Italie

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Casque Modèle 16

Fiche

  • Dénomination : "Elmetto Metallico Leggero" (Modelo Lippmann) - Modèle 16.
  • Destiné à une utilisation générale.
  • Coiffe en toile cirée puis cuir identique à celle de l'Adrian Mle 15, fixée par 4 agrafes-crampons soudées à la bombe.
  • Jugulaire en cuir, réglable à l'aide d'une boucle coulissante.
  • Insigne : peint, gravé et attribut métallique.
  • Fabriqué à partir de 1916.
  • Distribué à partir de 1916.
  • Pays d'origine : France/Italie.
  • Période d'utilisation : de 1916 aux années 40.
  • Matériau : acier.
  • Poids : 700 g.
  • Taille : 3 tailles de coque, 9 tailles de coiffe.
  • Couleur : gris/vert foncé puis gris/vert clair.
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Casque modèle 16 ("Modelo Lippmann") des premières fabrications.

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Casque modèle 16 produit dans les années 20.

Historique

Lorsque la première guerre mondiale éclate en 1914, l'Italie reste neutre face au conflit alors qu'elle était alliée à la triplice (Allemagne, Autriche-Hongrie) depuis le 6 mai 1891.
Dans les années qui précèdent la guerre, le Royaume d'Italie intensifie ses rapports avec la France et le Royaume-Uni, bien qu'il soit membre de la Triple Alliance, un traité défensif qui le lie à l'Allemagne et à l'Autriche-Hongrie. Rome est en effet conscient de ne pouvoir obtenir le soutien de l'Autriche pour l'expansion de son territoire vers le Trentin-Haut-Adige, Trieste, Istrie et la Dalmatie, les terres irrédentes.
Peu de jours avant la déclaration de guerre de l'Allemagne, le 3 août 1914, le gouvernement conservateur d'Antonio Salandra déclare que l'Italie ne prendra pas part au conflit, puisque le caractère défensif de la Triple Alliance ne l'y oblige pas.
Le 26 avril 1915, au terme d'une longue négociation, le ministre des Affaires étrangères Sidney Sonnino signe le pacte de Londres (sans l'approbation du parlement) avec la Triple-Entente (France, Royaume-Uni, Russie). Celui-ci promet à l'Italie, en cas de victoire, Trente et le territoire jusqu'au Brennero, les villes de Gorizia, Trieste et Gradisca d'Isonzo, l'Istrie (à l'exclusion de Fiume) jusqu'à la baie de Kvarner et une partie de la Dalmatie.
Le 3 mai, l'Italie se désengage de la Triple alliance et le 23 mai 1915 l'Italie entre en guerre aux côtés de la Triple-Entente, et c'est au cours de la nuit du 24 mai que les troupes italiennes franchissent la frontière qui les sépare de l'empire austro-hongrois.
Cependant l'armée est mal équipée, et son matériel est usé suite au conflit italo-turc de 1911-1912 et la guérilla avec les rebelles en Lybie.
Rapidement, comme sur l'ensemble des différents fronts, les positions italiennes s'enlisent dans une interminable guerre de tranchées protégées par d'épais réseaux de barbelés. Ces obstacles, gênant le déplacement des troupes, entraînent la formation de petits groupes francs dont la mission est de se glisser entre les lignes adverses afin de détruire les réseaux de barbelés. Décidé par le Comando Supremo, ces groupes sont entraînés et dotés d'un imposant équipement de protection. Cet équipement comprend un casque d'acier de forme ovale, muni d'une large plaque frontale de renfort et une cuirasse d'acier. Ces artifices de protection sont fabriqués à Milan par l'ingénieur M. Farina qui dirige une petite usine domiciliée au 10, rue Ruffini. Parallèlement, l'usine Farina fabriqua un casque similaire dénommé casque de tranchée pour le reste des troupes, même s'il semble peu envisageable d'équiper toute une armée d'un tel casque.
Un premier rapport officiel sur la nécessité pour l'Italie de s'équiper d'un casque de combat métallique apparaît dans le journal officiel de l'armée, un article du numéro publié le 16 décembre 1915, où un bref commentaire est publié sur la manière dont la France avait fait face au problème de la protection crânienne du combattant sur le front.
Très inconfortables et d'une efficacité limitée, les casques Farina ne sont pas appréciés par la troupe et les reproches formulés à son encontre décident le Comando Supremo de passer une importante commande de casques Adrian auprès de la France afin de palier l'urgence de la situation. D'autant plus que l'explosion d'obus dans les régions rocheuses, constituant la majeure partie des fronts sur lesquels les soldats italiens sont engagés, augmente de manière significative les projectiles mortels.
A l'automne 1915, dans l'urgence, l'Italie se rapproche de la France pour l'importation de casques Adrian modèle 15 pour équiper son armée. On avance le chiffre de 500 000 unités, identiques aux casques employés par les poilus sur le front français (couleur bleu horizon avec la grenade infanterie comportant la mention R.F pour République Française), et dont l'expédition débute en octobre 1915 et arrive entre le 24 et 27 novembre à Modane pour transiter le long du Fregus jusqu'à Turin où les casques sont distribués à différentes unités. Au début du mois de janvier 1916, ces livraisons sont complétées d'un lot de 328 700 casques. Les fabrications suivantes, dont la bombe n'est pas munie de fentes pour la fixation d'un attribut, furent fabriquées spécialement pour l'Italie et sont dans un premier temps peintes en gris-bleu puis par la suite en gris-vert afin d'être assorties à l'uniforme italien.
A la fin de l'année 1916, 1 800 000 unités sont commandées et 1 600 000 exemplaires sont déjà livrés.
Les casques modèle 15 italien, démunis d'insigne frontal métallique, sont rapidement munis d'un insigne frontal appliqué au pochoir, bien qu'il n'existe pas d'instruction officielle réglementant la disposition d'insignes sur les casques. Par exemple, dans l'infanterie, on peint en noir le numéro du régiment surmonté de la couronne royale.
Parallèlement à l'achat de casques Adrian auprès de la France, l'Italie débute une étude pour la fabrication de son propre modèle afin d'obtenir son indépendance vis-à-vis des importations de matériels militaires nécessaires à l'effort de guerre et à but économique. En effet, malgré les attentes les plus optimistes, la guerre était devenue non seulement longue mais très coûteuse. Devenue une guerre d'usure, ce conflit est avant tout un affrontement des matériaux nécessitant une production industrielle continue et ininterrompue, en particulier de l'acier : Le pays crée, l'armée détruit et use les hommes et les matériaux.
En dehors d'un but chauviniste, la motivation principale de ce choix réside dans la nécessité de créer un casque dont le système d'assemblage est plus pratique et plus économique, avec l'espoir d'obtenir une plus grande solidité, alors que le modèle français composé de quatre pièces est susceptible de se désintégrer.
Pour réduire ce risque, l'étude favorise un modèle plus compact formé d'une seule pièce. L'administration militaire signe avec la compagnie Moneta un contrat pour la fabrication d'un casque de type français embouti d'une seule pièce pour une production souhaitée de 2 550 000 unités établie par plusieurs contrats étalés du 28 mai 1916 au 24 octobre 1918, dont le dernier sera annulé à la fin de la guerre.

Casque Adrian modèle 15 de fabrication française.
Casque Adrian modèle 15 de fabrication française.

Pour palier des retards de production, le 23 février 1918, l'administration militaire se rapproche de la société anonyme Smalteria Italiana de Milan pour la fabrication de 250 000 casques.
La fabrication de ce nouveau casque est confiée aux usines de la compagnie Moneta qui attribue une partie de la production à la fabrique d'armes de Brescia. Le coût de production de ce nouveau modèle aurait augmenté durant le conflit passant d'un coût unitaire de 4,10 lires à 6,20 lires en 1918.
Fait notable dans le processus de fabrication de ce casque : le personnel civil effectuant le travail de confection dans les usines était soumis à la juridiction militaire, exempte de droits syndicaux, grève et licenciement. Ces usines, considérées comme d'intérêt national, avaient priorité sur l'acquisition des matières premières, qui tout au long de la guerre devinrent de moins en moins disponibles et de plus en plus chères. Le général Alfredo Dallolio, deus ex machina de la production militaire nationale, a voulu créer une armée industrielle, au sein du système complexe de l'effort global de mobilisation du pays.
Désigné officiellement comme "Elmetto Metallico Leggero" (sans doute contrairement au modèle lourd Farina) à l'occasion de la circulaire N° 4542 du Commandement suprême paru le 24 Avril 1916, ce nouveau casque est classifié en tant que modèle 15 "Lippman", bien qu'il ait été fabriqué et distribué en 1916 (sans doute en rapport au modèle 15 français sur lequel il est calqué). Ce casque est nommé modèle 16 dans le milieu des collectionneurs afin de différencier les deux modèles.
La production totale de casque modèle 16 fut estimée à environ 2 800 000 unités, pour environ 4 millions de mobilisés sur le front, le reste des soldats étant essentiellement coiffé du casque Adrian de fabrication française.
Après l'armistice du 11 novembre 1918, les deux principaux modèles de casques en usage dans l'armée sont conservés et seront utilisés jusque dans les années 30. Suite à l'adoption du nouveau casque modèle 933 à partir de 1933, les casques Adrian sont progressivement remplacés, puis reversés à des organisations auxiliaires. Au déclenchement de la seconde guerre mondiale, beaucoup d'Adrian sont encore en dotation au sein de l'armée, principalement dans les troupes de seconde zone.
Le casque modèle 16 sera notamment utilisé durant la guerre civile espagnole auprès des troupes nationalistes dans le cadre de l'aide militaire accordée aux troupes franquistes.

Casque modèle 36. Casque modèle 36. Casque modèle 36. Casque modèle 36.
Casque modèle 36.

Constitution

La coque :

Fabrication précoce.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Orifices pour attribut effectués manuellement.
Orifices pour attribut effectués manuellement.
Pointe cimier avant.
Pointe cimier avant.
Pointe cimier arrière.
Pointe cimier arrière.
Echancrure cimier.
Echancrure cimier.
Orifice d'aération.
Orifice d'aération.
Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Bordure pliée à l'extérieur.
Bordure pliée à l'extérieur.
Pointe cimier avant.
Pointe cimier avant.
Pointe cimier arrière.
Pointe cimier arrière.
Fente d'aération.
Fente d'aération.

La forme du casque modèle 16 est reprise du casque Adrian modèle 15 importé de France, dont la fabrication est désormais simplifiée.
Le casque modèle 16 italien est embouti d'une seule pièce à partir d'une plaque d'acier d'une épaisseur de 7/10 mm avec une tolérance de 0,5 mm ±. Cette plaque ne présente aucune arrête, ni coude, ni fente ayant une résistance minimale de 40-45 kg/mm² et un allongement minimal de 18-20%. L'acier utilisé doit être désoxydé puis recuit après désoxydation et est formé à l'aide d'un four de type Siemens Martin.
La bombe est fabriquée en trois tailles, pouvant chacune recevoir 3 tailles de coiffe dont l'espace avec les parois de la bombe est muni de bandes d'aération ondulées, fabriquées en aluminium et dont l'épaisseur est dépendante de la taille de coiffe installée.
La bombe formée par emboutissage présente une profondeur d'environ 105 mm pour une périphérie d'ouverture d'environ 60 cm (variant en fonction de la taille de la bombe) pour une longueur de 201 mm et une largeur de 181 mm.
Une visière de plan horizontal couvre la périphérie de la bombe d'un angle de 22° et forme un couvre-nuque à l'arrière d'un angle de 45°. La visière est coupée après emboutissage de la bombe de forme ogivale à environ 5 cm de l'axe longitudinal et la bordure brute de la bombe est adoucie par pliage de 3 mm de l'acier vers l'extérieur.
Une fente d'aération est pratiquée au fond de la bombe, d'une dimension d'environ 50 x 10 mm, soit par emboutissage, soit par découpe à l'aide d'un foret à métaux par déplacement longitudinal.
Cette fente est recouverte d'un cimier métallique fixé aux extrémités par plusieurs points de soudure électrique. Les parties latérales du cimier présentent un intervalle suffisant pour assurer une ventilation du casque à travers la fente.
Des agrafes crampon en tôle de 7/10èmes d'épaisseur de dimension 70 x 5 mm sont soudées aux quatre points cardinaux du casque à 20 mm de la bordure de la coque. Les agrafes latérales comprennent les passants destinés à retenir la jugulaire. Ces agrafes sont destinées à retenir les bandes d'aération en aluminium de 2/10 mm d'épaisseur et la coiffe par son bandeau en drap de laine.
Après mise en forme de la bombe, le casque est désoxydé puis est peint de couleur gris-bleu ou gris-vert avec une peinture grasse. La peinture est séchée au four entre 125 et 140°C pendant une durée minimale de deux heures. La peinture ne doit pas s'écailler par pression, ni se ramollir au contact d'eau chaude à 75°C.
La peinture évoluera au fur et à mesure de la production pour éviter les reflets du soleil trop important sur les casques de couleur claire et à finition satinée du début de production. La couleur deviendra de plus en plus foncée et le processus d'application de la peinture changera pour obtenir une finition mate.

Fabrication des années 20.

Vue avant.
Vue avant.
Vue de coté.
Vue de coté.
Vue arrière.
Vue arrière.
Vue de dessus.
Vue de dessus.
Bordure pliée à l'extérieur.
Bordure pliée à l'extérieur.
Pointe cimier avant.
Pointe cimier avant.
Pointe cimier arrière.
Pointe cimier arrière.

A partir de 1921, dans l'optique d'uniformisation des équipements de l'armée italienne, les casques en usage et nouvellement fabriqués sont respectivement repeints et peints de couleur gris vert ("grigioverde") appliquée de manière satinée. Cette nouvelle peinture est constituée des ingrédients suivant pour une quantité d'un kilogramme :
    - 430 g d'oxyde de zinc (couleur verte)
    - 50 g de bleu
    - 30 g de jaune chrome
    - 15 g de noir fumé
    - 15 g de plomb
    - 380 g d'huile de lin cuite
    - 60 g d'essence de térébenthine
Appliquée au pinceau pour le reconditionnement des casques déjà distribués, la remise en couleur étant effectuée dans des conditions variables peut varier d'un casque à l'autre, d'autant plus que le grammage des ingrédients peut aussi varier.
La couleur des casques nouvellement produits sera plus constante étant réalisée en usine.


Une autre différence notable est le système de maintien des cimiers qui change au profit de rivets mécaniques à tête plate. Rencontrés au nombre de deux ou trois à chaque extrémité du cimier, on ignore s'il s'agit de réparation sur les casques existants ou de nouvelles fabrications. Toutefois l'observation d'exemplaires équipés d'un cimier à la fois soudé et riveté, accrédite l'hypothèse de réparations.

Les marquages :

Marquage. Marquage. Marquage. Marquage.
Exemples de marquages rencontrés.

A l'instar des casques Adrian modèle 15 de fabrication française, les casques modèle 16 peuvent présenter des marquages appliqués lors de la fabrication. Sous réserve que ces marquages ne se soient pas estompés avec le temps, ou tout simplement repeints lors d'un reconditionnement intégral de la bombe, on peut observer une indication de la taille de la bombe A, B ou C accompagnée d'un numéro indiquant la taille de la coiffe à appliquer dans celle-ci :
    - Bombe A = 54, 55, 56 ;
    - Bombe B = 57, 58, 59 ;
    - Bombe C = 60, 61.
On observe aussi la présence d'un tampon de forme circulaire contenant la couronne royale ainsi que les initiales du fabricant/ récepteur du casque.

Les insignes :

128ème régiment d'infanterie.
128ème régiment d'infanterie.
231ème régiment d'infanterie.
231ème régiment d'infanterie.

Initialement le casque modèle 16 italien est fabriqué sans marque d'appartenance à un corps d'armée ou encore d'unité contrairement au modèle 15 français. Le casque Adrian Mle 15 est dès le départ fabriqué avec deux fentes frontales destinées à recevoir un attribut métallique identifiant le corps dans lequel est assigné le casque. Durant la guerre, afin d'éviter de réduire la solidité du casque par perçage de fentes de maintien, les insignes de corps d'armée ne sont pas prévus.
Très vite, à des fins d'identification des grandes unités de l'armée italienne (cavalerie, infanterie, artillerie, bersaglieri... etc.), des marques d'appartenance font leur apparition sur la partie frontale des casques. Dans un premier temps, ces marques sont reprises des insignes régimentaires appliqués sur les uniformes. On note même des exemples d'utilisation de ces mêmes insignes en tissu directement collés sur la partie frontale du casque.
Très rapidement, les marques d'identification d'unités sont harmonisées, appliquées à la peinture à l'aide de pochoir. Généralement peints de couleur noir, exceptionnellement de couleur blanche, ces marquages comportent le numéro du régiment surmonté d'une couronne royale pour l'infanterie par exemple.
La circulaire N° 12720 du Commandement suprême édité le 15 Juillet 1916 déclare que les coiffures métalliques devraient être marquées avec des symboles semblables à ceux portés sur les chapeaux de feutre généralement utilisés avant l'adoption de casques modernes en acier. Ces insignes devaient être appliqués avec de la peinture noire.
On note occasionnellement des exemples d'insignes frontaux gravés directement sur la peinture du casque.

A l'instar du modèle français, une série de couvre-casque fut produit à moindre échelle, sans doute retiré pour des raisons similaires à l'armée française afin d'éviter le risque d'infection en cas de blessure. Ces couvre-casques furent eux aussi muni d'un insigne en partie frontale.

Insignes modèle 25.

Transport militaire.
Transport militaire.
Compagnie sanitaire.
Compagnie sanitaire.
Génie corps d'armée.
Génie corps d'armée.
Artillerie de campagne.
Artillerie de campagne.

Après l'armistice de 1918, les deux modèles de casque Adrian sont conservés par l'armée : Les attributs appliqués sur les casques ne sont pas uniformes, s'inspirant de traditions nées dans les tranchées.
L'uniformisation des insignes préoccupe l'état-major qui édite une note à sujet le 27 octobre 1920 dans la circulaire N° 614 pour reprendre en partie frontale des casques l'insigne métallique des chapeaux de feutre en usage au sein de l'armée italienne, à l'exception des carabiniers royaux. Cette note stipule que l'insigne métallique pour casque doit comporter le numéro du régiment ou une croix, doit être fabriqué en métal doré ou blanc et doit être distinctif pour chaque arme ou corps d'armée.
Une circulaire éditée en 1921 précise un cahier des charges très précis afin que les insignes soient fabriqués en feuille de laiton brossée ou argentée d'une épaisseur de 4/10ème d'épaisseur, muni d'une agrafe double de fixation, distante de 35 mm l'une de l'autre, à l'instar des attributs français.
Ce cahier des charges est modifié partiellement en 1923 puis en 1925 suite à l'adoption de nouveaux attributs. L'insigne était appliqué au casque après que deux trous, disposés verticalement et espacés de 35 mm, étaient percés.

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Les insignes métalliques modèle 25 !

Artillerie de montagne.
Artillerie de montagne.

Insignes modèle 28.

Insigne métallique modèle 28. Insigne métallique modèle 28. Insigne métallique modèle 28. Insigne métallique modèle 28. Insigne métallique modèle 28. Insigne métallique modèle 28. Insigne métallique modèle 28.
Exemples d'insignes métalliques modèle 28.

En 1928, ces insignes furent simplifiés pour être désormais estampés sur une bande métallique de forme pentagonale à sommet pointu de dimension approximative de 40 x 80 mm. Fabriqués en feuille de laiton embouti, de couleur brossé dorée, argentée ou encore bronzé en noir, ces insignes reprennent les dessins des insignes modèles 25.

Insignes modèle 34.

Cavalerie légère.
Cavalerie légère.
10ème régiment d'infanterie.
10ème régiment d'infanterie.
Ecole d'infanterie.
Ecole d'infanterie.
Unité du génie.
Unité du génie.

L'adoption du casque modèle 933 en 1933, et adopté par l'ensemble de l'armée, abandonne l'utilisation d'insignes métalliques exclusivement réservés aux casques Adrian.
La circulaire N°175 du 1er mars 1934 spécifie l'utilisation d'emblèmes peints au pochoir. Ces insignes, repris du casque modèle 933, seront eux aussi utilisés sur les casques Adrian durant les années 1930-40.

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Les insignes peints modèle 34 !

La coiffe :

Intérieur de la bombe muni de quatre agrafes crampon.
Intérieur de la bombe muni de quatre agrafes crampon.
Agrafe crampon latérale avec passant de jugulaire.
Agrafe crampon latérale avec passant de jugulaire.
Agrafe double avant ou arrière.
Agrafe double avant ou arrière.
Détails maintien de la coiffe.
Détails maintien de la coiffe.
Maintien arrière.
Maintien arrière.
Intérieur de la bombe.
Intérieur de la bombe.
Agrafe double de fixation, et lame d'aération.
Agrafe double de fixation, et lame d'aération.
Lame ondulée d'aération en aluminium.
Lame ondulée d'aération en aluminium.

Lame ondulée plus fine.
Lame ondulée plus fine.
Agrafe double avant ou arrière.
Agrafe double avant ou arrière.
Agrafe latérale avec passant de jugulaire.
Agrafe latérale avec passant de jugulaire.
Détail mise en place lame ondulée.
Détail mise en place lame ondulée.

La coiffe est maintenue aux agrafes crampon en tôle de 7/10èmes d'épaisseur de dimension 70 x 5 mm soudées aux quatre points cardinaux de l'intérieur du casque à 20 mm de la bordure de la bombe. Les agrafes latérales comprennent les passants destinés à retenir la jugulaire. Ces agrafes sont destinées à retenir les bandes d'aération en aluminium de 2/10 mm d'épaisseur et la coiffe par son bandeau en drap de laine. L'épaisseur des bandes ondulées d'aération varie en fonction de la taille de la bombe et la taille de la coiffe.

Coiffe en toile cirée.

Coiffe en toile cirée, vue à plat - envers.
Coiffe en toile cirée, vue à plat - envers.

Coiffe en toile cirée, vue à plat - revers.
Coiffe en toile cirée, vue à plat - revers.
Autre type de coiffe en toile cirée.
Autre type de coiffe en toile cirée.
Détail assemblage.
Détail assemblage.
Revers.
Revers.
Coiffe en toile cirée.
Coiffe en toile cirée.
Autre coiffe en toile cirée.
Autre coiffe en toile cirée.
Autre coiffe en toile cirée.
Autre coiffe en toile cirée.

La coiffe est reprise de celle du second type appliquée dans les casques modèle 15 de fabrication française. Durant la période de production s'étalant de 1916 à 1918, face à la pénurie de matière première, la coiffe était fabriquée en toile cirée, montée sur un bandeau en drap de laine, généralement de couleur écru ou kaki.
Elle est composée d'un bandeau de toile cirée sur lequel sont cousues six dents découpées séparément afin de minimiser les chutes. La toile cirée utilisée peut être de couleur différente sur une même coiffe, fonction des approvisionnements, on rencontre des panachages : bandeau d'une couleur et dents d'une autre. La couleur varie du noir au blanc cassé.
Le bandeau est cousu sur un turban de drap de récupération, sur lequel viennent se fixer les agrafes-crampons de la bombe. L'ensemble est cousu sur un turban constitué d'une double épaisseur de drap de laine, assemblé en elles par trois lignes de couture parallèles parcourant la circonférence de la coiffe.
Les six pattes de coiffe, terminées d'un trou renforcé d'un œillet métallique, sont jointes ensemble à l'aide d'un lacet, permettant le réglage en profondeur de la coiffe.
Les coiffes existent en neuf tailles allant du 54 au 62. Chaque taille de bombe est prévue pour trois tailles de coiffe. Bombe A = 54, 55, 56 ; bombe B = 57, 58, 59 ; et bombe C = 60, 61, 62 ; l'adaptation se faisant par la garniture d'aération décrite plus haut.

Coiffe en cuir.

Coiffe en cuir.
Coiffe en cuir.
Autre exemple.
Autre exemple.

Au lendemain de la guerre, les coiffes furent fabriquées en cuir de couleur fauve, montée sur un bandeau en drap de laine de couleur gris/vert, identique à celui utilisé pour la confection des uniformes italiens.


Aussi, on note l'utilisation de coiffe en cuir de casques modèle 933 utilisée dans les casques modèle 16 durant les années 30-40. La coiffe du modèle 933, fabriquée en cuir scindé en huit pattes jointives à l'aide d'un lacet, était maintenue dans la bombe par son bandeau de feutre ancré aux quatre agrafes crampons.

La jugulaire :

Passant de jugulaire.
Passant de jugulaire.
Boucle coulissante.
Boucle coulissante.
Rivet creux sur une jugulaire de couleur grigioverde.
Rivet creux sur une jugulaire de couleur "grigioverde".
Boucle coulissante.
Boucle coulissante.

La jugulaire est reprise de celle du casque Adrian modèle 15 de fabrication française. Elle est constituée d'une sangle de cuir de couleur marron de 52 cm de long pour 13 mm de large. Une de ses extrémités enchape une boucle carrée à échelle, à l'aide d'un rivet mécanique ou d'un rivet creux éclaté en étoile.
Elle est maintenue aux deux passants de jugulaire soudés aux parois internes latérales du casque. Ils sont constitués à la base des deux agrafes latérales, se prolongeant par une enchapure enfermant un dé métallique rectangulaire de dimension 10 x 20 mm.
L'autre côté de la jugulaire coulisse librement dans un des dés du casque puis dans la boucle de réglage coulissante et enfin se fixe sur le deuxième dé grâce à un rivet mécanique ou creux éclaté. La teinte du cuir est de couleur marron jusqu'en 1921, date à partir de laquelle le cuir est tanné de couleur gris-vert ("grigioverde") comme l'ensemble des équipements en cuir de l'armée italienne.