paroi intérieure de la bombe.
Ces pièces métalliques sont peintes indépendamment au casque d'un vert kaki clair très similaire à la teinte de la bombe.

Bandeau de tour de tête rembourré de feutre. Bandeau de tour de tête rembourré de feutre.
Bandeau de tour de tête rembourré de feutre.
Clip de fixation.
Clip de fixation.
Clips de fixation crantés et lisses.
Clips de fixation crantés et lisses.
Boucle de réglage.
Boucle de réglage.

Le maintien sur la tête est assuré par un bandeau de tour de tête d'une longueur d'environ 65 cm, constitué d'une bande de toile sur laquelle est cousue une bande de cuir brun comportant à intervalle régulier des encoches symétriquement opposées et pratiquées sur les longueurs de cette bande de cuir. Ces encoches permettent l'insertion des clips métalliques de fixation du bandeau. Le bandeau de tour de tête est rembourré de cinq bandes de feutre placées entre la bande de cuir et la bande de toile entre chaque interstice destiné aux clips de fixation.
Le bandeau est fixé au cerclage de la suspension grâce à six agrafes métalliques peintes de couleur verte, dont la conception est calquée sur celles que l'on trouve sur le casque PASGT américain.
Fabriquée en taille unique, la coiffe ne comporte aucun marquage du fabricant et peut comporter de petits tampons de contrôle appliqués lors de la fabrication.

Coiffe.
Coiffe.
    Plus

Instruction de réglage du casque M89 !

Modèle force de l'ordre et anti-émeute.

Intérieur modèle pour forces de l'ordre.
Intérieur modèle pour forces de l'ordre.
Intérieur modèle anti-émeute.
Intérieur modèle anti-émeute.
Boucle de fixation de la suspension. Boucle de fixation de la suspension.
Boucles de fixation de la suspension.
Pièces de maintien du cerclage. Pièces de maintien du cerclage.
Pièces de maintien du cerclage de toile.
Bandes de toile constituant la suspension, réuni par un anneau de toile.
Bandes de toile constituant la suspension, réuni par un anneau de toile.
Disposition bandes de la suspension.
Disposition bandes de la suspension.
Suspension montée.
Suspension montée.
Bande de toile supportant le bandeau de tête.
Bande de toile supportant le bandeau de tête.
Détail maintien du cerclage en toile.
Détail maintien du cerclage en toile.
Cerclage en toile montée.
Cerclage en toile montée.

La coiffe des casques des forces de l'ordre et version anti-émeute est reprise du casque modèle 59/85. Elle est constituée d'une suspension composée de bandes en toile et est extractible. La suspension est maintenue dans la bombe à six boucles à double passants pivotant à la base de glissières. Cet ensemble métallique est riveté dans la bombe à l'aide de deux rivets mécaniques positionnés verticalement. Ces rivets ne traversent pas la bombe et sont pris dans l'épaisseur des parois en matière composite, donnant au casque un aspect extérieur lisse contrairement au casque modèle 89 destiné à l'armée.
La suspension de type "Riddel" est composée de trois bandes de toile forte, généralement de couleur gris/vert et plus rarement de couleur blanche pour les casques de couleur bleu destinés aux forces de l'ordre. Ces bandes ont pour dimension 3 x 32 cm, et chacune d'elle est pliée en V et les extrémités fixées aux boucles de réglage de la bombe. Ces bandes sont jointives entre elles au niveau de la pliure à l'aide d'un anneau en toile synthétique, le réglage en profondeur de la suspension s'effectuant par la mise en longueur des bandes de toile au niveau des six boucles de la bombe.
Le cerclage de la suspension est indépendant de celle-ci et se fixe dans la bombe à l'aide de clips métalliques qui s'insèrent dans les glissières surmontant les boucles de maintien de la suspension, retenant une plaque de maintien triangulaire dans laquelle s'insère le support du bandeau de tête. Les pièces métalliques de maintien sont peintes de couleur similaire à la bombe, soit de couleur vert kaki clair pour les casques de l'armée et gris/bleu pour les casques destinés aux forces de police. Le cerclage est constitué d'une longue bande de toile de nylon, généralement de couleur gris/vert très pâle de dimension 3 x 72 cm. Une de ses extrémités est terminée d'une boucle à double passant pour le réglage de la circonférence. Cette boucle peut être peinte de couleur bleu ou verte en fonction de la destination du casque. Toutefois, on peut noter un panachage de couleurs dans les casques de couleur bleu, où l'on peut trouver des pièces métalliques de coiffe bleu et vert.

Bandeau de tête, détails des bandes de feutre de rembourrage.
Bandeau de tête, détails des bandes de feutre de rembourrage.
Boucle de réglage.
Boucle de réglage.
Clips de fixation.
Clips de fixation.
Clip inséré dans le bandeau.
Clip inséré dans le bandeau.

Le maintien sur la tête est assuré par un bandeau de tête composé d'une bande épaisse en toile de coton de couleur gris/vert mesurant 3 x 66 cm, sur laquelle est cousue une bande de cuir de dimension 4 x 49 cm. Cette bande de cuir comporte six encoches pratiquées à intervalle régulier pour le passage des six agrafes de fixation du bandeau, pouvant être peinte de couleur verte ou bleue. Les deux agrafes placés à l'avant du bandeau sont munies d'ergots empêchant le bandeau de tête de se déplacer sur le cerclage et toile, les quatre autres agrafes étant lisses pour faciliter le réglage du bandeau en circonférence.
A noter que le bandeau de tête est rembourré par cinq morceau rectangulaire en feutre placé entre la bande de cuir et la bande de toile entre chaque interstice destiné aux clips de fixation.
Fabriqué en taille unique, la coiffe ne comporte aucun marquage du fabricant et peut comporter de petits tampons de contrôle appliqués lors de la fabrication.

Coiffe verte, éléments métalliques bleus.
Coiffe verte, éléments métalliques bleus.
Coiffe blanche, éléments métalliques verts.
Coiffe blanche, éléments métalliques verts.
Coiffe verte, éléments métalliques verts.
Coiffe verte, éléments métalliques verts.

La jugulaire :

La jugulaire est composée d'une bande de toile forte en coton de couleur beige/vert très clair, d'une longueur d'environ 72 centimètre pour 2 centimètre de large. Identique à celle du casque modèle 59/85, la jugulaire du modèle 89 possède deux boucles à clapet de réglage. Chacune des extrémités comporte une boucle à clapet, maintenue à leur base par couture de la jugulaire pliée sur les côtés de la boucle. La jugulaire est au préalable insérée dans les deux passants de jugulaire de part et d'autre du casque. Les boucles à clapet métallique sont peintes de couleur identique à la bombe, soit vert kaki clair pour les casques de l'armée et gris/bleu pour les casques des forces de police.

Modèle armée.

Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.
Boucle à clapet de réglage.
Boucle à clapet de réglage.

Les casques modèle 89 destinés à l'armée sont dotés de passants de jugulaire visés de part et d'autre de la bombe. Le passant de jugulaire est constitué d'une pièce rectangulaire dont une de ses largeurs est repliée sur elle-même pour emprisonner un anneau rectangulaire, pouvant pivoter dans la charnière ainsi formée.
La plaque d'acier, dont les angles de la largeur plate sont découpées, est percée afin d'être vissée dans la bombe à l'aide d'une vis et d'un écrou circulaire fendu. A noter que les passants de jugulaire sont peints simultanément à la bombe après montage.

Modèle force de l'ordre.

Les casques modèle 89 destinés aux forces de l'ordre, exclusivement peints en bleu, sont équipés de passants de jugulaire identique à ceux utilisés dans les casques modèle 59 et 59/85. Ils sont composés d'un anneau métallique rectangulaire, pivotant sur une plaque métallique en forme de T, repliée sur la base de l'anneau, jouant ainsi le rôle de charnière. Cette charnière est ensuite rivetée dans la bombe à l'aide de trois petits rivets mécaniques pris dans l'épaisseur de la bombe.

Passant de jugulaire riveté.
Passant de jugulaire riveté.
Boucle à clapet de réglage.
Boucle à clapet de réglage.

Modèle anti-émeute.

Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.

Le casque modèle 89 en version anti-émeute est équipé de passant de jugulaire identique à ceux équipant les casques destinés à l'armée. Seul son mode de fixation diffère et est riveté dans la bombe à l'aide d'un large rivet à tête plate.

Le camouflage additionnel :

Couvre-casque armée.

Couvre-casque MD87.
Couvre-casque MD87.
Couvre-casque MD89 avec étoile rouge.
Couvre-casque MD89 avec étoile rouge.
Couvre-casque MD89.
Couvre-casque MD89.
Vue de côté.
Vue de côté.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Maintien par lacets.
Maintien par lacets.

A la fin des années 80, l'armée yougoslave souhaita changer ses uniformes vert kaki, dont la couleur n'avait pas changé depuis plus de cinquante ans. Des recherches furent alors menées afin de doter l'armée populaire yougoslave d'un schéma de camouflage propre. Cette étude aboutit vers un camouflage à dominante verte, composé de taches noires, marron-chocolat, vert/gris et vert sur fond vert pâle.
Une première série d'effets camouflés fut alors réalisée et un couvre-casque fut conçu afin d'harmoniser les casques modèle 89 avec le reste de l'uniforme. Cette première série d'effets camouflés se caractérise par des taches plus petites que le futur camouflage MD89 adopté par l'armée yougoslave.
Ce couvre-casque est fabriqué à partir de deux morceaux de toile, dont la surface présente des incisions renforcées par couture pour l'ajout de branchages. Le maintien se fait avec quatre paires de petits lacets long de 18 cm pour être noués à la suspension de la coiffe.
Le schéma de camouflage est finalisé en 1989 et est désigné officiellement comme camouflage MD89. Il se caractérise par des taches plus grosses que celles de la première série d'uniformes produite un peu plus tôt.
Le couvre-casque reste identique, hormis les lacets de fixation qui sont raccourcis à 9 cm.

Vue à plat.
Vue à plat.

Les premiers couvre-casques produits arboraient une étoile rouge à cinq branches brodée, jusqu'à la disparition du régime communiste en 1990, soit seulement durant une année de production.
Les couvre-casques MD89 furent fabriqués en toile classique ou en toile "ripstop" pour les exemplaires plus tardifs et possède, pour la grande majorité, une étiquette cousue par le fabricant au niveau des coutures d'assemblage. Cette étiquette indique l'année de fabrication et la raison sociale de l'entreprise. Quelques fois, cette étiquette est remplacée par un tampon encreur appliqué au revers du couvre-casque.

Couvre-casque pour les forces de l'ordre.

Couvre-casque pour les forces de l'ordre.
Couvre-casque pour les forces de l'ordre.
Détails fixation.
Détails fixation.
Couvre-casque à plat.
Couvre-casque à plat.
Etiquette du fabricant.
Etiquette du fabricant.

Afin d'uniformiser les casques modèle 89 destiné aux forces de police avec le nouvel uniforme des bataillons spéciaux arborant le camouflage "blue tigerstrip", un couvre-casque fut créé pour ces troupes de police. Ce schéma de camouflage est composé de taches ressemblant à des coups de pinceau, appliqué horizontalement de couleur gris/bleu et bleu marine sous fond bleu foncé.
La conception de ce couvre-casque est très proche du couvre-casque MD89, toutefois il comporte quelques différences notables comme l'absence de fente pour la pose de camouflage supplémentaire, et possède huit paires de lacets bleus contre 4 paires de lacets verts pour le couvre-casque MD89 et enfin il est muni d'un rebord élastique à l'avant pour mieux assurer son maintien sur le casque. Tout comme le couvre-casque MD89, le couvre-casque des forces de police comporte une étiquette cousue à plat sur la bordure avant du couvre-casque, indiquant la raison sociale du fabricant et la date de production.